Cybercats Cat’n’slash est une bande dessinée sortie aux éditions Drakoo, dessiné par Thomas Labourot et scénarisé par Aurélie Wellenstein. Le livre est disponible depuis le 23 mars 2026.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

Présentation
Cybercats Cat’n’slash est dessiné et colorisé par Thomas Labourot. Ce dernier n’en est pas à son coup d’essai dans la bande dessinée. Il s’était déjà attaqué à la science-fiction avec «Les Chroniques de Sillage», et à l’heroic-fantasy, entre autres, avec «Le grimoire du Petit Peuple». Il a également contribué au retour du magazine Pif en reprenant les personnages cultissimes de Pif et Hercule.
Du côté du scénario, c’est Aurélie Wellenstein qui mène la barque. Autrice de fantasy reconnue et lauréate de plusieurs prix (dont le prix Elbakin), elle commence la BD en 2021 déjà chez Drakoo avec Equinox et Lycornes.
En ce qui concerne l’édition et la publication, celles-ci sont assurées par les éditions Drakoo. Fondée en 2019, cette maison d’édition française se spécialise dans les genres de l’imaginaire (fantasy, science-fiction, heroic-fantasy…) à destination d’un public adulte et jeunesse. Un des plus gros succès de Drakoo est la série “Le grimoire d’Elfie”, qui a permis de faire connaître la maison auprès d’un public fan d’imaginaire et de bande dessinée. Il est également important de mentionner que cette société s’est engagée à mieux rémunérer ses auteurs en augmentant énormément le pourcentage en faveur de ces derniers.
Maintenant que les présentations sont faites, rentrons dans le vif du sujet avec l’histoire de Cybercats Cat’n’slash.
Histoire
Mégapole de Néo Vertica, année 2126. Dans ce monde futuriste, les humains ont été augmentés par des implants cybernétiques et les villes se sont mises à grandir de plus en plus verticalement. En plus des humains, les animaux de compagnie ont également été “augmentés” et progressivement sont devenus anthropomorphes et ils se sont séparés du lien de possession des humains.


La technologie est partout en ville : voitures volantes et drones sillonnent la ville, toute vie sauvage (animale et végétale) a disparu, ne restent plus que des immeubles, des néons (ce qui fait qu’il ne fait jamais nuit) et des hologrammes publicitaires qui diffusent en permanence des publicités.

C’est dans ce monde que vit Azuki, un petit chat dont le rêve est de devenir un grand chef cuisinier. Mais, en l’absence de ses parents, ce dernier doit s’occuper de ses nombreux frères et sœurs en faisant des livraisons de malbouffe dans les étages les plus hauts de la ville.


Alors, en attendant de devenir ce grand chef étoilé, il passe le peu de temps libre dont il dispose à traîner avec ses deux meilleures ami(e)s : Mei, vendeuse de fleurs et fan d’astrologie, qui la nuit fait pousser des “jardins pirates”, et Kuro, hacker brillant mais casanier (voire agoraphobe) qui se veut être un grand détective.


