Kana nous propose une nouvelle romance dans son catalogue ! Esquisses de nos cœurs en devenir est une histoire entre un artiste et une artisane. Deux caractères opposés, deux passions similaires et un lien qui se construit doucement. Découvrez donc l’histoire de Shintaro et Kyôko, deux passionnés de dessin. Disponible chez Amazon et chez vos libraires préférés depuis le 24 avril 2026.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.


La différence de caractère qui matche pourtant bien
Dès la première page, nous rencontrons Shintaro qui doit bricoler pour l’école. Puisqu’il fait partie du club d’art du lycée, il fait aussi office de bénévole. Mais comment se concentrer quand une fille vous regarde froidement au fond de la salle ?
Il ne faudra pas longtemps pour qu’elle se lève et s’empare des outils pour finalement faire le travail de son camarade.

Finalement, nous apprenons qu’elle ne le regardait pas méchamment. Juste Kyôko fabrique des Taiko, donc vous vous doutez bien qu’elle est très manuelle et donc elle a juste commencé à s’agacer en voyant que son camarade n’était pas doué.
Une entrée en scène assez surprenante, non ? Et pourtant, il semblerait que nous ayons face à nous un futur couple.
Sugisaki Kyôko, la tonitruante artisane
Si, au début, Kyôko peut faire peur, elle se montre finalement bien différente qu’on ne le pensait. Elle ne fait pas qu’aboyer sur tout le monde, elle peut aussi se montrer gentille et à l’écoute. À l’école, elle est beaucoup sur les nerfs et s’agace vite quand elle n’arrive pas à faire ce qu’elle veut. Ne pas réussir ses dessins la mine énormément. Pourtant, quand Shintaro la croise en ville, elle est beaucoup plus calme et semble apaisée. Finalement, en parcourant l’histoire, on découvre que c’est une fille passionnée qui se donne à 100% dans ce qu’elle entreprend, mais surtout elle est timide. C’est donc une autre facette d’elle que l’on découvre et ça me plaît. J’aime les femmes indépendantes et débrouillardes, mais celles qui aboient pour rien et jouent les gros durs sans raison, je n’y arrive pas.

Je suis donc ravie de voir qu’elle n’est pas si agressive que ça.
Ibuki Shintaro, doux et à l’écoute
La crevette, comme l’appelle le grand-père de Kyôko, est un étudiant qui aime le dessin. Il dessine et vise l’école des beaux-arts. Il n’y a aucun doute sur le fait qu’il y arrivera. Si, au début, Kyôko l’impressionne, petit à petit il va être plus à l’aise et tenter de créer un lien. Lui aussi a deux facettes. Au début, il a l’image de l’étudiant soumis et peureux. Pourtant, c’est lui qui va proposer à sa camarade de l’aide pour le dessin, c’est lui aussi qui va tout faire pour organiser des rendez-vous. Kyôko lui plaît et il est prêt à tout pour montrer qu’il tient à elle.

Deux âmes sœurs ?
J’aime ce mot, les âmes sœurs et leurs légendes. Alors, même si dans Esquisses de nos cœurs en devenir les choses vont parfois trop vite entre nos deux héros, je trouve leurs liens en construction tout de même adorables. À aucun moment nous n’avons de toxicité, bien au contraire, tout se passe tranquillement et les deux communiquent comme ils peuvent.

Le manga au Japon est terminé. Il est composé de sept tomes. Ce n’est pas énorme et ce n’est pas plus mal ! Mais je suis curieuse de voir ce qu’il va se passer, car pour le moment, ils ont l’air de bien s’entendre. Ils doivent juste gérer leur timidité, mais j’ai un petit espoir. Dans ce premier tome, nous avons rencontré deux amis chez nos héros. Quelque chose peut être possible entre eux ? Cela donnerait un deuxième couple ? À voir, ça sera la surprise.
Mon avis sur Esquisses de nos cœurs en devenir – Tome 1
C’est donc une histoire ultra positive que l’on a sous les yeux. Nos deux personnages évoluent au contact l’un de l’autre. Shintaro prend confiance en lui et n’hésite pas à inviter Kyôko à sortir. Quant à la jeune femme, elle se radoucit et cherche à plaire à Shintaro. Autant dire qu’on a sous les yeux un futur couple green flag comme on les aime.
Néanmoins, ce premier volume adorable peut donner une redondance à l’histoire si les prochains tomes sont pareils. Je ne dis pas que je veux du toxique, mais il va nous falloir quelques petits rebondissements si on ne veut pas s’ennuyer sur le chemin. Par chance, il y a sept tomes de prévus. Croisons les doigts pour cette romance adorable.

Côté dessins, les traits sont fins au niveau des visages et les détails sont pas mal. Mais surtout, les dessins dégagent une atmosphère très agréable. On se sent en confiance en suivant la plume de Daichi Kawada.
Et enfin, le thème de l’art a une grande place dans l’histoire sans pour autant être trop imposant. Souvent, quand l’histoire se base sur un sujet, celui-ci peut être omniprésent et pire encore ! Perdre les gens qui ne s’y connaissent pas. Ici, ce n’est pas le cas. On sait que l’école des beaux-arts est importante pour nos deux héros, mais à côté nous avons la construction du lien et c’est finalement ça qui prend le pas et nous guide.
Marre des romances toxiques ? Des disputes ? Des triangles amoureux ? Ce premier tome est donc fait pour vous. Depuis quelque temps, les histoires d’amour sont de plus en plus chill. Moins de crises de jalousie violente, moins de relations anxiogènes… Bref, lire de la romance n’est plus source d’angoisses à certains moments et ce n’est pas plus mal. Shintaro et Kyôko nous offrent donc la construction d’un lien tendre en toute bienveillance. À voir ce que nous réserve le prochain tome chez Kana ! Bonne lecture à tout le monde.




