Découvrez Blades of the Guardians, un manhua édité chez Kana ! Apparue en 2015 en Chine sur la plateforme New comics, l’histoire écrite par Xu XIANZHE a connu un beau départ et est vite devenue un des manhua les plus lus. Suivez donc l’histoire d’un mercenaire aux allures d’anti-héros comme on les aime et son de petit assistant adorable. Un cocktail qui fait mouche ! Disponible chez Kana depuis le 27 février 2026.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.


Un préambule qui annonce la couleur
Blades of the Guardians a marqué les lecteurs par son premier chapitre ! En lisant le préambule avant de commencer l’histoire, vous comprenez vite que ce manhua va vous scotcher. Le préambule nous spoile un peu mais cela n’enlève pas le plaisir de découvrir Dao Ma.
Vous tournez la première page, et là une belle brochette de voyous face à notre chasseur de prime. On se dit «tiens, ça va chauffer». Eh bien non ! La deuxième page nous offre une petite dose d’humour et surtout l’apparition de Xiao Qi, un petit bout de chou adorable. Ce que l’on pensait être une scène sanglante va vite devenir une bagarre sur fond d’humour mêlé à la violence de l’histoire. C’est comme si on nous enrobait l’histoire avec un peu d’humour et d’amour, et ça, j’ai adoré.


Une dette à couvrir par honneur
Au fil de l’histoire, nous apprenons que Dao Ma a une dette envers un certain Monsieur Mo. Il semblerait que Xiao Qi est très bavard et c’est grâce à lui que l’on apprend tout. Comme on dit, la vérité sort de la bouche des enfants. Mais avec le temps, on comprend que l’honneur de Dao prime sur tout le reste et donc il refuse de se faire éponger sa dette. Il va donc tout faire pour payer. Alors quand il tombe sur un avis de recherche qui paie cher pour la tête d’un tueur, il se lance à l’aventure avec son petit assistant.
Blades of the Guardians est donc l’histoire d’un mercenaire au grand cœur. On y voit d’ailleurs un grand contraste. Devant nous, nous avons un sombre mercenaire qui pourrait d’ailleurs nous rappeler Guts avant l’Éclipse. Mais quand il est avec Xiao Qi, on voit un homme souriant et bienveillant. Nous n’avons donc pas face à nous un sombre mercenaire sans cœur, bien au contraire. Nous avons un homme avec des valeurs et un code de conduite.

Bon, petit bémol sur le fait d’emmener son petit de quelques années sur des missions, mais il remplit son rôle de père à merveille.
Un créancier paternaliste
Quand l’histoire commence, on a tendance à se dire que ce Monsieur Mo est un horrible créancier. Mais c’est tout autre. Nous allons passer quelques pages avec lui et on comprend vite que Mo peut être un horrible homme mais, tout comme Dao Ma, il peut être un homme très protecteur et prévenant. Il a une fille d’ailleurs. Bien plus âgée que Xiao Qi certes, mais on y voit de l’amour dans les yeux de Mo et sa fille est prête à tout pour protéger son père.
Dao Ma pourrait ne pas payer sa dette et juste travailler et avoir une vie avec son fils, mais il doit énormément à Mo et c’est pour ça qu’il veut absolument s’acquitter de sa dette.
Des pères hors normes
Finalement, dans ce manhua, le père est la figure la plus présente dans l’histoire. Dao Ma protège son fils Xiao Qi même s’il l’emmène sur les champs de bataille avec lui. Mo a aussi son lot d’aventures avec sa fille Ayuya, mais nous rencontrons un troisième père : l’aubergiste, le père d’Alai. Une relation compliquée entre eux, le fils n’a aucun respect pour ce père moins que rien, et pourtant, s’il savait.


Durant tout ce tome, nous ne rencontrons que ça, des pères qui ont une vie compliquée, un passé sombre mais qui ne les empêchent pas de tout faire pour être de bons modèles pour leurs enfants.
Il est temps de devenir escort
Alors non, Dao Ma ne va pas vendre sa présence. Ici, un escort est une personne qui assure la sécurité d’une personne. Mais c’est aussi une personne recherchée la plupart du temps. Et c’est comme ça que se termine le tome. Dao Ma devient donc l’escort d’un inconnu pour moi. Le tome un se termine mais l’aventure continue et c’est clairement cette dernière mission qui nous ouvre la suite sur douze tomes. C’est actuellement le nombre de volumes en Chine. Si l’histoire avait une publication rapide, depuis 2020, il se passe un an voire deux ans entre chaque tome. Espérons que le rythme accélère un peu.
Mon avis sur Blades of the Guardians – Tome 1
Une belle surprise pour ma part. Mon attention pour les histoires de guerriers est assez récente. Jusqu’à présent, le seul combattant que j’aimais, c’était Guts, et si vous le connaissez, vous savez que l’histoire n’est pas des plus joyeuses. Bref, nous avons donc là un mercenaire au visage bien abîmé et qui dès la première page nous montre qu’il sait ce qu’il fait. Dans ce sens, il n’y a rien d’original, et pourtant ! Dao Ma est accompagné d’un enfant, son fils, et c’est clairement ce petit bout qui va offrir un côté drôle à l’aventure qui pourtant n’affiche rien de joyeu.

Le premier tome pose les bases de l’histoire. Après quelques recherches, j’ai pu apprendre qu’en Chine il y avait douze tomes actuellement. Si l’histoire prend du temps car il y a des pauses entre chaque volume, on comprend vite avec ce premier tome que l’aventure ne fait que commencer.
Niveau graphismes, Xu Xianzhe nous offre tout un panel de détails dans les décors. Si l’auteur n’offre pas des scènes glauques à souhait, il ne lésine pas non plus sur le sang. Mais le plus intéressant dans sa technique reste les décors qui sont très détaillés.
Le tome 2 vient de sortir (21 mai 2026) et j’ai hâte de voir qui est cet inconnu et jusqu’où cette histoire d’escort va mener notre duo. Le tome un nous offre de bonnes scènes de combat mais aussi une énorme symbolique sur les pères de famille. Ils ne sont pas parfaits mais ils ont tous un point commun… Ils brûleront les adversaires pour leurs enfants.




