Bienvenue dans Takatora et les Omégas, un Boy’s Love qui bouscule les codes de l’Omegaverse. Takatora fait partie de l’élite des Alphas dans une école où ils cohabitent avec les Omégas. Notre jeune Alpha ne voit dans les Omégas qu’un troupeau de bétails inutile, des hommes à la recherche d’un mariage pas trop mauvais pour procréer et avoir un rôle. Mais alors, son avis va-t-il changer quand il va découvrir qu’il n’est en fait pas un Alpha ? Retrouver cette école sulfureuse chez votre libraire préféré et sur Amazon depuis le 30 janvier 2026.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.


Un aller simple dans l’Omegaverse
Takatora et les Omégas nous plonge dans un autre style d’Omegaverse. Jusqu’à présent dans mon voyage au sein de l’Omegaverse, j’ai surtout vu des adultes dans la vie de tous les jours. Moderne ou fantasy, en général on est face à des hommes qui vivent avec leur statut depuis longtemps et qui ont donc l’habitude. Là, c’est différent. Nous arrivons dans une université avec de jeunes adultes (majeurs) qui ont découvert leur statut depuis peu.
C’est donc une histoire assez originale et c’est ce qui fait son charme. La première page nous annonce la couleur : un Oméga fiévreux allongé sur une table entourée d’Alphas qui le soulagent. C’est d’ailleurs un gros contraste avec la couverture fleurie et coloré qui va donner un petit côté tendre à l’histoire. On comprend vite que dans cet établissement on n’apprend pas à vivre en tant qu’Oméga ou Alpha. Non, on subit la pression sociale dès le début avec des Alphas qui n’hésitent pas à abuser des Omégas en imposant leurs conditions.


Takatora, un Oméga qui s’ignore
On rencontre Takatora dès les premières pages. Riche, beau, il ne voit en les Omégas qu’un ramassis de viande pour les Alphas. Lui-même profite d’un Oméga, mais on comprend vite que cet étudiant cherche surtout à avoir une place dans la société et Takatora est la clé. Là où l’Alpha pensait peut-être avoir trouvé un compagnon, il se rendra vite compte que seul son argent comptait.
Takatora va donc rapidement découvrir ce qu’est une phase de chaleur et donc… Apprendre ce qu’il est réellement. Cela va répondre à pas mal de questions. Pourquoi l’odeur des Omégas ne l’attire pas ? Pourquoi n’est-il pas aussi bestial que les autres ? Malgré sa nouvelle condition, il reste dans le déni. Et après avoir tout perdu, il découvre un autre monde… Plus sincère et plus amical.


Arisaka, prêt à tout pour s’en sortir
Se prostituer pour s’en sortir ? C’est le boulot d’Arisaka. Il n’aime pas cette école et, même s’il accepte son statut d’Oméga, il refuse de se marier et de n’être qu’un incubateur. Il prépare donc son avenir et c’est l’argent que lui filent les Alphas qui lui permettent de supporter l’école. Malgré les humiliations de Takatora, il va se prendre d’affection pour lui mais aussi profiter de son argent. Si Takatora veut continuer de jouer les dominants, il n’y a qu’avec de l’argent qu’il le peut, et ça le bel Arisa le sait.

Leur duo est assez surprenant. Deux Omégas et pourtant on garde le code de l’Alpha et du soumis malgré tout. Mais on sent bien que les deux gardent une barrière. La peur de s’attacher ? L’incertitude de ce qui va arriver ? Il faudra attendre le tome deux pour avoir plus de détails sur leurs sentiments. Le tome un nous offre en attendant de belles scènes spicy.
Une métaphore du patriarcat chez les hommes
Dans la société, on parle de patriarcat quand il s’agit d’être une femme. Si le rôle de la femme a évolué depuis des années, il y a encore peu, être une femme au foyer et faire des enfants était la norme. Monsieur partait travailler et madame faisait le ménage, s’occupait des enfants, enfantait et ne pouvait pas travailler. Je parle d’une époque où bien sûr même le droit de vote nous était interdit.
Dans Takatora et les Omégas, nous avons cette image mais avec les Omégas, une classe unique avec eux et ils n’apprennent que le strict minimum : compter, lire, tenir une maison. Alors que les Alphas font eux de longues études. Et pourtant, en côtoyant les Omégas, nous découvrons avec Takatora que beaucoup d’Omégas ont des ambitions, une envie d’étudier, de travailler et de soulever des montagnes. L’auteur nous offre d’ailleurs un passage très intéressant sur Kameyama qui veut changer les choses. Une réunion entre Omégas pour expliquer à Takatora que les Omégas veulent plus que d’être de simples compagnons mais que rien n’est fait pour les aider à prendre leur indépendance. Cela revient à ce que Arisaka dit toujours :


« Quand un oméga ouvre les cuisses devant un alpha, la vie passe en mode facile »
-Arisaka-
Entretenus et utilisés, ils n’ont qu’à se laisser bercer en espérant avoir un compagnon pas violent et respectueux, ce qui n’arrive pas toujours. J’ai trouvé ce passage très intéressant en termes de politique et de société.
Mon avis sur Takatora et les Omégas – Tome 1
Une bonne surprise. Je m’attendais à une simple histoire entre un Oméga et un Alpha dans une école et pourtant je me suis retrouvée face à deux Omégas atypiques et terriblement attachants. Un plaisir à lire. La fin m’a littéralement laissée sur le «cul» et j’ai clairement envie de lire la suite ! Vivement le tome deux !
En termes de design, j’ai trouvé la couverture assez fleurie, et c’est ce qui a contrasté avec la première page. Les dessins ont des traits plus gras que d’habitude et au début cela peut surprendre. Le visage de Takatora est très carré, ce qui n’est pas habituel dans la plupart des Boy’s Love, mais cela nous aide à comprendre pourquoi tout le monde le craignait quand il se croyait Alpha.
Mais la plus belle des surprises, c’est clairement ce côté social et politique. Le fait que les Omégas ici ne sont pas de simples représentations du soumit habituel. Si beaucoup suivent le chemin et vont devenir des compagnons loyaux et dociles au foyer, d’autres ont envie d’avoir une vie et d’évoluer. La révolution des Omégas est-elle en marche ? Peut-être à voir dans les prochains tomes.
Quand un Alpha devient finalement un Oméga ! La belle surprise que de voir un Alpha arrogant tout perdre du jour au lendemain pour une question d’hormones. S’il est agaçant au début, on s’attache vite à Takatora. Quant à Arisaka, on craque pour ses beaux yeux dès le début. Malin et manipulateur, on découvre vite qu’il souffre et que sa vie n’est pas toute rose. Une histoire prenante et pleine de surprises. Oubliez ce que vous savez sur l’Omegaverse, cette école vous en propose d’autres.




