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Just Cause 4

Just Cause 4 est un TPS Action/Aventure Open World dévelopé par Avalanche Studios et édité par Square Enix. Le jeu est disponible sur PC, PlayStation 4 et Xbox One depuis le 4 décembre 2018.

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Un scénario anecdotique

Suite de Just Cause 3 (que je n’ai pas eu la chance de jouer), nous reprenons le contrôle de notre écureuil Rico Rodrigez qui, avec l’aide de l’armée du Chaos, va s’attaquer à La Main noire, une organisation criminelle ayant pris le contrôle de l’île de Solis.

Ce groupe paramilitaire est mené par Oscar Espinosa qu’il faudra bien évidemment éliminer. Pourquoi notre ami Rico se mêlerait-il d’une rébellion qui ne le concerne pas ? Parce que cela le concerne justement ! Des évènements météorologiques inexpliqués ont fait leur apparition sur l’île et c’est donc à nous de percer les mystères de ces cataclysmes qui sont provoqués par une arme aussi connue sous le nom de « Projet Illapa ». Ouragan et tempêtes de sable ne sont que des petits exemples des catastrophes que peut provoquer cette arme qui serait dans les mains d’Oscar Espinosa. Pour impliquer Rico dans le conflit, les recherches de son père disparu auraient été utilisées pour amener à bien ce projet. C’est donc avec « ça » que l’on nous donne une raison supplémentaire pour tout faire péter sur cette merveilleuse île qu’est Solis ! C’est avec une note fort que je dois vous avouer que ce n’est malheureusement pas avec son scénario que brille Just Cause 4. Ce dernier ne nous marquera pas plus que cela et n’est finalement là que pour justifier les diverses missions qui seront, je peux vous l’assurer, explosives.

Nous sommes dans un open world, la carte est énorme et les paysages varient selon les régions où vous vous situez. Déserts, montages, villes sont présents, mais ne nous fourvoyions pas, la grande majorité de l’île est recouverte d’arbres (une forêt tropicale si vous préférez) pour combler les plus de 1000 km² d’espace. Un cycle jour/nuit est présent et il existe même une faune pour ces biomes, malheureusement, ils sont inoffensifs et n’ont aucune utilité. Aussi, les évènements météorologiques sont visibles un peu partout sur l’île suivant le lieu où vous vous trouvez. Très sympathique lors des missions, car cela vous force à jouer un gameplay différent (allez-y, essayer de vous envoler avec un ouragan sur vous), il est également possible de les rencontrer lors de la visite de Solis. Il ne sera donc pas rare d’en croiser lors de vos balades, mais on ne va pas se mentir, elles n’apportent quasiment rien. C’est dommage, car je pense qu’on peut tous admettre que ce que nous avions retenu des annonces de Just Cause 4, c’étaient ces énormes tempêtes. On se disait « Wouah, trop bien », mais une fois en jeu, c’est la déception. Un peu comme Levolution dans Battelfied 4, ces grosses tornades et tempêtes ne sont qu’un grain de sable dans le gros foutoir que l’on peut faire dans ce titre.

Un univers explosif

Comme pour son prédécesseur, tout tourne autour de la destruction et les situations cocasses que l’on peut — volontairement — créer. Combien de fois ai-je vu des compilations YouTube où l’on voit des tricks sur Just Cause 3 avec ses différents accessoires ? Nous avons la même chose ici, mais en un peu mieux avec le nouveau moteur « Apex Engine ». Grâce au grappin, aux propulseurs et aux ballons, vous pourrez vous sortir de toutes les situations inimaginables. Point non négligeable, le jeu ne lésine pas sur le tutoriel, car à maintes reprises vous serez sollicité pour pratiquer un gadget spécifique. La première mission est un très bon exemple : vous serez obligé d’utiliser votre grappin combiné à votre parachute. Que vous soyez un ancien joueur de Just Cause ou un simple néophyte comme moi, il est important d’insister sur le fait que le jeu est accessible à tous, peut-être même un peu trop.

