Atomic Heart

Atomic Heart est sorti le 21 février 2023 sur Playstation (4 et 5), Xbox (One et Series X|S) et PC. Il est développé par Mundfish et édité par Focus Entertainment. C’est un jeu de tir à la première personne (FPS) mêlé d’Action / Aventure.

Ce test a été réalisé sur une version PS5.

Putain de méchoui !

1955, le Dr. Dimitri Sechenov est un scientifique à qui l’on doit en grande partie la découverte de l’adaptation mimétique du polymère rendant possible l’injection de cette technologie dans des tissus humains qui est au cœur du réseau neuronal “Kollektiv 2.0”, qui lui sera déployé le lundi 13 juin. Ceci permettant aux citoyens de l’URSS de contrôler par la pensée des machines robotisées pour leur usage personnel et améliorer leur quotidien. Malheureusement, l’ingénieur et programmeur de génie en robotique Viktor Vasilievitch Petrov retourne les automates contre leurs créateurs, provoquant un génocide sans précédent sur le site 3826. L’agent P-3, ou Sergueï Alexeïevitch Netchaïev de son vrai nom, est alors envoyé avec comme allié une IA appelée “Char-les” résidant dans un gant en polymère. Le duo va devoir affronter toute une armée de machines pour contrer les plans de Petrov et surtout arrêter ces massacres.

Le scénario d’Atomic Heart ne m’a pas forcément transcendé. Des humanoïdes qui se retournent contre l’humanité, il existe plein d’intrigues du même acabit et bien mieux exploitées. Ici, on a voulu situer le récit dans un contexte des années 50 pendant l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, mais cela n’apporte rien à l’histoire. La technologie est tellement avancée qu’on oublie la période et la localisation du jeu. Il y a bien quelques rappels ici et là, comme la statue de la mère patrie ou le symbole de la Faucille et du marteau dans des documents trouvés durant l’aventure. Mais en soi, rien d’essentiel au script. Même si l’intrigue principale reste plutôt convenue (j’ai dû attendre plus de la moitié du jeu pour vraiment m’y intéresser, ce que je ne regrette pas du tout !), le dernier quart du titre est plutôt réussi. Fort heureusement, la relation du duo Sergueï et Char-les est tellement soignée que l’on continue l’aventure rien que pour voir les deux se balancer des fions tel un vieux couple. La narration, quant à elle, est un mélange de moments très sérieux et pesant, pour bien appuyer le côté génocide du titre, et d’épisodes très déjantés et fun pour alléger le récit, saupoudré de propos un peu beauf sur le sexe rappelant Duke Nukem. En conclusion, j’ai aimé le fond et le déroulé de la narration ainsi que l’humour du titre, surtout dû aux deux héros, qui est vraiment très réussi, a contrario le contexte m’a laissé complètement indifférent.

Tu as une grosse épée ? Alors, mets-la moi bien dans la fente.

Atomic Heart est un jeu de tir à la première personne en monde ouvert et nous allons devoir explorer le site 3826 afin de mettre un terme aux massacres qui s’y déroulent. Pour y parvenir, l’agent P-3 dispose pour cela d’un arsenal complet passant par des armes aux corps-à-corps et à feu (fusil à pompe, pistolet), mais aussi par un équipement plus futuriste utilisant de l’électricité, ce qui est plutôt utile contre les machines. Sergueï étant un soldat expérimenté, il peut sauter, courir et esquiver. Grâce à ses implants de combat polymériques, ainsi que son gant doté d’une IA, nous pourrons compter sur plusieurs compétences durant notre aventure pour anéantir toute résistance.

  • Élek : nous permet de balancer une décharge électrique, infligeant des dégâts aux machines.
  • Engelure : gèle nos ennemis sur place pour les achever à coups de masse.
  • Télékinésie : fait léviter nos adversaires pour nous permettre de les canarder pendant qu’ils sont en l’air.
  • Projection de polymère : asperge les cibles et les surfaces de polymère de combat pour être ensuite gelé, électrifié ou enflammé.
  • Bouclier en polymère : dresse un bouclier pour protéger des différentes attaques reçues.

