Emu Soutome continue de se faire une place chez Taifu Comics avec une nouvelle histoire ! Plus épicée, plus estivale et plus caliente que ce qu’elle nous a déjà offert. Découvrez l’histoire de Aohara et Masaki. Deux hommes qui s’attirent mais se repoussent aussi. Quand l’un est dominant et que l’autre refuse de se laisser prendre, cela donne une histoire explosive. Retrouvez le duo chez votre libraire préféré et sur Amazon le 27 février 2026.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.


Un one-shot ensoleillé
Par-delà l’égoïsme se déroule dans un lieu bien différent des autres histoires d’Emu Soutome. Après un royaume fantasy, un ryokan de yokai, un village isolé et un vaisseau spatial, nous voilà à Hawaï ! C’est les vacances tous les jours et Aohara, un jeune homme sexy, tient un restaurant. Playboy à ses heures perdues, il profite de sa vie et du soleil. Sexe, cocktails et plage à volonté. Mais quand Masaki croise sa route, c’est le début de l’enfer. Forcing, égoïsme et domination forcée, Aohara ne le supporte pas et pourtant quelque chose naît entre eux-mêmes si clairement… Je ne suis pas fan.
Une rencontre épicée
Aohara ferme son restaurant et part en promenade, c’est là qu’il tombe sur une scène assez louche. Un couple d’hommes se dispute et l’un d’eux finit au sol assommé. Il le ramène chez lui pour le soigner. Jusque-là, on est bon. Mais rapidement, tout devient étrange. Je suis déçue ? Un peu. Très honnêtement, les histoires d’Emu Soutome m’ont toujours plu, mais celle-là, j’ai du mal à retrouver sa plume. Trop direct, trop rentre-dedans.

À peine Masaki réveillé, quelques mots échangés et voilà que les sex-friends de Aohara débarquent. Les voilà en string au sol. L’un suce Masaki et l’autre hurle de plaisir en se faisant prendre par Aohara. C’est là que je me suis dit «What the fuck ?». Sur un autre auteur, pourquoi pas. Bon, c’est une histoire directe et qui va ne s’axer que sur le sexe. Mais pas Emu Soutome ! Elle m’a habitué à plus de délicatesse et de douceur, même si le sexe était très présent dans ses autres histoires.
Aux chiottes le consentement !
Je sais, je vous agace avec le consentement. Mais que ce soit dans des relations hétéro ou gay, à mes yeux c’est important. Alors quand Aohara dit à plusieurs reprises à Masaki d’arrêter, qu’il ne veut pas ou bien encore «même pas en rêve», désolé mais STOP ! Durant toute l’histoire, les scènes de sexe ne m’ont absolument pas donné envie de les lire. Je n’ai fait que voir les refus d’Aohara et le fait que Masaki joue les égoïstes et force les choses.

Si l’histoire d’amour entre les deux héros avance doucement et peut se montrer parfois mignonne de par les symboles, les scènes de sexe sont quant à elles d’une lourdeur hallucinante. Aohara refuse de se laisser prendre pour des raisons qui lui sont propres mais Masaki, lui, ne l’entend pas de cette oreille. Finalement, le titre nous parle d’égoïsme, mais lequel ? Celui de Masaki qui ne pense qu’à sa propre envie ? Ou bien celui d’Aohara mais vu par Masaki ? Le Japonais le voit comme un égoïste de refuser qu’ils soient ensemble. Bien sûr, je ne suis pas d’accord avec lui…
Une deuxième partie plus douce
Comme dit plus haut, la première partie est très brusque et joue sur l’égoïsme de Masaki. J’aurais pu m’arrêter là et fermer le livre, mais j’étais curieuse et finalement j’ai eu raison. La deuxième partie de l’histoire est bien différente.
Masaki retourne au Japon et il se rend compte qu’il est fou d’Aohara. Il se passe la même chose à Hawaï. Le manque se fait ressentir. Alors quand le binôme se retrouve, il semblerait que le consentement soit enfin à l’ordre du jour. Si l’un se montre plus avenant, l’autre est quant à lui plus à l’écoute.


On assiste donc clairement à deux parties dans l’histoire. Mais vous ne pourrez la lire qu’à condition de vous accrocher et de supporter la lourdeur de Masaki.
Mon avis sur Par-delà l’égoïsme
Je pense que vous l’aurez compris, habituée d’Emu Soutome, j’ai été déçue de ce changement d’ambiance. Elle qui nous a habitués à des histoires douces et bien épicées, voilà que je me retrouve plongée dans une relation où l’un ne veut pas et l’autre le force. Je n’étais pas prête, et si ce genre de lecture ne me dérange pas plus que cela, ça le devient quand je pense tomber sur une romance entre deux hommes consentants. L’histoire aurait pu me plaire je pense si je ne m’étais pas focalisée sur l’auteure.

Mais alors, que dire sur l’histoire ? Le lieu est original. Un manga à Hawaï, ce n’est pas commun, alors forcément je vote pour. Aohara est sexy à souhait, mais je bloque sur Masaki. Sa lourdeur, son besoin de dominer alors que même le jeune sex-friend d’Aohara lui crie d’arrêter car il lui fait mal… Au final, une histoire sur l’île entre sex-friends, pourquoi pas. La présence de Masaki et son égoïsme cassent tout et c’est clairement ce qui m’a calmée dans cette histoire. Dommage car la deuxième partie est bien différente et offre plus d’amour et moins de toxicité.
Une grosse déception pour la fan d’Emu Soutome que je suis. Habituée à la plume poétique de l’auteure, ses univers fantastiques, j’ai eu la surprise de tomber sur une histoire plus moderne et plus réelle. Mais aussi la surprise de tomber sur un Masaki toxique et à la limite du violeur. C’est très dommage, surtout quand on connaît l’auteure. On s’attend à de la poésie ou quelque chose de beau et agréable. Elle nous offre ici quelque chose de totalement différent de ce à quoi elle nous a habitués.




