Shiba Inu Rooms – Tome 2

Après avoir découvert un duo aussi marrant qu’attachant composé d’une lycéenne sans peur maîtresse malgré elle du fantôme d’un Shiba Inu, Shiba Inu Rooms tome 2 vient de débarouler chez les libraires le 3 juin 2026. Maintenant que Kôri a réussi à apprivoiser Muu, ce dernier va se révéler d’une grande aide tant pour la jeune fille que pour les autres habitants de la résidence. Alors que sa maîtresse s’apprête à reprendre les cours dans son nouveau lycée, Muu compte bien fêter ça à sa façon en lui réservant une surprise que l’adolescente n’est pas prête d’oublier.

Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

Toutou pour un appart’

Il suffit parfois d’un fantôme à quatre pattes pour guérir un coeur brisé… 

Le manga qui fait fondre le Japon ! Suite à son changement de lycée, Momose Kôri est à la recherche d’un nouveau logement. Elle tombe alors sur une annonce pour un appartement au loyer défiant toute concurrence !La raison de ce prix attractif ? « Muu », l’esprit canin qui hante les lieux. Kôri, jeune fille solitaire et maladroite, qui a du mal à exprimer ses émotions, parviendra-t-elle à s’entendre avec un toutou aussi particulier ? Rires, réconfort et moments touchants… Ne ratez pas le début de cette cohabitation chaotique et attendrissante !

Doki Doki

Trouver un logement à prix raisonnable relève parfois du miracle, mais tomber sur un appartement hanté par le fantôme d’un Shiba Inu l’est déjà beaucoup moins. À la recherche d’un nouveau chez-elle, au début de Shiba Inu Rooms, la jeune Kôri Momose visite une résidence flambant neuve dont le loyer particulièrement attractif cache un détail pour le moins inhabituel : l’immeuble est réputé être hanté. Peu impressionnée par cette révélation, l’adolescente envisage sérieusement d’emménager jusqu’à découvrir que l’esprit occupant les lieux est celui d’un Shiba Inu ayant subi les mauvais traitements d’un éleveur aujourd’hui arrêté. Prête à rebrousser chemin, Kôri est alors interrompue par Shibai, son futur voisin, qui lui explique qu’un excès d’affection envers les jibakurei risque de les faire rejoindre prématurément l’au-delà.

Voyant là une occasion inespérée de se débarrasser de son encombrant compagnon spectral, la jeune fille change aussitôt d’avis et décide d’intégrer la résidence. Malheureusement pour elle, Muu, le chien fantôme caché dans son placard, ne semble guère disposé à accepter ses démonstrations d’affection et n’hésite pas à la mordre dès son arrivée. Bien décidée à accomplir sa mission, Kôri multiplie pourtant les tentatives pour rendre heureux son colocataire à quatre pattes. Mais lorsque celui-ci l’attaque une seconde fois, la propriétaire des lieux finit par faire appel à une exorciste.

Contre toute attente, la médium ne s’intéresse pas au jibakurei, mais à Kôri elle-même. La lycéenne est en effet possédée par un esprit-serpent issu d’une malédiction qui la vise. Affaibli par les assauts répétés de Muu, qui cherchait en réalité à protéger la jeune fille, le parasite surnaturel est rapidement éliminé. Une fois cette étrange affaire réglée, la véritable cohabitation peut enfin commencer. Entre un Muu devenu étonnamment bavard, des voisins aussi excentriques qu’imprévisibles et une Kôri qui découvre qu’elle apprécie finalement la compagnie d’autrui, la vie paisible qu’elle espérait mener semble déjà appartenir au passé…

Muu, esprit mordant

Kôri commence à s’habituer à la vie aux côtés de Muu, l’esprit shibattaché à l’appartement. Mais avec lui, les journées sont toujours pleines de surprises… Un coup, il faut l’aider à se faire des copains, un autre, il faut lui donner un bain, parce qu’il est couvert de ketchup…  Mais face à l’ingénuité de Muu, le sourire finit toujours par revenir aux lèvres de Kôri. Un après-midi, Kôri rentre de sa première journée dans son nouveau lycée. Elle s’apprête à retrouver Muu, censé garder l’appartement en son absence. Mais le chien va lui réserver une surprise dont il a le secret… La vie est toujours pleine de rebondissements avec Muu !

Doki Doki

La cohabitation initiée dans le tome 1 de Shiba Inu Rooms se poursuit alors que chacun trouve peu à peu sa place dans cette colocation d’un genre assez particulier. Cependant, tout ne se passe pas sans heurts et tandis que Kôri tente de suivre des cours en ligne, Muu s’ennuie et n’entend pas laisser sa maîtresse se concentrer. Afin d’occuper son compagnon canin, la lycéenne décide alors de lui mettre une vidéo afin d’avoir la paix. Inspiré par le dessin animé qu’il regarde, Muu se met en tête de se trouver des amis. Heureusement pour lui, Kôri et son voisin de palier, Nukumi Shibai, organisent un appel en vision pour permettre à leurs Shiba respectifs de faire connaissance.

