Upon a Starlit Tide

Et si la petite sirène n’était pas au courant de ce qu’elle est ? Si sa vie entière reposait sur un secret ? La collection à travers le miroir continue chez 404 Éditions. Après Lost Boy, une réécriture de Peter Pan du point de vue de Crochet, voici Upon a Starlit Tide. Une réécriture de la petite sirène, plus sombre et plus mature que la version que nous connaissons de Disney. Retrouvez-le chez votre libraire préféré et chez Amazon pour 20,95€.

Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

Une collection de réécritures

Upon a Starlit Tide est le deuxième tome de la collection À travers le Miroir. Nous avions découvert Lost Boy et sa couverture verte, une réécriture de Peter Pan où le héros n’est autre que James, alias Crochet. Son enfance et son arrivée à Neverland avaient été expliquées et nous avions découvert un Peter Pan toxique et totalement différent de ce que l’on connaît.

404 Éditions avait ensuite annoncé la sortie de la réécriture de la petite sirène. Mais que découvrons-nous à la fin du livre ? La couverture du tome 3 ! Eh oui, la prochaine réécriture sera Cendrillon, « Thief liar Lady », prévu pour octobre 2025.

Made in Bretagne !

Ce n’est pas aux Caraïbes que nous allons dans Upon a Starlit Tide mais plutôt à Saint Malo, en Bretagne. C’est moins exotique certes, mais la Bretagne regorge de créatures et d’histoires fantastiques. Upon a Starlit Tide en regorge aussi ! Fées, Lutins et Groac’h, une fée bretonne d’eau. Bref, tout est là pour nous faire voyager. Ayant été à Saint Malo récemment, autant vous dire que j’ai pu m’imaginer le décor à merveille.

Nous rencontrons donc Lucinde Léon, la fille d’un riche armateur. Fille cadette, elle a deux sœurs qui, désolée de le dire, nous rappellent étrangement les sœurs de Cendrillon pour le coup. En se promenant sur la plage, elle trouve un homme et le sort de l’eau. Lucinde a une malformation aux pieds et donc son père se montre très protecteur ainsi que sa mère.

Une fois l’homme ramené chez les Leon, il faut trouver son identité. Voilà qu’il s’agit du fils d’une noble famille, et devinez quoi ? Il cherche une épouse. Morgan de Châtelaine va donc organiser un bal pour courtiser les jolies demoiselles. Les sœurs de Lucinde y vont bien sûr, mais pas que… Telle Cendrillon, la jolie Lucinde va au bal avec l’aide de la Groac’h. Eh oui, le tome trois sera sur Cendrillon et voilà qu’on nous fait ici un mélange de la petite sirène et du bal légendaire.

Un triangle amoureux sympathique

Morgan jouerait donc le Prince Eric ? Oui, sauf qu’il n’a rien d’un gentil prince. À côté, nous avons Samuel aussi, un contrebandier épris de Lucinde depuis toujours mais qui a conscience que son statut n’est pas assez bon pour Luce. Son père n’acceptera jamais. Nous avons donc le droit à un petit triangle particulier. Morgan veut épouser Lucinde, Samuel aime Lucinde, et Luce ? Elle veut juste voguer sur l’océan avec le bateau que son père lui a promis. Lequel choisir ? Morgan, qui cache bien son jeu et qui va nous surprendre durant tout le livre ? Ou le gentil Samuel, qui n’a rien à offrir hormis son cœur de marin ? Ce qui est sûr, c’est que l’ambiance dans cette histoire va vite tourner au drame et vous n’êtes pas prêts pour les surprises qu’il vous réserve.

Pas de conte de fées ici

Kell Woods a fait le choix de n’utiliser qu’une infime partie des légendes. Nous avons des sirènes, mais aussi des fées de Bretagne et d’autres créatures du folklore breton. Mais nous avons surtout une histoire qui se base sur la guerre de Sept ans. Des affrontements entre la France et l’Angleterre sur la mer. Et comme toute famille à l’époque, les mariages arrangés et la bonne figure sont les principes même de la réussite. Luce est donc tiraillé entre son envie de voyage et son devoir de future femme Leon. On y trouve pas mal de similitudes avec le conte d’Andersen, nous sommes très loin du conte Disney. Les premières lignes nous plongent dans l’ambiance avec les douleurs plantaires de Luce. Cela rappelle bien sûr le conte de base quand la sirène perd ses pieds. Si vous n’avez jamais lu ce conte, je vous le conseille.

Plus de recherche ?

Chipotons un peu. Kell Woods est australienne. Comme souvent, les réécritures ne sont pas de chez nous, et malgré l’intrigue géniale, je n’ai trouvé que peu de détails sur Saint Malo. Pour avoir visité les lieux, j’ai dû faire appel à mes souvenirs pour me poser un décor. Dans le livre, nous avons surtout des détails sur l’intérieur des bâtisses et sur les remparts, rien de plus, ce qui est assez dommage je trouve. Pourquoi écrire sur la Bretagne si on ne connaît pas plus les lieux que cela ? La Petite Sirène n’est pas Bretonne en plus de base donc je dois avouer ne pas comprendre. Mais bon, c’est vraiment histoire de trouver un petit truc négatif car sur le reste je suis sous le charme.

Mon avis sur Upon a Starlit Tide

La couverture est un coup de cœur déjà. On comprend vite qui est la Sirène, mais on reste dans le secret un long moment. Qui est-elle réellement ? Pourquoi ne semble-t-elle pas savoir ? Un secret qu’il faut découvrir à travers les pages.

C’est là que j’ai dû m’accrocher. Le début est long, les personnages pas passionnants. Mais ils se révèlent une fois les prémices du secret abordé. Le passage du bal est bien trop ressemblant à Cendrillon et c’est dommage, surtout quand on sait que c’est le prochain tome. Il faudra donc supporter les longueurs le temps de quelques pages. Bon, la moitié du livre en fait. Mais quand les différents protagonistes se montrent enfin et dévoilent leur vrai visage, là on entre dans le vif du sujet et c’est là qu’on ne lâche plus la lecture !

Lucinde garde les traits de la Sirène que l’on connaît : l’envie de voyager, de découvrir un autre monde. Elle réunit tout cela et offre une belle image féministe dans cette Bretagne historique.

Pour conclure…

Après un Lost Boy qui avait séduit, nous voici avec une sirène mystérieuse ! Un mélange de conte de fées et d’histoire de guerre sur un fond de folklore breton ! Autant vous dire que le voyage est certes long mais à la fin on en a pour notre argent.

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