Tatari – Tome 6

À mesure que les pièces s’assemblent, l’étau se resserre dangereusement autour de Tatari. Entre alliés de circonstance et ennemis tapis dans l’ombre, le bakeneko poursuit sa route dans un jeu de dupes toujours plus périlleux. Avec ce sixième volume, paru le 8 avril 2026, le manga de Watari amorce clairement son dernier acte et plonge son protagoniste au cœur des luttes intestines du clan Lu. Désormais, les masques tombent et les ambitions s’affichent sans détour. Mais dans ce théâtre de trahisons et de manipulations, Tatari parviendra-t-il à préserver son secret… et ceux qu’il cherche à protéger, désormais dans le viseur du redoutable faiseur de yokai Isha Lu ? Rien n’est moins sûr.

Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

Mimic

Tatari, le chat yokai vengeur !

Jadis, dans l’ancienne capitale de Kyoto, vivait Tatari, un grand yokai chat métamorphe qui terrorisait la population. Mille ans plus tard, c’est en simple chat de gouttière qu’il vit non loin de chez Takeru et sa petite sœur Yuki. Ils s’entendent à merveille et, malgré leur pauvreté, mènent une existence heureuse dans un appartement miteux. Jusqu’au jour où Takeru est froidement éliminé… Tatari décide alors de prendre la place du garçon pour tenter de découvrir l’identité des assassins !

Glénat

Quoi de plus commun qu’un chat de gouttière ? Rien, et ce n’est pas Tatari qui dira le contraire. Pourtant, pour Takeru et sa petite sœur Yuki, il est bien plus que ça et incarne un îlot de douceur dans un quotidien marqué par la misère et la maladie. Mais, derrière ce pelage familier se cache en réalité un ancien yokai, jadis redouté à Kyoto, enfin libéré après des siècles d’enfermement. Le fragile équilibre vole en éclats lorsque Takeru est assassiné. Refusant de laisser ce crime impuni, le bakeneko prend l’apparence de son ami disparu et se lance dans une traque implacable. Ses pas le mènent jusqu’au clan Lu, une puissante organisation mafieuse où s’ouvre une guerre de succession entre héritiers illégitimes, chacun épaulé par un yokai aux pouvoirs dévastateurs.

Pris dans cet engrenage, Tatari poursuit un objectif triple : venger Takeru en tuant Belter Lu, son assassin, protéger Yuki et lui offrir une chance de survie. Mais la route est semée d’adversaires redoutables, à commencer par Setsuna Andersen, démon lié au commanditaire du meurtre de Takeru et mortelle femme des neiges, ou encore Haruka Abe, héritier d’une lignée d’onmyoji bien décidé à éradiquer les yokai. Contraint de composer avec Konia Lu, l’un des prétendants au trône, Tatari accepte un marché aussi risqué qu’ambitieux : en échange de ressources pour atteindre Belter, il devra s’attaquer aux figures les plus intouchables du clan, le chef Garand Lu et son fils aîné, Bride. Une entente fragile, bâtie sur des intérêts communs plus que sur la confiance, qui précipite le yokai au cœur même du champ de bataille.

Envoyé à Hong Kong sous couvert d’un simple voyage scolaire, Tatari agit désormais à visage découvert dans l’ombre. Tandis que les camps s’organisent et que les forces s’entrechoquent, il affronte tour à tour les protecteurs de Belter, jusqu’à croiser de nouveau la route de Setsuna dans un duel d’une brutalité extrême. Victorieux, il parvient enfin à atteindre sa cible et à l’éradiquer, au terme d’une chasse haletante où chaque seconde semble vouloir lui échapper. Mais l’illusion d’une victoire s’effondre aussitôt.

Car derrière Belter se dresse une menace bien plus écrasante : Garand Lu. Loin du patriarche affaibli que tous imaginaient, le chef du clan révèle une puissance qui dépasse de loin celle de ses héritiers, rappelant à Tatari que dans cette guerre, il n’est encore qu’un pion face à des forces qui le dépassent. De retour au Japon, le calme n’est qu’une façade. Entre nouvelles confrontations, identités troubles et regards qui se tournent déjà vers lui, Tatari comprend une chose : la vengeance n’était qu’un début… et la partie ne fait que changer de règles.

Quand on parle du Lu

Après son combat acharné à Hong Kong, Tatari est rentré au Japon. Alors que ses blessures ne sont pas encore guéries, Iraiya et Raiden apparaissent soudainement et un duel entre Tatari et ce dernier s’engage.

Par ailleurs, Isha, le quatrième fils de la famille Lu, a également pris pour cible Tatari et les héritiers au Japon. Il les met en difficulté grâce à une tactique inattendue !