Bien que la rencontre soit un succès et que Muu s’entende bien avec les sept Shiba du voisin, Nukumi qui est étudiant ne peut pas laisser tous les jours son ordinateur chez lui pour que les chiens communiquent. Pendant que la jeune fille se demande comment occuper l’esprit, elle fait la connaissance de Yoiko Sakamori, la locataire du 203 et de ses deux esprits : Popo et Croquette. Deux nouveaux amis en perspective pour Muu, alors que Kôri voit se rapprocher la date fatidique de son retour au lycée. Devant cette perspective qu’elle redoute fortement, l’adolescente tente de faire bonne figure, mais ce n’est pas une franche réussite. Mais heureusement, Muu est là pour veiller au grain.

Pas de panique, elle est Kôri-ace !

Voilà un second tome qui confirme tout le bien que je pensais de Shiba Inu Rooms en continuant sur sa lancée, présentant un Muu aussi franc qu’attendrissant. Pourtant, chez l’éditeur Doki Doki ce sont plus souvent les chats qui sont mis à l’honneur que ce soit avec Le Chat mène l’enquête, Nos cœurs de chats ou encore Cats & Dragon et cela fait plaisir de voir nos amis canins mis à l’honneur. Bien qu’étant dotés de la parole, les jibakurei n’en restent pas moins des chiens avec un raisonnement en accord avec leur espèce et je me délecte de voir Kôri tenter d’inculquer un peu de bon sens à son chien. Je dois bien dire que j’avais hâte de faire la connaissance des autres locataires de la résidence, au-delà de la propriétaire, de Shibai et de Sanada l’apprenti boulanger.

Dans ce nouveau tome, nous découvrons Yoiko qui change carrément de visage entre son aspect professionnel et celui qu’elle arbore dans le privé. J’aime beaucoup cette working girl bilingue en anglais, cachant une personnalité survoltée contrastant totalement avec l’image qu’elle renvoie dans la rue. Au fur et à mesure que Kôri et Muu rencontrent les autres habitants de l’immeuble, ils se rendent compte de la solitude qui a été la leur jusqu’à présent et commencent à apprécier de plus en plus la vie en communauté. Alors que la résidence devient peu à peu un véritable foyer pour Kôri, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur sa famille et notamment sur ses parents, encore très discrets jusqu’à présent. Si nous avons déjà eu l’occasion d’apercevoir le père de Kôri, sa mère reste pour l’heure une inconnue dont nous n’avons jamais vu le visage.

Voilà qui me rend particulièrement curieuse de voir la direction que prendra la série sur ce point. Cependant, Kôri garde une place primordiale pour Muu qui est prêt à tout pour sa maîtresse, quitte à passer au travers de murs pour lui venir en aide. J’avoue qu’à force de voir Muu capable de se servir d’objets et d’avoir une consistance physique, j’avais un peu passé outre ce que sous-entendait le fait d’être un esprit et comme la lycéenne avec qui il habite, je ne m’en suis souvenue qu’en le voyant passer au travers des portes et des murs.

Une nouvelle preuve que si le sujet de base est assez dramatique, il est très vite relégué aux oubliettes devant la joie de vivre et les bêtises des divers shiba de l’immeuble. Pour autant, le sujet revient sur le devant de l’intrigue par petites touches, mais jamais pour faire s’apitoyer le lecteur, plus comme une leçon destinée à donner du courage aux humains vivants avec eux. J’avoue être enthousiaste à l’idée de rencontrer la dernière locataire, celle qui porte un masque de chien et dont le jibakurei s’exprime comme un adulte. Vivement le tome 3 de Shiba Inu Rooms, qui n’a encore aucune date de sortie de prévue.

Pour conclure…

Dans ce second tome, Shiba Inu Rooms continue donc de développer avec beaucoup de tendresse son improbable colocation entre humains et esprits canins. Derrière les bêtises de Muu et les situations aussi drôles qu’attachantes qui rythment le quotidien de la résidence, le manga poursuit également sa réflexion sur la solitude, l’entraide et les liens que l’on tisse avec ceux qui nous entourent. Plus Kôri et son compagnon fantomatique découvrent leurs voisins, plus ils réalisent à quel point ils avaient besoin de cette nouvelle famille de cœur. Entre les mystères qui entourent encore certains habitants et les nombreuses rencontres qui restent à venir, Shiba Inu Rooms semble avoir encore bien des histoires à raconter. Une chose est sûre : on est prêt à revenir gratter à la porte de la résidence pour découvrir ce que le tome 3 leur réserve.

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