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Wonder Boy : The Dragon’s Trap

Wonder Boy : The Dragon’s Trap est un jeu de plateforme développé par LizardCube et publié par DotEmu. Il est sorti sur PS4 / XBox One et Nintendo Switch le 18 avril 2017, prévu également sur PC pour le mois de Juin. Son nom vous dit peut-être quelque chose, et c’est normal. Il s’agit du remake de l’excellent Wonder Boy III (Monster World II au Japon). Aujourd’hui nous parlerons de la version Switch.

Merci à Vautour013 pour ce test ! Vous pouvez le retrouver sur sa chaîne YouTube ainsi que sur sa page Facebook !

Un peu d’histoire

Mais commençons par l’origine en parlant de l’ancienne version. Wonder Boy III est sorti en 1989 sur GameGear et Master System, développé à l’époque par Westone et édité par Sega. Il aura également l’honneur d’une sortie sur PC Engine en 1991, grâce à Hudson Soft. Ce jeu est le quatrième volet de la série Wonder Boy et est la suite directe de Wonder Boy in Monster Land.

Vous incarnez le héros, qui a battu le dragon robot. Malheureusement pour vous, vous êtes, à la suite de ce combat, victime d’une malédiction vous transformant en dragon. Votre but sera d’arpenter le monde à la recherche d’un antidote.

Système de jeu

Nous avons ici affaire à un jeu de plateforme avec une dimension RPG. En effet, vous devrez récolter des pièces vous permettant d’acheter de l’équipement afin d’avoir plus de résistance et plus de puissance. Les ennemis vous laisseront aléatoirement des pièces d’or, des cœurs, des clés ou des items. Ces derniers sont en fait des attaques spéciales que vous pourrez utiliser avec la touche A de la console. Pour le reste des contrôles, on retrouve B pour sauter, Y pour attaquer et X pour ouvrir le menu d’équipement.
C’est dans celui-ci que vous pourrez changer l’attaque spéciale, mais aussi l’équipement que vous portez, à savoir arme, armure et bouclier, influençant directement votre puissance et votre défense. Par défaut, l’objet le plus puissant (ou en tout cas le dernier) acheté est automatiquement affecté.
Cet équipement est disponible dans la boutique du cochon, un PNJ que l’on retrouve dans la ville, mais aussi dans les niveaux du jeu, avec des items différents à la clef. Les autres PNJ sont une voyante (permettant d’utiliser les codes de sauvegarde de la version de 1989, oui oui ce n’est pas une blague, les anciens codes sont toujours valides !) et une infirmière (elle vous remettra votre barre de vie au maximum en échange de quelques pièces d’or). Cette dernière peut aussi se trouver dans les niveaux pour vous aider en cours de route.

Si le système de jeu est assez simple, il se révèle quand même difficile à prendre en main, la faute à une maniabilité à l’ancienne. La faute ? Pas tout à fait, car ce qui rend ce remake intéressant, outre la partie graphique et sonore, c’est son gameplay, identique et conservé à la perfection par les équipes de LizardCube. Un très bon point pour eux, dans un monde qui tend à rendre les jeux toujours plus faciles et lisses. Du coup, même si le jeu souffre d’une durée de vie assez courte (il peut se finir en moins de 2 heures sans problème), il n’en reste pas moins un jeu avec un certain challenge, au moins le temps de bien maîtriser l’inertie du personnage et le timing des attaques. C’est un vrai plaisir de retrouver les sensations d’antan, malgré une sensation de frustration lors d’un saut ou d’une attaque mal timé.

Ce qui a été refait

Qui dit remake dit changements/mise à jour/amélioration. Oui, mais il y a remake et remake. Alors qu’est-ce qui a changé ?
Nous l’avons vu ci-dessus, le gameplay du jeu n’a pas bougé d’un iota, et c’est tant mieux !
Le but de ce remake était de mettre au goût du jour les graphismes et les sons. Et quel résultat ! Absolument magnifique !!
Et pour les apprécier encore plus, les développeurs nous donnent la possibilité, via les options (touche +), de switcher de la version remake à la version rétro. Et à vous de choisir ce que vous voulez : graphismes, bruitages et musiques, activables indépendamment selon votre bon plaisir. Il est ainsi possible de jouer avec les nouveaux graphismes et les anciens bruitages 8 bits.
Parlons des graphismes. Outre un affichage HD, nous avons affaire ici à un véritable dessin animé. C’est fluide, c’est coloré, c’est mignon, et ça colle à la perfection non seulement au style du jeu, mais aussi à son scénario. Les animations sont également très réussies, comment ne pas sourire en voyant la grimace d’un monstre lorsqu’il se prend une attaque !
Concernant les bruitages et les musiques, là encore le travail effectué est digne d’un orfèvre. Si les sons ont subi une énorme amélioration en sautant dans le 21ème siècle, ils restent reconnaissables par rapport à leur version d’origine. Les thèmes musicaux en sont magnifiés et sont très agréables à l’oreille.
Le menu d’équipement est, curieusement, exactement le même que l’on soit en version moderne ou rétro. Ça fait bizarre.

Le plus de la Switch

Il est complètement évident : on peut jouer à Wonder Boy où l’on veut ! Une petite session dans le bus / métro en allant au boulot, entre midi et 2 pour se détendre, les possibilités sont nombreuses. L’écran est assez grand pour bien profiter des graphismes du jeu. En mode TV, c’est toujours très fin et fluide, on a vraiment la sensation de jouer à un dessin animé.

Conclusion : Wonder Boy : The Dragon’s Trap est un très bon jeu, alliant technique moderne et jouabilité à l’ancienne. Si la prise en main est difficile, cela n’a pas rebuté mon fils de 7 ans, pour qui j’ai acheté le titre, qui n’en démord pas. Il est affiché au prix de 19,99€, ce qui est un peu élevé compte tenu de sa durée de vie mais qui est justifié par le merveilleux travail effectué par LizardCube. Il saura ravir petits et grands !

Les notes de la redaction
Les points positifs
  • Les graphismes dessin animé
  • La jouabilité rétro
  • Switcher de version (remake/rétro)
Les points negatifs
  • La rigidité de la jouabilité rétro
  • La durée de vie un peu courte

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