Marvel’s Spider-Man : Miles Morales

Marvel’s Spider-Man : Miles Morales est un jeu vidéo de type action/ aventure, édité et développé par Insomniac Games. Il est disponible depuis le 19 novembre 2020 sur PS4 et également sur PS5.

Dans l’univers des super-héros, aucun d’entre eux n’est plus fun à incarner que Spiderman. C’est dit !

Aussi, inutile de dire que c’est avec grand plaisir que j’attendais cet opus ! Surtout après avoir littéralement adoré le premier épisode, sorti deux ans plus tôt.

Véritable figure de proue du lancement de la PS5. Le soft est également porté sur son aînée, la presque retraitée PS4. Et c’est tant mieux, sans quoi beaucoup d’entre nous n’aurions pas pu y jouer. Alors qu’en est-il de ce fameux « Marvel’s Spider-Man : Miles Morales » ? Véritable feu d’artifice ou pauvre pétard mouillé ?

Marvel's Spiderman : Miles Morales

Un nouveau héros…

Dès l’écran titre, nous faisons connaissance avec notre héros, le jeune Miles Morales. Cet adolescent a tissé ses premières toiles dans le comics Ultimate Fallout d’août 2011, sous la plume experte de Brian Michael Bendis et le trait fin de Sarah Pichelli.

Issu d’une famille latino-afro-américaine et ayant grandi à Brooklyn, Miles est un garçon somme toute tranquille qui se prépare un brillant avenir de scientifique. Dès le début du jeu, un flashback nous résume son rôle dans le précédent Spiderman, sorti sur PS4 en 2018. Du drame survenu dans sa vie (passage traumatique obligé pour tout bon super-héros) jusqu’à l’obtention accidentelle de ses pouvoirs, tout y est résumé.

… pour une nouvelle histoire

Après les quelques réglages de rigueur (son, graphismes, sous-titres). On découvre Miles déambulant dans les rues de son nouveau quartier, Harlem. Et c’est déjà l’heure du premier constat : le jeu est magnifique, notamment au niveau des ambiances lumineuses. L’histoire prend place en hiver et la saison est extrêmement bien retranscrite. On ressent tellement le froid d’un mois de décembre que j’ai dû me faire un chocolat chaud pour y parer. Quoi ? Comment ça, un prétexte ?!

L’exposition du jeu est claire. Nous comprenons tout de suite dans quel état d’esprit se trouve le jeune héros en devenir : New-York adore le « vrai » Spider-Man et Miles sait qu’il doit encore faire ses preuves pour gagner le cœur des habitants.

Alors qu’il fait une course pour sa chère maman, Miles est réquisitionné par Peter Parker, le Spider-Man originel mais aussi son mentor et ami, pour escorter un dangereux prisonnier. S’ensuit un didacticiel qui, via une séance d’apprentissage très pédagogique, nous familiarise avec les bases du gameplay. À l’issue de quelques tribulations dont je ne révélerai pas la teneur pour ne pas vous gâcher la surprise, la passation de pouvoir est faite… du moins temporairement. Désormais, Miles doit assurer seul le rôle de protecteur de la Grosse Pomme. Et garder un œil sur Simon Krieger, président de Roxxon Energy, qui, malgré ses airs avenants et son ton jovial, apparaît immédiatement comme un antagoniste. Voilà pour le premier quart d’heure de jeu ! Une entrée en matière basique mais efficace, dynamique, spectaculaire et scénarisée comme un film. La suite, c’est bien sûr à vous de la découvrir.

Plus moyen de tisser tranquille

Au sortir des premières heures passées manette en mains, force est d’admettre qu’Insomniac Games a mis le paquet. Que ce soit quand vous faites l’idiot entre les immeubles ou quand vous câlinez vos ennemis avec vos poings. Tout glisse comme une serviette chaude sur la tête d’un chauve.

Le système de jeu privilégie le dynamisme et les réflexes mais propose une maniabilité simple et intuitive, ce qui rend l’ensemble archi-fluide et archi-nerveux. Les commandes sont, peu ou prou, les mêmes que dans le précédent volet. Ainsi, les habitués retrouveront très rapidement leurs marques tandis que les nouveaux arrivants prendront très vite les leurs.

Les phases dans les airs sont très plaisantes, que ce soit lors d’une mission ou d’une simple balade. Il est facile de faire le fou sur les toits new-yorkais et, comme le jeu est très tolérant, Spiderman ne chute pas souvent. Et même quand c’est le cas, c’est sans dégât. Ne reste que le plaisir, en somme.

