Tueur à gages, clan japonais et idole kawai ! Les maîtres mots de The Hitman’s Fave. Découvrez Endô, le plus grand des tueurs à gages du pays. Plongé dans les ténèbres, il a cependant une petite lumière dans sa vie : Kaorin, une Idole. Il décide de tout raccrocher afin d’être digne d’elle et donc d’être son fan. Une aventure drôle et originale qui vous attend chez Kurokawa le 12 mars 2026.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.


Des armes aux Glow Sticks
Endô Owaru est un tueur à gage que l’on découvre dans The Hitman’s Fave. Ce premier tome nous pose rapidement le contexte. Endô est un tueur, et le meilleur. Les clans font constamment appel à lui. Personne ne sait à quoi il ressemble. Ceux qui l’ont vu sont morts. C’est donc avec un costume noir, une chemise blanche et un regard à vous faire froid dans le dos qu’Endô nous accompagne dans cette aventure.
L’histoire se passe dans un monde moderne. Je vous avais parlé récemment de Lord of the Fans, qui était du même genre et assez drôle. Si cela se passait dans un univers fantastique, The Hitman’s Fave se passe quant à lui bien dans un monde réel.

Notre tueur à gages a cependant un petit secret : il est fan de Kaorin, une idole dans un groupe qui souhaite se lancer en solo. T-shirt de fan, photo dédicacée et danse d’encouragement, on ne reconnaît pas notre tueur qui semble plus qu’épanoui.
Kaorin, la lumière dans les ténèbres
Kaorin n’est pas n’importe qui. Certes, elle est connue pour son côté artiste. Mais elle est aussi la fille du Premier Ministre. Vous vous doutez donc qu’elle attire les regards, et pas forcément les bons. Alors quand Endô prend plaisir à la regarder danser, il est loin de s’imaginer qu’il va aussi devoir la sauver de la pègre pour laquelle il a longtemps bossé.

Dans cette histoire, la jeune femme est surtout le motif du changement de vie d’Endô. Le tueur va tout plaquer car il veut être digne d’elle et être le meilleur fan. Et, étrangement,la jeune femme n’est pas insensible à l’originalité de cette ombre. Elle réussit à le sortir de sa zone de confort et on trouve vite le tueur adorable.
Un changement radical
On pourrait se dire qu’Endo cesse juste de bosser et va se concentrer sur Kaorin et sa carrière. Mais non. Un peu comme la voie du Tablier (où un Yakuza quitte son clan et devient un pro de la cuisine), Endô change radicalement de vie. Il range ses armes et devient un livreur Uber Eat. Ses talents et compétences de tueur sont d’ailleurs un atout pour livrer et cela donne des scènes vraiment drôles.
Comme la plupart des histoires sur le sujet, notre tueur qui a raccroché ne va pas réellement raccrocher. Son passé est là et il a suffisamment baigné dans la pègre pour savoir reconnaître quand ils sont concernés. Alors quand Kaorin est kidnappée, il reprend du service. Mais jusqu’où ira-t-il ?
D’ailleurs, je me questionne déjà sur la possibilité qu’il devienne son garde du corps ! Ça pourrait être sympa.
Une histoire grand public
Action, tueur et humour ! The Hitman’s Fave est un manga accessible à tout le monde. Les dessins n’offrent aucun détail. Même si on voit Endô tirer sur des gens, à aucun moment vous n’aurez des mares de sang ou des morceaux de corps qui explosent. On reste sur quelque chose de très soft.
Rintaro Oshima, l’auteur, mise tout sur le côté humoristique de l’histoire. On a donc un cocktail dynamique et drôle à chaque page. De l’action, un lien amical qui se crée et ce côté bougon qu’à Endô alors qu’au final il a un cœur énorme.

Kaorin a aussi son rôle. Elle n’est pas juste la fille du Premier Ministre qu’on kidnappe. Elle est aussi celle qui ouvre les yeux d’Endô. S’il veut décrocher de son ancien poste, il doit sortir de sa zone de confort. Changer de costume et enfiler un t-shirt de fan par exemple. Et même si Kaorin le pousse à tout cela, à aucun moment elle n’est toxique. Elle est vraiment l’image d’une orbe de lumière qui éclaire le chemin de cette nouvelle vie à notre ex-tueur à gage.
Mon avis sur The Hitman’s Fave – Tome 1
Une belle surprise. Je m’attendais à un tueur à gage du genre Keanu Reeves dans John Wick, mais non. On est sur un jeune homme qui a été éduqué à devenir un tueur et on devine aussi qu’il a commencé jeune. Embarqué dans cette vie de tueur, il a du mal à changer. Kaorin est quant à elle certes survoltée et un peu naïve, mais elle reste quelqu’un qui a une vie hors normes qui apprécie la simplicité. Le duo fonctionne assez bien et on sourit tendrement quand on voit Endô avec son idole.


Le fait qu’elle ne soit pas qu’idole va aussi donner un petit côté action. Espérons juste qu’elle ne soit pas la jumelle de Peach et qu’elle ne se fasse pas kidnapper à chaque tome. Cela risquerait de devenir lassant.
Actuellement, il y a 4 tomes parus au Japon. Je suis curieuse de voir ce que cela va donner. Si Lord of the Fans avait été court, il a su aussi ne pas s’enliser dans la routine. Nous allons donc voir si The Hitman’s Fave fera de même. Les histoires d’idoles peuvent vite tourner en rond.
Une lecture très plaisante. On ne s’ennuie pas et l’humour fonctionne bien. Kaorin a ce petit côté tendre et drôle à la foi qui va contraster avec le regard sombre et le look glauque d’Endô. Le fait de voir un tueur à gage danser en t-shirt de fanboy avec des glow stick est assez drôle, et en prime l’histoire n’est pas spécialement violente. Pas de détail glauque, ce qui en fait un manga pour tout public. Ici, tout le monde le dévore.




