Destination Finale : Bloodlines

Quatorze ans après le dernier opus de Destination Finale : Bloodlines débarque dans nos salles de cinéma ! Mais alors que donne cette suite ? Nous pensions tous que le clap de fin avait résonné et pourtant on nous surprend avec un nouvel épisode. Un retour à la nostalgie ? Un souvenir moderne ? Ou bien au contraire aurait-il fallu qu’il ne voie jamais le jour ? On vous en dit plus ici.

Destination 2000

Avant de vous parler de Destination Finale : Bloodlines, je me dois quand même de parler de la saga.

Un avion décolle et explose ! Un camion perd son chargement sur la route, le manège qui lâche. Tous ces accidents ont un point en commun. Lequel ? Ils ont été rêvés. Si vous ne connaissez pas les Destinations finales, prenez place, je vous en parle.

Chaque épisode commence de la même façon. Un horrible accident, des morts et pouf une personne se rend compte qu’elle rêve les yeux ouverts. Une prémonition si vous préférez. Et voilà que tout va se passer comme dans cette vision. Jusqu’à ce que la personne intervienne et change le schéma de la mort.

Destination Finale, c’est un nombre incalculable de signes qui ont fait notre adolescence. Encore maintenant, quand on est sur l’autoroute et que l’on voit un camion avec des troncs d’arbres, on a tous la même réaction « euh ouais, ne reste pas derrière, ça pue ». Les angoisses dans les avions, les manèges et les cabines UV, notre génération les tient de ces films ! Mais alors que le clap de fin avait retenti en 2011 avec une fin qui nous a tous laissé sur le cul, pourquoi en sortir un nouveau quatorze ans après ?

On modernise les codes

Nous sommes en 2025 ! Autant vous dire que les thrillers et l’horreur ont bien changé depuis les années 2000. Récemment encore, je me suis regardé The Ring avec ma fille. Madame est grande maintenant et elle commence à s’intéresser aux films d’horreur. Eh bien figurez-vous qu’à la sortie de ce film j’avais quinze ans. Donc pratiquement son âge. Si à l’époque le film m’avait angoissé et m’avait offert pas mal de frissons, pour ma fille ça a été le contraire. Aucune peur, aucune angoisse. Elle l’a trouvé sympa mais sans plus. C’est qu’on voit que l’horreur a évolué. À une époque où une simple scène pouvait nous marquer, maintenant ce n’est plus le cas.

Il a donc fallu revoir les codes pour Destination Finale : Bloodlines. Si ma fille a pu voir les deux premiers et bien rire, j’ai trouvé Bloodlines plus axé sur le sang et les scènes glauques. Elle attendra donc un peu avant de le voir. Nous sommes maintenant dans une ère où pour qu’un film d’horreur nous fasse peur il faut du sang ! Des tripes ! Et j’en passe. Personnellement, je préfère le surnaturel. Un fantôme va plus me stresser que du sang. Donc Destination Finale : Bloodlines change aussi ses codes. Mais rassurez-vous, on garde le même schéma. Un événement, des détails qui se dégradent et pouf le cataclysme ! Mais une petite différence tout de même. L’événement a eu lieu et il y a une survivante. La personne qui voit l’accident, c’est la petite-fille de la survivante…

Le schéma de la mort est en route

Stefani fait un rêve assez récurrent. Elle rêve d’un tragique accident. Il y a cinquante ans, l’inauguration de la grande tour s’est mal finie. Seules deux personnes ont survécu, Iris et un petit garçon. Les deux fuient la mort et restent terrés. Si Iris a fait le choix de rester cachée pour protéger sa famille, c’est parce que la Mort en a après eux aussi. Tant qu’elle reste vivante, ils ne craignent rien.

Mais alors pourquoi la mort se traîne sur plusieurs générations ? Eh bien tout simplement parce qu’Iris, au moment de l’événement, était enceinte. Si elle avait péri comme c’était écrit, personne de cette famille ne serait né. Ils sont donc tous sur le tableau. Mais quand Iris décède, la mort reprend du service !