Glénat

Observé par Iraiya lors de son combat contre Rokuro / Aoi dans le tome 5 de Tatari, le chat démon est abordé par la fille aînée du clan Lu qui souhaite, à l’instar de Konia, lui proposer une alliance pour venir à bout de leur père.Sceptique devant la proposition de la jeune femme, à laquelle il hésite à accorder sa confiance, il rejette l’idée de s’associer avec elle. Comprenant ses réticences, Iraiya lui propose de tester la puissance de son démon affilié Raiden, trop heureux de pouvoir combattre contre le vainqueur de Setsuna avec qui il avait un long passif d’amitié. Un moyen subtil d’apaiser enfin tous les ressentiments en suspens entre Tatari, Raiden et Iraiya afin de repartir sur des bases saines.

De son côté, Garand Lu a convoqué son quatrième fils Isha pour une entrevue. Mais loin de se laisser avoir par son jeu de père mourant, Isha décide de jouer carte sur table et de lui présenter les derniers yokai de sa création, bien plus puissants que ceux que sont normalement censés produire Ubume, son yokai affilié. Après une ultime bravade, et parfaitement conscient de ne pouvoir l’emporter, Isha se retire en compagnie de son frère Teider dont il est le complice. Bien décidé à gagner en puissance, Isha décide alors de lancer une attaque contre Tatari, Konia et Iraiya, alors que ces derniers, inconscients du danger vaquent à leurs occupations…

Lisez un extrait de Tatari – Tome 6 ici !

Garand de discorde

Décidément, dans la fratrie Lu, les coups tordus sont de mise et je me demande bien jusqu’à quel point l’association Konia, Iraiya et Tatari va perdurer une fois la menace des autres prétendants de la guerre de succession écartée. Toutefois, grâce à l’intervention d’Isha et son plan pour obtenir des Yokais toujours plus puissants, je commence à entrevoir l’intérêt du patriarche dans cette guerre où il encourage ses enfants à s’entretuer. Si effectivement une fois décédé la puissance de leur yokai rejoint le corps de leur père pour augmenter sa puissance, les motivations de ce dernier ne sont plus aussi cryptiques qu’auparavant.

Cependant, il reste la question d’une précédente guerre de succession et j’ai bien l’impression que Watari me mène en bateau et que les choses sont loin d’être aussi simples. Enfin… Les réponses ne devraient plus se faire attendre puisque la série a trouvé sa conclusion en neuf tomes et qu’il n’en reste désormais que trois avant d’arriver au point final du récit. Bien que Beriko soit un personnage important, pour l’instant seuls Setsuna et Raiden ont eu la chance de voir leur relation et leur passé être dévoilés au lecteur et j’aimerais bien en apprendre plus sur le yokai sanglier.

Du coup, je suis ravie du petit intermède vie quotidienne, venant ponctuer ce tome, même si ce dernier n’est qu’un prétexte pour introduire l’offensive lancée par Isha. Voir Tatari ému aux larmes à la place de Takeru m’amène à me demander à quel point le démon ne prend pas… au-delà de son apparence, également le caractère de la personne en laquelle il s’incarne.En effet, même si Yuki est importante pour lui, je vois mal Tatari réagir de façon aussi émotive, fut-ce pour jouer le rôle du grand frère gaga. Un point de détail, qui semble se confirmer avec les ultimes pages de Tatari, qui ne font que renforcer mon impatience à découvrir la suite du combat avec les sbires d’Isha. Toutefois, afin de lever le doute sur mes théories, il va me falloir attendre au moins la sortie du tome 7 de Tatari, heureusement programmée pour le 3 juin 2026.

Pour conclure…

Tatari tome 6 poursuit son jeu d’équilibriste entre affrontements spectaculaires et mystères savamment distillés, mais c’est surtout dans ses zones d’ombre qu’il intrigue le plus. Derrière la guerre de succession et les stratégies des héritiers Lu, Watari semble tisser une toile plus complexe qu’il n’y paraît, où chaque révélation en appelle une autre, sans jamais livrer toutes ses cartes. Si certaines dynamiques commencent à se clarifier, notamment autour de Garand et de ses véritables intentions, d’autres questions restent en suspens, à commencer par la nature même de Tatari. Car plus les pages défilent, plus le doute s’installe : le yokai se contente-t-il d’endosser l’apparence de Takeru… ou est-il en train d’en hériter aussi l’âme ? Entre théorie fascinante et tension grandissante, ce sixième tome agit comme un point de bascule. Et à mesure que les masques tombent et que les alliances vacillent, une certitude s’impose : la vengeance n’était qu’un prélude… et la suite pourrait bien tout remettre en question.

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