Un soir, ce dernier les appelle pour que Mei et Azuki viennent le plus rapidement à l’agence de détective car un grave danger pèse sur la ville…
Qu’est-ce qui m’a poussé à découvrir Cybercats Cat’n’slash ?
Avant d’ouvrir ce tome, j’étais surtout intrigué par le mélange des genres proposé par le duo d’artistes à la conception. Pensez donc, un mélange de SF, de fantasy, de RPG, et tout ça dans un univers où les chats sont anthropomorphes. Il ne m’en fallait pas plus. Rajoutez à cela une direction artistique qui donne envie d’ouvrir le livre et de plonger dans son univers, et on obtient un sacré cocktail d’envie et d’interrogation.
Des chats, du RPG, et de la science-fiction : sacré cocktail !
Vous l’aurez compris, Cybercats Cat’n’slash est une œuvre qui va trouver ses inspirations dans un mix d’univers différents. En grande partie une œuvre de science-fiction où l’on va retrouver des éléments des jeux de rôles en ligne, mais pour ne pas spoiler la suite du récit, je ne peux en dire plus.
L’univers semble avoir été très travaillé dans sa conception et dans son imaginaire. Le lecteur enfant n’y verra que technologie et bonheur, tandis que les lecteurs un peu plus avisés y verront une critique bien pensée de notre monde actuel et de ses dérives futures si on laisse la technologie entre les mains d’entreprises plus intéressées par les profits que par les conditions de vie de la nature. Ces deux niveaux de lecture font que Cybercats Cat’n’slash peut être lu à tout âge et chacun(e) y trouvera ce qu’il y cherche.
Illustration
En tant que pire humain pour le dessin, je me trouve toujours malvenu de donner mon opinion sur les œuvres de quelqu’un qui maîtrise complètement son sujet. Je ne connaissais pas le travail de Thomas Labourot avant de lire Cybercats Cat’n’slash mais j’ai été très également surpris au fil des planches qui sont vraiment plus belles les unes que les autres.


Que ce soit au niveau des plans d’ensemble, des plans d’illustrations, tout fourmille de détails, de précision. Chaque case est claire et compréhensible, certaines sont plus fournies que d’autres mais sans que ce ne soit illisible pour autant. Mais là où Thomas Labourot m’a le plus surpris (dans le bon sens du terme) c’est que quel que soit l’univers, son dessin reste toujours de très haute qualité. En règle générale, un auteur se dédie à un univers (SF, réalisme, héroic-fantasy) et n’en sort qu’à de rares occasions. Mais là, en un seul tome, le dessinateur en visite plusieurs et c’est très réussi.


Sans parler des cases d’action ou de mouvements qui sont également bien illustrées, tant au niveau du mouvement, de la vitesse ou des coups. Bref, c’est super impressionnant et magnifique.
Scénario
Hélas, je ne peux pas trop vous parler du scénario sans risquer de vous divulgâcher celui-ci. Sachez juste que le travail d’Aurélie Wellenstein est du même niveau que l’a été le travail d’illustration, c’est-à-dire au top. Rebondissements, péripéties, histoire du monde, tout y est présent afin de raconter une histoire qui se veut divertissante et de découverte.
Le développement des personnages est aussi bien fourni, chacun des 3 personnages principaux a un background, une motivation pour agir, et on sent une vraie amitié au sein de ce trio. Chacun et chacune ressort grandi de l’aventure et en tire des conclusions pour progresser et avancer sur son chemin.
Si toutes les œuvres, quel que soit leur support, pouvaient s’inspirer du travail d’écriture d’Aurélie Wellenstein, il y aurait beaucoup moins d’histoires baclées ou racontées à la volo. Encore un très bon point pour Cybercats Cat’n’slash.
Quid du futur et de la suite ?
Même sans spoiler, l’album présente une histoire finie à la fin de ce tome. Mais l’éditeur dans sa communication l’a bien présenté en tant que premier tome d’une nouvelle histoire. Personnellement, j’adorerais que ce premier tome soit le premier d’une série qui nous ferait encore plus découvrir l’univers présenté ici. On sent que ce dernier n’a pas tout livré en termes de narration et de découverte et que l’on a aperçu qu’un minuscule morceau de tout ce qui pourrait être raconté. Bien entendu, cela dépendra avant tout si l’œuvre trouve son public et si Drakoo décide de continuer.
Cybercats Cat’n’slash rassemble des univers différents dans un ensemble parfaitement bien illustré et scénarisé. Humour, enquête, combat : tout est réuni pour passer un excellent moment et ce que l’on soit un enfant ou un adulte. Cette BD s’adresse à tous ceux qui ont envie de découvrir un univers cohérent, avec des personnages attachants et bien écrits, et très agréablement illustrés. Azuri, Mei et Kuro vous attendent pour vous plonger dans leurs aventures ! Alors on fonce dans la librairie la plus proche et on se procure ce magnifique premier tome !!