Constat identique pour les combats, hyper dynamiques et permissifs. Une multitude de mouvements sont à votre disposition et Miles glisse facilement entre ses ennemis. Telle une insaisissable savonnette arachnéenne (une métaphore qui prend tout son sens quand on affronte des taulards…). Néanmoins, il faut rester vigilant ! Les rares fois où l’on se fait toucher par  un adversaire, les dégâts peuvent être considérables. Heureusement, les soins sont très intuitifs (en appuyant sur le bas de la croix directionnelle). Ce qui nous sauve la mise plusieurs fois. La guérison, comme les autres pouvoirs, se présente sous la forme d’une jauge qui se remplit au gré des vos acrobaties ou de vos mouvements de combat, qu’il s’agisse de coups ou d’esquives.

Qui dit Noël dit nouveaux joujous

Quelques gadgets sympas font leur apparition, comme des clones holographiques ou des bombes gravitationnelles… soit plein de joujoux pour martyriser vos ennemis. Au rayon des nouveautés, on trouve les nouveaux pouvoirs de Miles. Je ne me permettrai pas de déflorer le sujet mais je vous donne quand même un indice : imaginez le Predator qui serait embauché par EDF.

Outre un scénario qui reste très ampoulé, le jeu offre de nombreuses quêtes annexes plutôt récréatives. Sauver des chats dans les arbres est un cliché mais, en l’occurrence, on vous demandera de secourir plusieurs de ces félins malhabiles. Sans être exhaustive, la liste de ces missions est suffisamment fournie pour entretenir un intérêt dépassant l’arc narratif principal

Pour ma part, je dois avouer adorer les passages d’infiltration. À travers ses lentilles, Spidey peut analyser le déplacement de ses ennemis et trouver la meilleure façon d’en venir à bout. D’ailleurs, il faut bien l’admettre : Spider-Man est le ninja ultime. Rapide et efficace, silencieux et capable de mouvements extraordinaires, jouer à éliminer un à un ces pauvres malfrats devient aussi grisant qu’amusant. Bien sûr, au-delà du plaisir intrinsèque de telles prouesses, celles-ci tiennent aussi de la nécessité car, quand vous devez infiltrer une base ennemie peuplée de criminels énervés, mieux vaut  la jouer intelligemment.

Lire aussi notre Test Marvel’s Avengers

Un grand pourvoir et caetera

« Marvel’s Spider-Man : Miles Morales » se veut un épisode transitoire, un spin-off de la mythologie établie dans le titre de 2018… et c’est là son principal point faible. Le soft a beau être pétri de bonnes qualités, il sonne comme un écho, creux et lointain. Cela concerne essentiellement les joueurs ayant déjà terminé le précédent épisode, mais la sensation de déjà-vu est très pesante. Il faut dire que la claque titanesque du Marvel’s Spider-Man était historique et que passer après ce dernier tient de la gageure. Aussi, même s’il s’en sort très bien, « Marvel’s Spider-Man : Miles Morales » est tout sauf original.

À noter quelques bugs dommageables pour un AAA : des téléphones volants, les jambes de Miles qui frétillent toutes seules en position statique ou encore des repères de carte qui s’effacent longtemps après avoir accompli les missions. Personnellement, je me suis retrouvée complètement bloquée et obligée de redémarrer le jeu parce que mon pauvre Miles était prisonnier… d’un coin de sa chambre !

Tout jeu comporte son lot de petits problèmes bien irritants. Et cela saute encore plus aux yeux quand ledit jeu est populaire et attendu. Comme dans un tableau brillamment exécuté, chaque coup de pinceau raté est d’autant plus visible. Après, tout ce qui est dit plus haut est pour relativiser, le jeu dans son grand ensemble est très bon. Et évidemment, aucun des points précédemment cités ne gâchera vraiment le plaisir de jeu, mais il est tout de même nécessaire de les mentionner.

Pour conclure…

« Marvel’s Spider-Man : Miles Morales » est un très bon titre, fort de qualités techniques tirant parti du meilleur de la PS4. Il offre une belle fin de carrière à cette console qui nous accompagne depuis maintenant sept ans. Des graphismes vraiment superbes, une prise en main intuitive et un rythme effréné, le jeu a tout du blockbuster hollywoodien. Le système de jeu est un peu répétitif mais bien pensé, une sorte de défouloir géant qui saura vous procurer moultes sensations. Un jeu débordant d’énergie qui, même s’il reste dans l’ombre de son auguste aîné, fait souffler un vent de fraîcheur bienvenu sur le mythe de l’homme araignée.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

L’ADN du premier épisode

Les nouveaux pouvoirs de Miles Morales

Vue magnifique de la ville sous la neige

Une fluidité jouissive

Les points négatifs

La voix en français de Miles Morales

Impression d’être sur un DLC amélioré

Dans le même genre

Laisser un commentaire