Kaijû Girl Carameliser – Tome 8

Cela faisait 9 mois qu’Harugon, exilé sur son île après la révélation de son identité, avait disparu des librairies et il a fallu attendre le 27 mars 2026 pour qu’un nouveau volume soit disponible à la vente. Kaijû Girl Carameliser tome 8 nous donne donc des nouvelles de la jeune fille de retour sur son île natale, mais également de ses amis bien décidés à la retrouver coûte que coûte. Tandis que la tragique histoire de Drago va rappeler de douloureux souvenirs à Kuroe, Minami, Manatsu, Rairi et Daichi comptent bien arracher à Kôtarô la localisation de celle qu’ils veulent à tout prix retrouver.

Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

La Kaijû amoureuse

Kaijû : littéralement “bête étrange”, les kaijû sont d’immenses créatures surpuissantes semant le chaos. Ils sont d’origine surnaturelle, mais l’activité humaine peut avoir une influence sur leur apparition.

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Kuroe souffre depuis toujours d’une maladie transformant des parties de son corps au gré de l’intensité de ses émotions. Mais la lycéenne, jusqu’à présent solitaire, essayant tant bien que mal d’éviter aussi bien celles et ceux qui la méprisent que les autres, va se transformer en créature gigantesque au contact du garçon le plus populaire, son crush, Arata Minami.

Ototo

Pas facile de mener une vie normale quand ses émotions peuvent raser une ville entière… Kaijû Girl Carameliser nous entraîne dans le quotidien de Kuroe Akaishi, une lycéenne pas comme les autres. Car dès que ses sentiments débordent, son corps se transforme en une redoutable créature de kaijû. Habituée à la solitude et perçue comme distante par ses camarades, elle pensait continuer ainsi… jusqu’au jour où Arata Minami, le garçon le plus populaire de la classe, décide de se rapprocher d’elle. Problème : ses sentiments pour lui sont si puissants qu’ils déclenchent sa métamorphose complète. Entre maladresses, amour naissant et patience infinie de Minami, Kuroe commence peu à peu à s’ouvrir aux autres, se liant même d’amitié avec Rairi l’influenceuse, Manatsu la passionnée d’Harugon (son alter ego monstrueux), et Daichi, un écolier à l’allure d’étudiant.

Mais cet équilibre fragile vole en éclats lorsque la mère de Kuroe réveille involontairement sa « sœur », Akae, un autre kaijû prêt à semer le chaos. Pour protéger sa ville et ses habitants, Kuroe n’a d’autre choix que d’affronter le monstre sous le regard inquiet de ses proches. Gravement blessée et voyant ses amis en danger, la jeune fille perd pied et voit sa conscience humaine s’effacer. Cependant, elle peut compter sur Minami qui, au péril de sa vie, grimpe sur son immense dos pour tenter de la ramener à elle. Une fois l’affrontement terminé et la créature vaincue, Kuroe, revenue à sa forme humaine, prend la fuite. Rapidement rattrapée par Minami, Rairi et Manatsu, elle voit son secret éclater au grand jour. Convaincue d’être rejetée, elle s’enfuit de nouveau, sans leur laisser le temps de réagir, jusqu’à s’effondrer d’épuisement dans les bras de sa mère.

Profitant de la situation, cette dernière l’emmène loin de tout, sans prévenir personne. Tandis que Minami continue de la chercher sans relâche, apprenant par Kôtarô qu’il ne la reverra peut-être jamais, Kuroe reprend connaissance sur une île inconnue : Maourani, son île natale. Déracinée et brisée, elle laisse sa tristesse la submerger et se transforme à nouveau. Mais elle n’a guère le loisir de s’apitoyer : entre un kaijû marin hostile et des inconnus qui l’attaquent, Harugon est contrainte de reprendre forme humaine.

Capturée puis conduite dans un village autochtone, Kuroe y rencontre Jô Aran, un mystérieux voyageur qui semble en savoir bien plus qu’il ne le laisse paraître. Comme si la situation n’était pas déjà assez complexe, Drago, le chef de la tribu, décide de faire d’elle son épouse pour lui sauver la vie… un homme lui-même hanté par le souvenir de sa femme disparue, désormais condamnée à errer sous la forme d’un kaijû.

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La bête aux bois pleurant

Alors que Kuroe est toujours coincée sur l’île de Maourani depuis le tome 7 de Kaijû Girl Carameliser, à Tokyo ses amis doivent composer avec son absence. Entre Minami qui refuse d’abandonner, même une fois toute la vérité sur Kuroe dévoilée par Kôtarô, Manatsu qui sombre dans une profonde dépression, Rairi qui s’inquiète pour la fan d’Harugon et Daichi qui ne veut qu’une chose : retrouver son amie, la vie sans la jeune fille est loin d’être simple. Quand le hasard met Daichi sur le chemin d’une Manatsu anéantie, les deux fans de Kaijû vont trouver la force de se relever à la faveur d’une évocation de souvenirs.

