La nostalgie est un moteur délicieusement puissant, et Blaze Entertainment l’a bien compris avec son fameux label Evercade, dont on ne compte plus les nombreux produits (hardware et software). Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur le cas de la Super Pocket Data East Edition : une machine officielle, simple d’utilisation, et abritant 18 hits rétro issus d’un studio japonais culte des années 1980 et 1990, qui feront le bonheur des vieux routards des salles d’arcade. Mais pour environ 60 €, le résultat est-il finalement à la hauteur ? La réponse, c’est tout de suite !
Ce test a été réalisé avec un produit fourni par le Constructeur.
Présentation et design

Au premier contact, la Super Pocket Data East Edition frappe par son esthétique assumée, à l’image de la boîte qui abrite cette mini-console. Celle-ci est simple, une photo de la machine avec à ses côtés un artwork du jeu BurgerTime (en plus de quelques logos d’autres hits), elle s’avère suffisamment pleine de promesses pour qu’on veuille l’ouvrir sans perdre une seule seconde. Personnellement, j’aurais plutôt mis un visuel de Bad Dudes vs. Dragon Ninja ou de Joe & Mac (plus porteurs à mon sens), mais je chipote.


Avec ses dimensions minuscules (environ 12,5 cm de haut pour 7,5 cm de large), la Super Pocket Data East Edition tient littéralement dans la main. Elle justifie ainsi son nom en se glissant sans le moindre effort dans une poche de jean ou un sac à main. L’écran de 2,8 pouces (environ 7,1 centimètres) fait preuve d’une belle élégance. Pour le reste, cette mouture Data East arbore une coque bleue du plus bel effet, ornée de boutons de même couleur et d’une façade jaune-orangée assez jolie. Cette combinaison confère à la bête un look rétro et flashy qui, personnellement, me satisfait pleinement.


Petit bémol : si les boutons de façade et la croix directionnelle sont tout à fait ergonomiques, c’est tout de suite moins pratique avec les boutons placés au dos de la console (R1, R2, L1, L2), qui se montrent véritablement gênants dans le feu de l’action, à moins d’avoir des mains minuscules.
Descriptif Technique
Poids Env. 165 g
Batterie Lithium-Ion rechargeable (non amovible)
Écran 2.8 pouces IPS LCD (320 x 240 pixels)
Autonomie Environ 4 à 5 heures selon la luminosité et le jeu
Dimensions (L x l x H) 78mm x 125mm x 28mm
Jeux 18 jeux Data East intégrés (+ port cartouche Evercade)
Performances de la Super Pocket Data East Edition
La machine profite pleinement de l’expertise accumulée par l’écosystème Evercade en matière d’émulation, ce qui constitue une véritable garantie de qualité pour les joueurs exigeants. Ainsi, l’écran impressionne par sa belle luminosité et sa propension à restituer correctement le pixel art de haute volée des productions Data East. La fluidité de l’émulation se révèle absolument irréprochable, offrant une expérience de jeu dénuée de tout défaut technique. Avec une taille de 2,8 pouces (environ 7,1 centimètres), il faut néanmoins avoir les globes oculaires bien alignés et pas trop fatigués pour suivre correctement l’action.

Ceci dit, c’est la première fois que je tenais une Super Pocket entre les mains, et je suis sincèrement surpris (dans le bon sens du terme) par l’expérience proposée. Que les fans (dont je fais partie) se rassurent donc : les différents hits de Data East tournent avec une fidélité impressionnante. En outre, la qualité sonore n’est pas en reste et mérite elle aussi d’être soulignée, même si la configuration matérielle peut sembler limitée au premier abord. Le son est restitué par un unique haut-parleur positionné en bas à droite de l’appareil et qui peut atteindre un volume étonnamment élevé.

Pour les puristes souhaitant bénéficier d’une immersion sonore totale (et on les comprend), la prise Jack 3,5 mm est bien évidemment à privilégier. Concernant l’autonomie, la Super Pocket Data East Edition tient ses promesses avec une durée d’utilisation réaliste qui oscille entre quatre et cinq heures selon l’intensité de l’usage et le réglage de la luminosité de l’écran. La recharge s’effectue via un port USB-C moderne, le câble étant d’ailleurs fourni dans la boîte. Sur ce point également, le travail a été fait, et bien fait.
Les jeux de la Super Pocket Data East Edition
La sélection de 18 jeux préinstallés sur cette Super Pocket Data East Edition constitue une véritable célébration de la diversité créative qui a fait la renommée de Data East. La sélection proposée brasse une belle variété de genres. Si l’on regrette l’absence du génial Midnight Resistance (un run’n’gun à la Contra qui, il est vrai, a un gameplay difficile à retranscrire si l’on utilise la ROM de la version arcade), on se régale avec une belle brochette de classiques. Sont ainsi de la fête : le jeu de plates-formes BurgerTime (1982), accompagné de Super BurgerTime (1990) et le musclé Bad Dudes vs. Dragon Ninja (1988), un de mes chouchous que j’avais découvert à l’époque via l’excellente conversion Amiga d’Ocean. Un monument du beat’em up, certes pas aussi poussé que certains titres plus récents comme Streets of Rage 4, mais cela reste un bon défouloir.

