Reka

Il y a déjà un peu plus de deux ans sortait la preview de Reka, rédigée par une consœur du blog qui avait beaucoup apprécié le titre. J’ai pu à mon tour tester cette petite pépite indépendante, et je vous livre à mon tour mes impressions !

Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.

La maison ambulante

Vous incarnez Reka, une jeune femme qui va rapidement faire la rencontre de la sorcière Baba Yaga. Cette dernière vous enjoint de l’accompagner pour un rituel qui va faire “éclore” une maison des plus étranges, montée sur de gigantesques pattes de poulet. À vous de prendre soin de cette dernière, de l’aménager, de la décorer, mais également de parcourir les alentours pour rencontrer les habitants et autres entités du coin et les aider (ou non) dans leurs quêtes.

Un mot sur le studio

Emberstorm Entertainment est un petit studio indépendant allemand basé à Berlin. Le studio mêle habilement le folklore et les traditions à des mécaniques de jeu modernes. En effet, Berlin étant autrefois situé sur un territoire slave, c’est tout naturellement qu’ils ont décidé d’intégrer cette dimension dans leur création. Reka est leur premier jeu, et j’ai hâte de voir leurs prochaines productions.

Une sorcière en cache une autre

Tout d’abord, le jeu nous propose de créer notre personnage. Notre Reka. Les choix de personnalisation sont nombreux, allant de la couleur de peau aux tatouages en passant même par les vêtements et autres accessoires. J’ai beaucoup apprécié créer ma version de Reka, pour mieux m’identifier à elle lors de mon aventure.

Très vite, nous allons rencontrer des paysans du village voisin et pouvoir discuter avec eux. Une fenêtre de dialogue s’ouvre et nous permet de choisir diverses réponses et/ou questions. Souvent, cela débouchera sur une petite quête où il faudra rendre un service à l’un d’eux.

De fil en aiguille, nous rencontrerons enfin Baba Yaga, qui nous confie ses oiseaux pour nous aider dans notre exploration. Ils nous offriront la possibilité de looter des ressources diverses. La mécanique du loot est très agréable et satisfaisante, ça me rappelle le jeu Hozy, que j’ai testé récemment. En effet, il sera possible de ramasser divers ingrédients à distance grâce à notre magie. J’ai cependant trouvé que la réalisation du rituel manquait de clarté au moment où il faut allumer les bougies. J’ai tourné en rond plusieurs fois sans que rien ne se déclenche. Mais passé ce désagrément, et une fois le rituel réalisé, nous débloquons la possibilité d’aménager et de décorer notre maison poulet ambulante.

La partie aménagement et construction manquait également de clarté et n’a pas été simple à prendre en main. J’ai beaucoup apprécié pouvoir diriger la maison poulet et la faire marcher vers la destination où je souhaitais me rendre. Cela change les points de vue, varie le gameplay, même si c’est assez lent, le soin apporté à cette mécanique est très agréable car les arbres ploient sur notre passage, et la caméra fait des mouvements de gauche à droite en suivant le mouvement de marche de l’animal (pour peu que je puisse l’appeler ainsi).

Au fur et à mesure de notre exploration, nous aiderons également des figures plus mystérieuses présentes dans la forêt, et nos choix guideront l’évolution de notre petite sorcière. J’ai cependant trouvé une zone avec quelques animaux buggés, rien de dramatique, mais ça sort légèrement de l’immersion de les voir clignoter dans la forêt.

À cela s’ajoute un système de cuisine et d’artisanat où il faudra combiner des ressources entre elles pour créer de nouvelles recettes, mais également des éléments d’ameublement pour notre maison poulet. De plus, nous aurons la possibilité d’avoir l’un ou l’autre familier qui nous suivra pendant une partie de nos aventures. Que demander de plus ? Reka reste très relaxant et offre une belle parenthèse dans une journée chargée, parfait pour se changer les idées dans un monde mystérieux.

Magie, cozy et poulet

Visuellement, Reka est vraiment superbe. Assez loin des standards habituels des gros triples A, le jeu a un charme particulier et une ambiance à part entière qui lui confèrent une personnalité intéressante. L’inspiration slave aidant, j’ai beaucoup pensé à The Witcher 3 et les régions de Velen ou Blanchefleur en parcourant les paysages de Reka, même si les deux titres sont radicalement opposés. On y ressent, je trouve, la même mélancolie, la même pauvreté et la même humanité chez les PNJ qui peuplent ce monde.

La lumière, par exemple, est superbe et offre de beaux panoramas à travers les feuillages. Le tout rehaussé par les tonalités automnales, qui renforcent le côté cozy. On a envie d’y jouer au coin du feu avec une tasse de chocolat chaud et un plaid. Les environnements sont également détaillés, fouillés, et ont ce côté réaliste qui rend le monde plausible. Comme si l’on s’était perdu dans un rêve.

Les effets de magie sont également très sobres, en adéquation avec l’ambiance générale du titre. Le menu joue également un rôle intéressant puisque tout (map, quêtes, collection…) est consigné dans un grimoire joliment décoré. Le HUD n’est pas en reste puisqu’il est quasiment absent à l’exception de la boussole sur le haut de l’écran, ce qui permet une immersion totale !

Enfin, la bande-son de Reka, composée par Sebastian Grunewald, est de la musique classique, douce, avec de superbes compositions qui aident à s’immerger dans ce monde merveilleux. La musique est ici un personnage à part entière et s’intègre parfaitement, que ce soit lors de moments calmes, ou lors de moments plus inquiétants (folklore slave oblige).

Pour conclure…

Reka saura ravir les amateurs d’ambiances cozy, de construction et de folklore. Malgré quelques passages imprécis, Reka nous offre une superbe parenthèse mélancolique et chaleureuse, grâce à cette maison poulet très originale et créative, de la cueillette, mais aussi à travers les différentes quêtes. C’est un titre parfait pour commencer la saison automnale, et prolonger le plaisir pendant l’hiver.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Ambiance visuelle et musicale

Concept original de la maison poulet

Mécaniques de jeu relaxantes

Personnalisation de Reka

Jolie interface

Les points négatifs

Manque de clarté pour certaines tâches

Prise en main assez complexe lors de la construction

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