Après une trilogie pour Sanctify offerte par Godsstation, le thriller d’exorcisme est de retour pour un spin-off en one-shot. Une petite dernière pour la route, revoir Lance et Gilbert ensemble, réunis dans une nouvelle affaire des plus sombres avec les démons de la croix inversée. Retrouvez Sanctify : Lost Paradise chez votre libraire préféré et sur Amazon le 28 mars 2025 pour 12,90€.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.


Une trilogie à couper le souffle
Lance Hunter, 33 ans, est un exorciste solitaire qui travaille pour son propre compte. La vie l’a amené à se méfier des autres, mais alors qu’il est engagé par la police pour enquêter sur une série de meurtres, il fait la connaissance d’un officier du nom de Gilbert, qui lui propose de l’aider dans la quête qui l’anime depuis tant d’années… Hasard du destin ou rencontre prédestinée ? Bonne ou mauvaise fortune ?



Pour lire Sanctify : Lost Paradise, il faut avant toute chose lire la trilogie dont je vous ai parlé. Je vous mets tout de même le résumé de la trilogie juste au-dessus au cas où. Vous vous doutez bien que l’article d’ici va comporter pas mal de spoilers sur l’intrigue de la trilogie, alors si vous ne l’avez pas lue, passez votre chemin pour ne pas être spoilé.
La douleur du deuil amoureux
Cela fait maintenant deux ans que Gilbert a disparu. Lance se néglige plus que jamais et inconsciemment, il le cherche partout, sans répit. Il croit parfois l’apercevoir… puis le mirage s’évapore. Alors quand il tombe sur les traces d’un démon particulièrement puissant, il se prépare à lutter contre lui avec l’énergie du désespoir.
Taifu Comics
Dans Sanctify, c’est un Lance endeuillé et au bout de sa vie que nous retrouvons. Si, de base, il n’a rien d’un rayon de soleil, là pour le coup il n’est que l’ombre de lui-même. Fatigué, terrassé par la tristesse, mais surtout proche de la folie. Il est sur une nouvelle mission, mais voilà qu’il n’arrête pas de voir Gilbert, son amour décédé. Celui qui l’a sauvé dans le tome trois. Si, dans la trilogie, il n’y avait rien de concret hormis les fantasmes de Gilbert, le tome trois avait tout changé et c’est donc un réel amour qui existait il fut un temps qui revenait.
Une nouvelle affaire pour notre exorciste
Si vous connaissez Sanctify, vous savez que le côté boy’s love n’est pas flagrant. La priorité est donnée à l’enquête et au côté démoniaque de l’histoire. Quelques scènes nous rappellent que nous sommes sur un Yaoi tout de même.


Gilbert et Lance étaient amoureux lors de leur ancienne vie, la nouvelle les a poussés à s’affronter, et si Lance a dû agir et enlever la vie à Gilbert, ici on se rend compte que ce n’est pas juste un deuil. Lance s’en veut, il a des remords, et encore une fois c’est durant une enquête que Gilbert débarque.

Devenu un démon, il compte bien reprendre ce qu’on lui a pris. Attendez-vous d’ailleurs à une scène spicy encore très trigger comme dans le tome un.
La secte de la croix inversée
L’affaire de ce tome est encore une fois approuvée par le Vatican. Lance est donc envoyé sur l’affaire. Qu’est-ce qu’on découvre ? Une nouvelle malédiction. Comment le chagrin et la peur peuvent-ils créer une monstruosité pareille ? C’est que le Vatican cherche à tuer les démons de la croix inversée. La secte fait passer des pactes en ville. Quand le chagrin est trop fort, on est prêt à tout. Et si même Lance était à deux doigts d’en faire un ?

Nous rencontrons donc trois personnes liées à ce genre de pactes, et les trois, Lance va les aider. La secte de la croix inversée reste donc l’ennemi numéro un du Vatican même ici.
Des inspirations très présentes
À la fin de l’ouvrage, nous avons le droit à l’interview de Zhixin Peng. Et nous apprenons des choses très intéressantes. Comme le fait que Constantine, le célèbre film avec Keanu Reeves, a été l’inspiration pour créer Lance. Maintenant qu’elle le dit, c’est vrai que je n’ai pas de mal à faire le rapprochement. Quant à l’histoire, les auteurs voulaient y voir une ambiance un peu à la Conjuring. Sombre, tendue et de quoi vous donner des frissons d’effroi à chaque page.
Encore une fois, l’interview nous permet de mieux comprendre les inspirations de Sanctify.
Violence, passion et amour
En quoi Sanctify reste une œuvre marquante ? Des choses sombres, j’en ai lu, et pourtant, Sanctify a su me marquer. Pourtant, niveau histoire, il n’y a rien d’original. Un duo qui se déteste au début, un homme plus entreprenant que l’autre, des scènes parfois trigger… Bref, tout ce que les boy’s love sombres savent nous offrir. Et pourtant… Le fait que le côté thriller prenne le dessus nous permet de mieux savourer les quelques scènes de rapprochement. Quant au côté spicy de l’œuvre, les émotions sont tellement intenses que, forcément, on est vite touché par cet amour parfois trop violent si on n’a pas l’habitude.


Lance et Gilbert, c’est un cocktail des plus surprenant. Dans la trilogie, nous avons pu voir les fantasmes dignes d’un viol de Gilbert, ses méthodes peu conventionnelles. Et ici, dans Lost Paradise, nous retrouvons Gil comme nous le connaissons. Il abuse de Lance et pourtant, quand il devient tendre, on en vient à valider ce couple peu catholique pour rester dans le thème du manga.
Et enfin, une dernière chose qui me marque encore et toujours. Le dessin. Si les personnages n’ont rien de marquant, la secte de la croix inversée bénéficie de dessins magnifiques. Les planches sur l’exorcisme sont prenantes, et enfin chaque dessin sorti de l’imagination de Fox et Peng arrive à nous faire ressentir les émotions des protagonistes.
Sanctify : Lost Paradise est donc tout aussi bon que la trilogie. Si certains auraient aimé un autre tome après celui-ci, surtout avec la fin ouverte que l’on nous propose, moi je n’en fais pas partie. Il faut savoir s’arrêter. Lost Paradise était notre petit bonbon que l’on mange pour finaliser l’orgie de sucre.




