
Bienvenue dans Abyssus ! Dans un univers rétro et sous-marin, c’est dans la peau d’un scaphandrier que nous descendons dans les abysses. Notre but est de descendre toujours plus bas à chaque run, de nous améliorer et de recommencer. Un rogue-like dans une ambiance atypique rappelant BioShock.
Ce test a été réalisé sur une version PC (Windows et Linux) fournie par l’Éditeur.
Bienvenue dans les abysses
Premier pas dans le jeu, première descente dans les abysses. On arrive directement dans le vif du sujet au travers d’un petit tutoriel. On parcourt nos premières salles. Pas vraiment de surprise sur le fonctionnement : on avance, on tue tous les monstres et on passe à la salle suivante. On retrouve ce fonctionnement dans des jeux comme Gunfire Reborn par exemple. Le gameplay de base est lui aussi assez simple. On se déplace, on tire, on dash, et on avance.

Certaines salles d’Abyssus ont des objectifs un peu différents, comme détruire des cristaux ou encore battre un mini-boss, chaque étage se terminant par un boss. Une fois le dernier étage fini, on remonte à la surface. Chaque victoire ouvre un peu plus la voie. Il faut alors recommencer pour s’enfoncer plus loin. Petit point assez frustrant et un peu brouillon : le jeu nous oblige à recommencer de zéro et à refaire le même étage avant de passer au suivant, comme une sorte de deuxième validation.
Armes et capacités
Abyssus propose tout un ensemble d’actions pour arriver à parcourir les salles. Tout d’abord, notre arme. Cette dernière a deux modes de tir. Le mode principal est un tir classique dépendant de l’arme. Notre première arme est une mitraillette. Cette dernière ressemble à une sorte de gatling gun miniature. Très vite, elle est rejointe par un fusil à pompe et un revolver. Chaque arme possède des capacités et un style bien spécifiques, pour au final un total de 9 armes à découvrir.


Chaque arme possède trois modes de tir principaux et trois modes de tir secondaires. Il est alors possible de vraiment trouver l’arme qui nous convient le mieux. En plus de toutes ces armes, notre scaphandrier possède aussi une capacité, avec un total de six capacités différentes. Mais pour les obtenir, il faudra réussir des succès, certains assez simples, d’autres plus énigmatiques.
Progression et hauts faits
Parlons justement des hauts faits. Dans Abyssus, il y en a une bonne quantité. D’après Steam, 119 hauts faits sont à accomplir, ce qui promet déjà pas mal d’heures pour tous les terminer. Le gros point positif de ces hauts faits, c’est qu’ils participent à la progression. Un fonctionnement de moins en moins présent dans le monde du jeu vidéo. Comme dit précédemment, ils permettent de débloquer des armes ainsi que leurs déclinaisons.


En plus des armes et capacités, on peut débloquer des talismans pour nos runs. Ces derniers sont de puissants artefacts donnant de bons avantages pour s’enfoncer dans les profondeurs. Pour finir, ils permettent de débloquer les apparences et couleurs pour notre scaphandre. C’est purement esthétique, mais cela fait toujours plaisir, même si la personnalisation reste finalement assez simple.
En conclusion, les hauts faits sont utiles. Il est bon d’aller explorer le panneau de hauts faits et de repérer ceux que l’on peut faire rapidement pour débloquer de nouveaux éléments. Ils sont nombreux, variés et participent grandement à notre évolution en termes de puissance. La courbe de progression reste donc assez lente au final, même si elle est complétée par les fragments d’âme. Néanmoins, ces derniers offrent en majorité des passifs un peu moins impactants.
Fragments d’âmes et passifs
On a déjà vu pas mal de choses pour améliorer nos capacités. Mais Abyssus nous réserve une dernière surprise : un arbre de talents représenté par une étrange stèle. Celle-ci donne accès à plusieurs passifs. Ceux du bas coûtent moins cher mais sont moins importants. Plus on monte, plus leur coût en âmes augmente.
On peut y retrouver différentes améliorations, comme la possibilité de transporter davantage de seringues, d’augmenter les gains d’or ou les récompenses des coffres, mais aussi d’obtenir des bonus sur les dégâts des armes ou de nos capacités. C’est très varié, mais il faudra débloquer à chaque fois un certain nombre de passifs pour accéder à l’étage suivant.
20 000 lieues sous les mers
Pour ce qui est de l’univers d’Abyssus, on en sait très peu. Notre camp de base se trouve dans ce qui ressemble à une grotte sous-marine, avec un sous-marin échoué un peu en retrait. Peut-être s’agit-il du moyen que nous avons emprunté pour venir jusqu’ici. Les installations de fortune cohabitent avec des fabrications qui semblent plus anciennes, entre cette stèle étrange et l’énorme cloche qui nous emmène dans les profondeurs.



Il semblerait que l’on cherche à explorer de plus en plus loin. Le titre nous offre un design rappelant les deux premiers volets de BioShock. Des graphismes réalistes et assez sombres qui nous rappellent constamment que nous évoluons dans les fonds marins. Néanmoins, le monde qui se dévoile à nous est bien plus varié, entre forêts et temples, et bien plus encore.
En plus de cette ambiance, on retrouve aussi quelques éléments qui rappellent 20 000 lieues sous les mers. Entre le sous-marin à la base ou encore un sous-marin beaucoup plus imposant que l’on parcourt, les mondes découverts loin de la surface… Il y a un côté poétique à l’histoire que l’on essaye de deviner au travers de nos plongées.
Matchmaking
Bien sûr, comme beaucoup de roguelike récents, qui plus est un FPS, Abyssus nous propose un mode multi. Il est même plutôt conseillé de jouer avec d’autres joueurs. Le jeu est relativement dur, et plus on avance dans les profondeurs, plus il y a de monstres et d’attaques variées à éviter, ce qui rend la progression très compliquée lorsque l’on est la seule cible. Problème, le matchmaking est plutôt hasardeux. Ce dernier n’est pas comme on pourrait s’y attendre dans un roguelike. Celui-ci fonctionne en nous faisant rejoindre directement la partie ou le lobby d’un ou plusieurs joueurs.
Il propose la liste de toutes les parties actives. On peut alors en rejoindre une en fonction des critères et d’autres éléments qui nous sont donnés. Seul problème : on tombe souvent sur des AFK, des gens qui sont juste posés dans leur lobby. Il faut alors parcourir les parties jusqu’à en trouver une bonne. Il aurait été plus simple d’avoir un véritable matchmaking au démarrage, permettant de rejoindre automatiquement des joueurs prêts à lancer une partie ou une session déjà en cours disposant encore d’une place.
Abyssus nous propose un roguelike FPS pour le moins classique. On court, on tire, on dash et on recommence, salle après salle. Mais il propose un petit truc en plus : son ambiance. Entre BioShock et 20 000 lieues sous les mers, il nous attire dans un monde sous-marin étrange, irréel et plein de questions. On se demande où l’on se trouve. On veut explorer plus loin à chaque fois. Seul bémol au tableau, le matchmaking n’est pas très efficace. Il est plus simple de jouer avec des amis.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Ambiance sombre rappelant BioShock
Gameplay assez nerveux
Boss et ennemis variés
Une bonne difficulté
Les points négatifs
Matchmaking bancal
Courbe de progression assez lente