Attaque au corps-à-corps, tir à distance, esquive, pouvoirs… Pendant les combats, nous utiliserons tous les moyens possibles et imaginables pour survivre. C’est grâce à ce dynamisme que les affrontements sont jubilatoires !

Nous avons la possibilité d’essayer, et je dis bien d’essayer, de jouer en mode discret afin de se faufiler dans le dos des robots pour les désactiver. Malheureusement, le mode furtif ne fonctionne vraiment pas, nous nous faisons repérer à 15 Km et il y a des caméras partout, ce qui n’est vraiment pas intuitif.

Des cartouches élémentaires pourront être équipées sur nos différentes armes. Certains adversaires sont plus sensibles au feu, d’autres au gel, etc. Toutefois, si sur le papier l’idée est bonne, en pratique, c’est mal exploité. Durant ma session de jeu, j’ai dû l’utiliser une seule fois, juste pour l’essayer, les ennemis n’ayant pas de réelles résistances. Par exemple, une machine qui résiste aux balles de type normal, mais qui est sensible au feu, peut très bien être tuée avec des munitions standard et sans difficulté, alors que la rendre invincible aux cartouches basiques et forcer le joueur à utiliser des cartouches élémentaires aurait donné un côté tactique très plaisant.

Durant notre périple, nous allons faire la connaissance de Nora, un distributeur renfermant une IA nymphomane aux paroles plutôt ambiguës portant sur le sexe, qui nous aidera à fabriquer et améliorer notre arsenal ainsi qu’à développer les compétences de Char-les et Sergueï. Nous allons donc revenir très souvent auprès de notre nouvelle amie, ne serait-ce que pour le système de fabrication. Mais Nora a d’autres qualités, comme l’amélioration de notre gant via un arbre de compétences et l’évolution du neuropolymère. Nous allons pouvoir faire progresser les différentes compétences citées plus haut, ainsi que d’autres habiletés passives, comme par exemple augmenter notre vie ou agrandir notre inventaire. Nous avons également  la possibilité d’oublier n’importe quelle capacité déjà apprise en récupérant entièrement les neuropolymères utilisés. Cela nous permet d’essayer plusieurs aptitudes jusqu’à trouver notre bonheur. Notre nymphomane favorite nous servira aussi de stockage d’objets et d’équipements. Bref, en plus de savoir comment parler aux hommes, Nora nous est essentielle.

Si les affrontements d’Atomic Heart sont réussis, le monde ouvert lui ne sert vraiment pas à grand-chose. Sincèrement, dans bien 70% du temps, nous allons fouiller différents complexes soit pour trouver des ressources ou des plans de fabrications, soit simplement pour le scénario. Il n’y a pas de réel objectif, même annexe, à faire dans celui-ci, à part pour récupérer des matériaux, combattre, ou chercher quelques documents pour s’immerger un peu plus dans le lore. Je n’en vois pas l’utilité. À noter que nous avons la possibilité de conduire des voitures pour rejoindre plus rapidement les missions du jeu, mais la maniabilité n’est vraiment pas au rendez-vous. Je pense sincèrement que le titre aurait gagné à être plus linéaire et plus scripté sur certains passages, plutôt qu’un open-world vraiment pas agréable à parcourir rempli d’ennemis et de caméras qui donnent l’alerte à tout va en nous envoyant toute une armée de machines. Nous allons passer notre temps à fouiller coffres, armoires, bureaux… à la recherche de matériaux. Et pour nous y aider, nous disposons d’un scan via notre gant qui met en surbrillance les éléments avec lesquels interagir, tel Révélio dans Hogwarts Legacy : l’Héritage de Poudlard. Et croyez-moi, nous allons l’activer constamment.