Une fois rejoints par Rairi ils se mettent en quête de Minami qui, de son côté, tente toujours de soutirer la localisation de sa petite amie à Kôtarô. Malgré une résistance exemplaire, l’ancien camarade de Rinko est obligé de s’avouer vaincu devant la pression mise par Minami, rejoint par le reste de la bande. Il leur révèle donc qu’Akaishi se trouve très sûrement sur l’île de Maourani. Pendant ce temps, Kuroe apprend à connaître Drago qui lui confie l’histoire de son amour avec Kinara, elle aussi née de l’œuf d’un Kaijû et ayant pris forme humaine.

Le Club des cinq à la rescousse de Kuroe

Si jusqu’ici le rythme de Kaijû Girl Carameliser a été mené tambour battant, nous voici arrivé à un tome 8 qui met un frein brutal à l’intrigue pour se concentrer sur l’effet que les révélations sur l’identité de Kuroe a eu sur ses amis. Je m’en doutais fortement, mais c’est l’effet de surprise qui les a conduit à réagir comme ils l’ont fait et ils regrettent amèrement ce léger instant d’hésitation maintenant que leur amie est portée disparue. De son côté Minami lui n’a jamais hésité et son amour pour Kuroe est intact malgré la vérité assénée par Kôtarô pour essayer de le décourager. A l’aune du combat secret de l’adolescente, chacun se remémore à quel point elle a été un soutien dans leur existence et décident de partir la retrouver afin de l’aider à leur tour.

Finalement, Kuroe est un miroir de leur propre expérience, eux qui risquent d’être rejetés à cause de leurs différences et plutôt que de fuir, ils décident de se battre pour ramener leur amie auprès d’eux. Si la séparation forcée après un événement traumatisant reste un ressort assez classique dans un scénario, ici, elle permet aux protagonistes de grandir et de s’émanciper de leur peur du rejet via leur décision de partir à la recherche de celle qui leur a prouvé qu’être différent ce n’est pas une malédiction. L’allégorie présente depuis le premier tome du manga sur les tourments de l’adolescence se vérifie une fois de plus et Spica Aoki décide de mener les personnages sur le chemin de la maturité en les affranchissant de cette inaction induite par la crainte de perdre ce qu’ils ont construit en cachant ce qu’ils sont réellement.

De son côté, Kuroe, elle, va se retrouver confrontée au témoignage de Drago et de la fin tragique de son amour avec Kinara. Je ne vous cacherais pas que je suis de plus en plus pessimiste quant à un éventuel happy end pour le chef de tribu et son kaijû de femme, de même que je commence à me demander comment Minami et Kuroe vont bien pouvoir conjurer le sort afin de vivre pleinement leur amour. Plus j’y réfléchis et moins je vois d’autres issues possible pour l’adolescente que celle de suivre son aînée Kinara en devenant ce qu’elle est par nature : un kaijû.

A ce propos, plus les tomes de Kaijû Girl carameliser s’enchaînent et plus je trouve Rinko égoïste, sachant qu’elle a tenu à élever sa “fille” comme une enfant normale alors qu’elle a bien vu ce qu’il est advenu de Kinara qu’elle a rencontré sous sa forme humaine. Elle doit donc tout savoir de ce qu’il est arrivé à la jeune femme et qui guette aussi Kuroe. Par ailleurs, la soustraire à sa vie sans même la consulter, alors même que l’enchaînement des événements est entièrement de sa faute, j’en viens à me demander quel but cherche à atteindre Rinko. Un mystère de plus à ajouter à la pile et dont il faudra attendre le prochain volume de Kaijû Girl Carameliser pour avoir, ou pas, la réponse.

Pour conclure…

Ce tome 8 de Kaijû Girl Carameliser marque un tournant plus introspectif que spectaculaire, mais tout aussi essentiel. En mettant l’intrigue en pause pour mieux explorer les conséquences des révélations autour de Kuroe, Spica Aoki offre à ses personnages l’occasion de grandir, de faire face à leurs peurs et surtout de choisir : fuir… ou avancer malgré le risque d’être rejeté. Car derrière cette quête pour retrouver Kuroe, c’est avant tout une lutte contre leurs propres doutes que mènent ses amis, bien décidés à lui rendre ce qu’elle leur a apporté. Une évolution qui fait écho au parcours de l’héroïne elle-même, désormais confrontée à un avenir de plus en plus incertain, où le destin de Kinara plane comme une ombre difficile à ignorer. Et plus les pièces du puzzle s’assemblent, plus une question s’impose  : Kuroe peut-elle réellement échapper à sa nature… ou est-elle vouée, elle aussi, à devenir définitivement ce qu’elle a toujours été ?

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