Très arcade (trop arcade ?), vous n’aurez quasiment aucune difficulté dans les missions. Si je pouvais résumer mes morts, je pense que la wingsuit m’a plus tué que les hommes de la Main noire. Pour vous dire, j’ai survécu à de multiples chutes, ma tête dans les montagnes, et même aux tirs de tanks. Alors attention, ce n’est pas forcément un défaut suivant ce que vous recherchez dans un jeu vidéo, mais avoir ce sentiment d’invulnérabilité n’est pas ce que j’apprécie le plus. Cause à effet, les divers combats et destructions ne m’ont pas donné grande satisfaction, ce qui est probablement dû à cette facilité déconcertante agrémentée d’un manque de munitions étonnantes. Il ne sera pas rare de vous retrouver sans la moindre balle et sincèrement, courir après des munitions ou des armes n’est pas le plus jouissif en soi. Pourquoi avoir mis un aussi gros frein dans un jeu qui veut être rythmé par les tirs et destructions ?

Notre objectif, je vous le rappelle, est de libérer l’île de la main d’Oscar Espinosa. Grâce à votre carte, vous pourrez voir les régions contrôlées par votre groupe ou par la Main noire. Votre but est bien évidemment d’effectuer diverses missions pour prendre le contrôle de ces positions. C’est ici que le mot « Open World » prend tout son sens, car vous ne serez pas limité dans vos déplacements. Vous pourrez faire une mission dans un endroit pour finalement partir à l’opposé et faire autre chose. Malheureusement, une certaine répétitivité s’installe après quelques heures de jeu. On se rend compte qu’il y a une limitation dans les types proposés, car « Rechercher, Protéger et Détruire » sont principaux objectifs que vous retrouverez dans la majorité des cas.

Le point technique

On rentre probablement dans la catégorie qui fait mal, car sur le papier, cela semble génial, mais manette en main, tout devient différent. On sent que la première mission a été travaillée, car je n’y ai vu que du feu. Pourtant, une fois que nous sommes lâchés en pleine nature, clipping et alisasing sont les maîtres-mots de Just Cause 4. Est-ce vraiment les possibilités de ce nouveau moteur ? Pourquoi avoir une saturation des couleurs aussi forte ? Une fois ce cap passé, on s’y habitue, mais les combats deviennent brouillons et je me retrouve à tirer sur tout le monde, au cas où que cela ne serait pas un ennemi. Au moins, le jeu tourne sans souci, tout est fluide même lors de grosses explosions. C’est un point à ne pas négliger.

Dans sa globalité, la physique est bonne, même lors de combinaisons abracadabrantesques avec nos accessoires. Quand bien même cela donnerait un résultat bugué, c’est peut-être ce qui fera le charme des futures compilations sur Internet. J’apprécie grandement la diversité dans le choix des véhicules. C’est toujours agréable d’être livré où l’on souhaite, mais je reste partagé concernant la conduite. Je ressens cette sensation de vitesse, ce qui est un bon point, car les véhicules sont un moyen quasiment indispensable pour se déplacer, mais à côté, je trouve que la maniabilité laisse à désirer. Elle n’est pas foncièrement mauvaise, mais elle aurait pu être mieux.

Le level design est assez bien travaillé, même s’il y a une impression de « Déjà-vu » dans les environnements. On sent qu’il y a eu du recyclage dans les objets et bâtiment, cela manque de variété. Il y a toujours des objets disséminés à droite et à gauche pour faire une réaction en chaîne afin de tout faire péter. Globalement, si un objet a un peu de rouge sur lui, c’est qu’il est explosif ou au moins destructible. N’attendez plus et utilisez votre grappin pour attacher un baril explosif sur un hélicoptère.

Cela ne m’est jamais arrivé jusqu’à maintenant, mais c’est avec un goût amer que j’annonce ma déception concernant Just Cause 4. Ce n’est clairement pas mon type de jeu, mais ceci n’est que subjectif, car je déplore principalement un manque d’investissement dans ce nouveau moteur qui est mal exploité. Le titre pourrait nous donner une grande satisfaction à tout défourailler, mais au final, j’ai l’impression de tirer et détruire du papier mâché.

Les notes de la redaction
Les points positifs
  • Une île immense
  • Une liberté totale
  • Les possibilités qu'offre les gadgets
  • Certaines missions sympathiques
  • La diversité des véhicules
  • Aucun crash et fluide
Les points negatifs
  • Scénario qui ne marque pas
  • Missions répétitives
  • Aliasing et clipping
  • Manque de sensation

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