Un schéma qui change mais qui garde la même ligne, voilà une façon sympathique de moderniser le tout.

Des morts toujours aussi originales

Ce qui a fait le succès des Destination Finale, c’est la façon dont les personnages meurent. On ne parle pas d’une chute ou d’une balle perdue. On parle de toute une scène mise en place afin que, jusqu’à la mort du personnage, nous ne sachions pas comment il allait mourir.

Si je devais parler d’une scène emblématique, ce serait dans Destination Finale 2. Vous souvenez-vous du blondinet qui a gagné au loto ? Jusqu’à la fin on imagine tout et n’importe quoi. Il va se brûler, il va glisser et s’ouvrir le crâne et j’en passe. Qui aurait parié sur cet escalier ? Pas moi en tout cas.

Dans Destination Finale : Bloodlines, nous avons aussi une mort anthologique. Je ne vous en dis pas plus pour ne pas spoiler, mais ici aussi le moindre petit détail peut donner une mort atroce.

Une suite ?

Encore une fois, on ne peut rien prédire. La façon dont se termine Destination Finale : Bloodlines laisse présager une suite, tout comme elle peut ne rien présager. Dans tous les Destination Finale, l’épisode se termine de façon à nous faire comprendre que la mort est toujours là. Et à chaque fois, l’épisode qui suit n’a rien à voir à part un perso ou deux qui reviennent. J’ai donc envie de dire « affaire à suivre ». Si les chiffres ont été bons, on peut entrevoir un nouvel épisode. Mais personnellement, je pense qu’il serait mieux de s’arrêter là.

Mon avis sur Destination Finale : Bloodlines

Je l’attendais avec impatience, j’étais curieuse de voir s’ils allaient nous offrir un épisode aussi bon que ceux que j’ai connus.

L’événement encore une fois est épique. Les réalisateurs ont pris parmi toutes les phobies qui existent la plus courante en ce moment. Le vertige… Mais pas juste. On parle là du vertige tout en étant sur un plancher transparent. Dubaï et l’Asie offrent ce genre d’attractions et avec l’IA on assiste souvent à des tragédies qui font froid dans le dos. Pas de panique, c’est comme l’élastique ! Ce n’est pas censé se casser.

Mais du coup, Destination Finale : Bloodlines a pris cette peur et, accompagné d’une bonne musique qu’ils ont sortie des tiroirs, nous a offert un bouquet final géantissime. Je me doutais bien de ce qui se passerait. Mais encore une fois, on nous offre une multitude de pistes pour deviner comment cela va arriver.

Sur le coup, j’ai été surprise de voir que ce n’est pas Iris que l’on va suivre. Iris a vu la catastrophe et a réussi à se sauver avec un survivant il y a cinquante ans. Mais c’est bien un bond dans le temps que nous faisons afin d’avancer. Vous n’aurez donc pas un film qui se passe dans les années 60 mais bien un film moderne. Personnellement, j’aurais trouvé ça génial un préquel et un retour à la source du problème. Mais l’idée reste assez bonne.

Le casting, comme souvent, n’est pas super connu. En général, ceux qui jouent dans les Destination finale arrivent à se faire une place à Hollywood après. D’ailleurs, en revoyant l’un, j’ai reconnu toutes les stars que l’on voyait dans nos films d’horreur de l’époque.

Destination Finale : Bloodlines est donc très bon dans son genre et donnera même envie de découvrir la saga. Mais pour moi, cet épisode n’a rien apporté de plus qu’une vague de nostalgie. C’était un bon divertissement mais il n’arrive pas à la hauteur des trois premiers, qui restent mes préférés.

Pour conclure…

Destination finale : Bloodlines est un épisode qui redonne un coup de boost à une saga d’horreur emblématique. S’il séduira les plus jeunes, il divertira tout autant les anciens. Un schéma modernisé et une histoire qui reste proche de ce que l’on a connu. Une bonne expérience sans toutefois être exceptionnelle.

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