Je pourrais écrire encore des pages sur le gameplay d’Atomic Heart, mais pour en finir, les affrontements en général, aussi bien boss que simples ennemis, sont très réussis. Avoir la possibilité de changer de compétence à n’importe quel moment en passant par Nora est un délice, d’autant que nous n’avons pas à avoir peur de nous tromper et de devoir tout recommencer. C’est dynamique, fun et on en redemande. Au contraire, le mode furtif est mal fichu, on se fait repérer trop facilement. Bref, une mécanique de jeu à oublier. Quant à l’exploration, à part pour “farmer” les ressources afin d’améliorer l’arsenal, elle reste très anecdotique et on regrettera l’absence d’objectifs secondaires.

Gauche ou droite ? Et pourquoi pas les deux !

Côté technique, le titre est visuellement magnifique. Dès les premières minutes de jeu, nous nous prenons une claque. Effets de lumières, de textures, le monde est coloré, resplendissant et certains panoramas sont à couper le souffle. On regrettera cependant de ne pas avoir de modes graphiques sur consoles. Le jeu tourne en 2160p (4K) la plupart du temps, mais peut ajuster sa résolution durant certaines scènes, permettant de stabiliser les FPS qui visent eux les 60 images par seconde.

La direction artistique est tout aussi soignée. Les machines sont diversifiées avec leur propre visuel et s’intègrent parfaitement aux différents environnements. L’animation des robots et des PNJ en général est fluide et très bien animée, Mundfish a vraiment fait du très bon travail de ce côté-là.

Le moteur du jeu est tellement réussi que quand nous passons en mode cinématique, nous avons l’impression d’un rendu moins joli, voire fade. Surtout à cause des deux bandes noires qui apparaissent en haut et en bas de l’écran pour donner un côté “Cinéma”, ce qui est bien dommage.

J’ai également rencontré quelques bugs pendant ma session de jeu : personnages bloqués entre deux rochers, impossibilité de changer de compétence ou tout simplement incapacité à activer l’ascenseur, me forçant à redémarrer l’application. Heureusement, les derniers patchs ont corrigé tous ces petits désagréments et j’ai pu terminer Atomic Heart sans souci.

Char-les s’il vous plait, taisez-vous !

J’ai pour habitude de jouer à l’intégralité de mes jeux en VOSTFR, mais pour un souci de praticité notamment durant les combats, j’ai voulu tenter la version française et je ne regrette absolument pas mon choix. Le doublage français est incroyable, pas une seule fausse note. Tous les doubleurs m’ont paru convaincants et impliqués. J’ai pris un pied monstre à écouter Char-les vanner l’agent P-3 ou à m’imaginer la doubleuse de Nora rester sérieuse à réciter ses dialogues érotiques. Vraiment cette fois-ci, je ne peux que conseiller la VF.

Quant à l’OST, elle colle bien à la plupart des situations rencontrées. Certaines musiques sont un plaisir pour les oreilles, surtout celles des affrontements de boss. Fun fact : dans le lore d’Atomic Heart, on nous dit que les musiques entendues à la radio seront celles qu’on écoutera dans 50 – 80 ans via un système d’algorithme et si on fait le calcul entre l’époque du jeu et la nôtre alors cela correspond bien.

Petit point DLC

Un season pass appelé Atomic Pass, au prix de 39,99 €, est disponible. Quatre DLC sont prévus, nous proposant d’enrichir notre expérience en nous donnant l’accès à de nouvelles zones, armes, ennemis et boss ainsi qu’à quelques cosmétiques.

Pour conclure…

Atomic Heart est un bon jeu, même si son monde ouvert n’est pas toujours convaincant et son scénario pas toujours original et attractif. Il n’en reste pas moins fun et divertissant grâce à ses héros et ses dialogues. Quant aux affrontements qui sont au cœur du gameplay, ils sont vraiment très réussis. Maintenant, j’attends avec impatience le contenu additionnel pour me replonger dans ce monde.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Fun et divertissant

Les affrontements

La VF

Nora ❤

Les points négatifs

Son monde ouvert

Sa répétitivité

Scénario pas toujours très intéressant

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