Dans le même registre, Crude Buster (1990), connu également sous le nom de Two Crude, fait toujours son petit effet avec ses sprites énormes et son action bien bourrine comme on l’aime. Et pour remonter encore plus loin dans l’histoire du jeu de castagne, on apprécie la présence du vétéran Karate Champ (1984). Mais l’univers Data East, c’est aussi Joe & Mac: Caveman Ninja (1991) et Joe & Mac Returns (1994), deux titres au pixel art délicieusement cartoonesque avec un environnement préhistorique délirant et anachronique. À noter que le premier Joe & Mac opte pour le genre action/plates-formes, tandis que l’opus estampillé Returns se frotte plutôt à une progression par tableau, façon Bubble Bobble de Taito. C’est d’ailleurs précisément dans cette famille que s’inscrit Tumblepop (1991), ultra fun et dont le principe consiste à capturer les ennemis à l’aide d’un aspirateur magique.

Pour rester dans la plate-forme, nous avons mon deuxième chouchou : le superbe jeu de plateforme-action Spinmaster (1993), qui vous met aux commandes d’un héros armé d’un yo-yo. C’est ultra fun, inventif et super rythmé. À faire absolument si vous ne connaissez pas ! Tout aussi explosif, The Cliffhanger: Edward Randy (1990) est du voyage et c’est à jouer dès que possible. La fantasy ne se fait pas oublier avec Gate of Doom (1990), aussi appelé Dark Seal, qui propose des combats épiques dans un univers médiéval-fantastique de toute beauté avec une vue en 3D isométrique. WizardFire (1992) applique la même formule en se payant le luxe d’être encore plus impressionnant visuellement. On retrouve également le shoot’em up vertical B-Wings (1984) et le jeu de course automobile musclé Burnin’ Rubber (1982).

Très rudimentaire d’un point de vue graphique, leur présence reste très appréciable pour se délecter des débuts de Data East. Enfin, le puzzle-game frénétique et acidulé Chain Reaction (1995), équivalent occidental du célèbre Magical Drop, côtoie des curiosités plus confidentielles mais non moins intéressantes comme Lock ‘n’ Chase (1981), un jeu d’évasion et de capture dans un labyrinthe, et Peter Pepper’s Ice Cream Factory (1984), une déclinaison du concept de BurgerTime transposée dans l’univers de la livraison de glaces. Ces titres viennent parfaire cette collection déjà bien achalandée. Avec la gestion de sauvegarde à la volée, le paramétrage du ratio de l’affichage à l’écran et une option Easy Mode (qui permet de réduire significativement la difficulté originale), toutes les conditions sont réunies pour passer de très bons moments.

Mon avis sur la Super Pocket Data East Edition de chez HyperMegaTech!
Avec un hardware de bonne qualité et une sélection de hits qui ont écrit une belle page du jeu vidéo japonais (au même titres que les classiques de Capcom, Taito, Irem, Konami ou Capcom), la Super Pocket Data East Edition s’impose déjà comme un investissement plus qu’honnête pour un tarif de 60 €. Il convient toutefois de rappeler que le port cartouche permet de profiter de toute la gamme Evercade, avec moult compilations officielles proposant une multitude de classiques incontournables et émulés avec brio.

Le seul bémol que j’y vois, malgré ce constat idyllique, vient de la taille de l’écran. Pour les utilisateurs ayant des soucis de vue (comme votre serviteur), il est très compliqué de suivre correctement l’action sur un écran si petit. Voilà pourquoi, à titre personnel, je ne pourrais passer des mois sur cette machine, car l’écran de 2,8 pouces (environ 7,1 centimètres, rappelons-le) ne peut me permettre de jouir d’une expérience de jeu confortable.
La Super Pocket Data East Edition est une excellente petite machine rétro, à la finition très appréciable et embarquant une sélection de hits estampillés Data East que tout amoureux du jeu vidéo japonais se doit de posséder. Seul bémol : son écran de 2,8 pouces (environ 7 cm) reste très réduit. Si, comme moi, vous avez quelques soucis de vue, il devient alors difficile d’en profiter pleinement : les différents éléments affichés paraissent minuscules et certains jeux fatiguent rapidement les yeux. En revanche, pour tous ceux qui n’ont pas ces contraintes, foncez sans hésiter !
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Une machine à la finition impeccable
Une émulation parfaite
Quelques options bien pensées
Une très belle sélection de jeux
Les points négatifs
Pas de rewind
Certains titres proposent des modes 2 joueurs qui passent ici à la trappe
À oublier si comme moi vous avez des yeux de taupe
Le placement des boutons R1,R2, L1, L2 peu ergonomique




