Shotaro Ishinomori, un des auteurs de mangas les plus emblématiques du Japon, arrive dans le catalogue Kana avec son œuvre Miyamoto Musashi. Éditée en 1970, l’histoire du légendaire samouraï s’offre une réédition chez Kana. C’est donc 500 pages qui vous attendent, une histoire très ancienne mais qui saura séduire tous ceux qui aiment les histoires de samouraïs. Retrouvez-le chez votre libraire préféré et sur Amazon depuis le 29 août 2025 pour 19,90€
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.


Onodera Shotaro, puis Ishinomori Shotaro
Miyamoto Musashi a été réalisé par Ishinomori Shotaro. Né en 1938, le jeune homme participe en 1955 à un concours de jeunes talents. C’est un peu la porte qu’ont empruntée la plupart des mangakas, se faire remarquer dans ce genre de concours est monnaie courante.

Après avoir fait sa place dans le monde des dessinateurs, il crée en 1963 « Studio Zéro ». Rapidement, Cyborg 009 fait connaître le studio et Ishinomori commence à rencontrer du monde et notamment Stan Lee.
Décédé en 1998 à 60 ans, il aura dessiné pas moins de 128 000 planches.
La vie légendaire de Miyamoto Musashi
Le légendaire Samouraï fait souvent parler de lui. Si on peut lire le livre des cinq anneaux qui rapporte toute sa vie, on peut aussi le découvrir sous la plume de Shotaro Ishinomori. Découvert dans les années 70 au Japon, nous avons enfin une réédition en France ! C’est donc dans la collection « Sensei » que Kana l’édite. Une couverture noire et des écritures rouges avec au milieu le légendaire Musashi et son sabre.
Il faut savoir que le sabre a été sa passion et vous vous doutez bien que visuellement sur la couverture c’est un grand symbole. À la fin du livre, vous avez un petit commentaire de Masato Hayase.
Une légende en dessin
Adolescent rebelle du village de Miyamoto, Takezô excelle déjà au sabre. Après le départ brutal de sa mère, chassée par un père autoritaire, lui et sa sœur Ogin doivent faire face à une belle-mère. La situation dégénère lorsque leur père meurt accidentellement et que leur tutrice disparaît. Livrés à eux-mêmes, Takezô tue pour protéger sa sœur et fuit le village.
Des années plus tard, il revient sous le nom de Miyamoto Musashi, samouraï errant. Sur la « Voie du Sabre », il cherche à dépasser la violence pour atteindre sagesse et maîtrise de soi — un chemin de vie, de combat et de quête intérieure.Kana

Vous l’aurez compris, nous sommes plus proches d’un manga historique que d’un manga fictif et comique. Et pourtant dedans, Miyamoto arrive à nous faire sourire avec ses réactions. L’histoire peut paraître longue et c’est sûrement pour cela qu’il plaira surtout aux accros d’histoire du Japon. L’histoire de Musashi est assez connue dans le pays et il a même sa statue. Voilà pourquoi il a sa place dans la collection Sensei de Kana.
En parcourant les pages, vous allez vite remarquer que les dessins sont assez anciens. Le trait de crayon et la façon de faire rappellent énormément les anciens mangas moins fins, plus bruts, et cela m’a un peu renvoyée dans le passé. Ce livre a clairement eu pour moi un goût de nostalgie.

Si l’histoire suit bien son cours, on a surtout affaire aux pensées de notre héros. Beaucoup de pages s’enchaînent sur une simple décision de Miyamoto Musashi, mais ce n’est pas plus mal, cela nous permet de faire une petite pause dans les différentes scènes d’action.
Des scènes de combats légendaires et anciennes
Eh oui, il y a pas mal de combats dans ce livre et si vous avez l’habitude des scènes de Demon Slayer, Jujutsu Kaisen et bien d’autres, ici vous allez assister à des scènes bien différentes. Rappelez-vous que ce manga a été créé dans les années 70 et à l’époque ces images étaient géniales et magnifiques. Mais alors est-ce que cela a mal vieilli ? Eh bien non, je dirais surtout que ça a su garder son charme. Les visages ne sont pas très expressifs mais les paroles sont poignantes. Dans ce genre d’œuvres, on va être beaucoup plus touchés par les paroles de nos héros que par les dessins. Du moins, c’est mon ressenti.
Mon avis sur Miyamoto Musashi
J’avais déjà entendu parler de ce héros légendaire du Japon. L’œuvre de Shotaro Ishinomori a été ma première expérience sur le sujet. Nous commençons l’histoire avec un jeune homme au bout d’une corde, des paroles crues et des insultes afin de vite comprendre le côté rebelle de cet adolescent. Les premières pages ne font pas de lui un héros très attachant, et pourtant… Comme beaucoup d’histoires, il va avoir sous sa responsabilité sa sœur. À l’époque du récit, une jeune fille seule livrée à elle-même ne survit pas et par chance son frère va la protéger. Nous partons donc sur quelque chose d’assez simple… Devenir fort pour protéger sa sœur.


J’ai apprécié suivre la vie entière de ce héros, passer d’un rebelle à un sage juste parce qu’il a trouvé sa voie et des gens pour l’entourer, ce n’est certes pas original mais c’est une chance inouïe dans ce genre d’époque. Miyamoto Musashi a su graver les esprits de par son acharnement mais aussi son évolution et sa sagesse. C’est donc clairement une histoire que je recommande à tous ceux qui veulent en savoir plus sur lui mais qui aiment aussi les mangas historiques.
Kana nous offre une réédition très originale, même si sa collection Sensei regorge déjà de petites pépites. Accueillir Miyamoto Musashi est une façon de nous faire découvrir une œuvre encore trop peu connue dans nos frontières. Savourez donc ce dessin historique qui vous présente un héros légendaire du Japon. La nostalgique saura vous bercer à chaque page.




