ODR – Tome 1

Un tome aussi imposant que le héros de l’histoire débarque chez Kana. Écrit par Maxime Truc et dessiné par Locass, deux artistes français, ODR fait une entrée écrasante dans le catalogue. Découvrez l’histoire d’un guerrier reclus après un passé destructeur et d’une jeune villageoise en danger. Quand les événements s’enchaînent et poussent le guerrier à sortir de sa retraite, ce n’est pas bon signe. Disponible chez votre libraire préféré et sur Amazon depuis le 17 octobre 2025 pour 13,95€.

Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

La petite nouveauté manfra ?

Un manfra appelé ODR ! On en parlait récemment dans mes divers articles et notamment sur les «30 ans du manga français», les titres sont nombreux mais peuvent sortir du lot. Eh bien, il se pourrait que j’ai pour vous une petite pépite pour tous les fans de seinen.

Au 9ème siècle après Jésus-Christ, dans les terres froides et reculées du nord de la Germanie, un illustre guerrier scandinave s’est retiré loin des conquêtes et des batailles sanglantes.

Mais un drame impliquant une jeune fille du village voisin va le sortir de sa retraite et réveiller ses fantômes. La quiétude de la forêt va alors laisser place au bruit et à la fureur.

Kana

Vous l’aurez donc compris, nous sommes au 9ème siècle après J.C et l’histoire se passe au nord de la Germanie. Dans l’histoire mondiale telle que nous la connaissons, c’est l’époque Viking, mais aussi le moment de nombreuses guerres avec la Suède et les autres pays scandinaves. Les frontières se forment et les territoires se disputent les terres. C’est ce moment-là que Locass et Maxime ont décidé d’installer leur histoire.

Un tueur comme on les aime

ODR met en scène GudBjörn un ancien guerrier qui vit reclus dans les bois loin de toute civilisation. Ancien Berserker, il a tout perdu dans sa vie. Ce tome un est divisé en deux, une partie sur lui et une partie sur la villageoise dont je vous parlerai juste après.

Comme toute œuvre avec un tueur à la retraite (coucou John Wick), le charisme du héros vous annonce la couleur. Quand on aperçoit Gud, on devine rapidement que le premier qui va le faire sortir de sa retraite va créer un cataclysme.

Sa vie va basculer quand il croise le chemin de deux jeunes gens, Syn et Dag. Les deux jeunes sont avec un groupe d’amis et, durant la balade, ils tombent sur Gud. Cette rencontre très brève va marquer Syn à jamais.

Lorsqu’un bataillon de soldats s’en prend au village voisin, et donc celui de Syn, Gud va s’en mêler et forcément il va croiser son passé. Alors quand l’un de ses anciens compagnons découvre qu’il est vivant, l’appel du Berserker se fait sentir. Gud va donc avoir le choix : se battre ou se cacher…

Une villageoise angélique

Syn est une jeune femme qui habite le village voisin. La jeune fille est sourde et muette de naissance. Si Drag la voit comme différente, au village on la voit surtout comme une fille inutile. Alors quand le bataillon arrive et qu’une querelle éclate, les négociations s’ouvrent. Syn doit être offerte au fils du capitaine pour sa première nuit. Une scène à laquelle nous assistons et qui fait mal au cœur. Bien que la scène ne nous détaille pas tout, on est loin de certains mangas comme Berserk. On devine ce qui arrive à Syn mais on ne voit pas tout. Donc si vous êtes sensible à ce genre de scènes, attention à vous.

Un lien s’est créé entre Syn et Gud dans la forêt. On le sent à leurs regards, alors quand Dag appelle à l’aide, le guerrier sort de sa tanière pour aider… Ce tome 1 tourne énormément autour de Syn. À voir ce que donnera le tome 2 si elle est toujours là.

Des dessins hallucinants

J’apprécie beaucoup la Dark Fantasy et notamment dans les mangas. J’ai découvert Berserk lorsque j’étais étudiante et encore maintenant je suis une grande fan. En voyant ODR, je me suis dit «pourquoi pas». Eh bien, je dois vous dire une chose… Les dessins…

J’ai été subjuguée par le coup de crayon de Locass, et si l’histoire n’a rien de fou ni d’original, je dois dire que ce sont les dessins qui m’ont donné envie de me plonger dedans.

On jongle entre le sombre et la lumière. On ressent ce côté angoissant et pesant dans un hiver glacial et sous tension. Il y a peu de dialogues au début, mais les dessins nous permettent d’entrer dans cette forêt avec admiration.

Une histoire qui manque d’originalité

De base, les assassins, les guerriers, ce n’est pas mon truc. Mais quand il y a une belle histoire autour, je fais des exceptions. En lisant ODR, comme dit plus tôt, j’ai été séduite par le coup de crayon. Mais côté histoire, je n’ai rien trouvé de nouveau. J’ai à la maison un accro de John Wick et tous ces genres de films. L’ancien vilain qui se rachète une conscience et qui vit reclus dans une grotte, un appartement ou que sais-je. Ici, on a clairement la même chose mais dans une lointaine époque. Nous avons un ancien Berserker qui fuit son passé et préfère vivre reclus. Il s’attache à une gosse et va sortir de sa grotte pour la sauver. Voilà le sujet principal du tome un.

C’est là que je bug. Nous avons deux tomes d’annoncés sur cette histoire. Gud a mis un tome entier à sortir, et encore on n’est même pas sûr qu’il accepte de prendre part à cette guerre. En juillet 2026, le tome 2 arrivera, mais que va-t-il contenir ? En un seul tome (bien que très gros), les créateurs vont réussir à nous coller une guerre et une happy end ? Ou une Sad End ? Allez savoir. J’ai cette peur de voir l’histoire expédiée. Ou bien, comme je m’en doute un peu, l’histoire est tellement courte que l’on va la faire traîner en longueur. Heureusement, les dessins sont là clairement.

Mon avis sur ODR – Tome 1

Un coup de cœur ! Mais pas sur l’histoire. En soi, l’histoire comme je l’ai dit plus haut n’a rien de vraiment intéressant. Néanmoins, j’ai mon cœur qui fond pour Syn. Cette pauvre enfant a tellement souffert, et j’espère que dans le tome 2 elle aura un rôle. Une future guerrière ? Pourquoi pas. Gud pourrait l’entraîner. Mais encore une fois, j’ai peur que sur deux tomes tout cela soit expédié.

Non, mon coup de cœur, c’est sur les dessins. Les scènes sont magnifiques et remplies d’émotions. Il aurait pu ne pas y avoir de dialogues, cela ne m’aurait rien fait. J’applaudis Locass et je l’encourage clairement à continuer. Il peut se faire une belle place dans la Dark Fantasy française.

Pour conclure…

Une histoire sombre et remplie d’espoir. Voilà ce que nous offrent Maxime Truc et Locass. Deux amis qui se sont lancés dans l’aventure de l’écriture. Si beaucoup de manfras n’arrivent pas à percer, j’ai clairement envie que celui-ci se fasse une place dans votre cœur. Une histoire de Dark Fantasy sombre et poignante à la fois. Un plaisir visuel tant les dessins sont magnifiques !

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