GetsuFumaDen: Undying Moon

GetsuFumaDen: Undying Moon est un jeu rogue-like produit par Konami. Après une première sortie en early access en 2021 sur PC, le jeu s’est invité sur Nintendo Switch le 10 février 2022, directement après la diffusion du Nintendo Direct. Une version PC n’a pas tardé à suivre, puisqu’elle est sortie une semaine seulement après la version Nintendo, le 17 février 2022.

Synopsis

GetsuFumaDen: Undying Moon intègre l’action intense d’un rogue-like hack-and-slash à un monde de fantasy splendide inspiré de l’art traditionnel japonais.
Incarnez le chef et gardien du monde vivant et, équipé d’un arsenal mystique et des pouvoir du clan Getsu, descendez dans les profondeurs des Enfers pour éliminer la source du cataclysme.

– Nintendo.fr

Le renouveau de GetsuFumaDen ?

Bien que ce titre puisse ne pas vouloir dire grand chose à des personnes qui n’ont pas de grande culture dans les jeux Konami (comme moi), il n’a pas fallu de longues recherches pour constater que GetsuFumaDen: Undying Moon était un titre revisité du jeu GetsuFumaDen, sorti en 1987. Exclusivement disponible sur Famicom, la version japonaise de la NES, le titre faisait parler de lui par son aventure périlleuse et son héros aux cheveux longs et rouges, Fuma. Le jeu n’a cependant pas eu de sortie étrangère auparavant, mais il est désormais possible de le découvrir (ou redécouvrir) avec l’édition digitale deluxe de GetsuFumaDen: Undying Moon. Cependant, le jeu n’est disponible qu’en anglais ou en japonais !

Un hommage à l’art traditionnel…

GetsuFumaDen: Undying Moon se différencie des dernières sorties par son originalité et son attrait de la culture japonaise. Le visuel s’apparente de très près aux ukiyo-e, ces “images du monde flottant”, un mouvement artistique qui comprend ce dont on connaît le plus en termes de peinture ou d’art japonais en général, les estampes. Les différents niveaux du jeu sont ainsi représentés comme des estampes, ce qui nous ferait presque oublier les quelques défauts graphiques présents lors de mouvements trop rapides et brusques.

… ainsi qu’aux monstres japonais

L’art traditionnel japonais reprend souvent la culture des monstres, ou créatures surnaturelles appelés Yōkai au Japon. Les ennemis du jeu en font directement référence, mais la figure la plus populaire est sans aucun doute le premier boss que l’on affronte (qui était le dernier boss dans le jeu original) : un squelette immense qui prend toute la partie droite de l’écran. Celui-ci ressemble au Gashadokuro, une des figures emblématiques représentée sur une estampe par le peintre Utagawa en 1844. Ce squelette est selon moi tout aussi populaire que La Grande Vague de Kanagawa de Hokusai, qui n’est quant à elle malheureusement pas dans le jeu (même si il y a un niveau avec de légères vagues).

Un mode facile pas très facile

Comme dans la plupart des jeux, nous avons la possibilité de choisir dans quel mode nous souhaitons jouer. Soit en difficulté adaptée aux débutants, en mode apprenti, soit en difficulté de base, en mode roturier. Personnellement, je n’avais pas envie de trop m’attarder et je souhaitais avant tout passer un moment de détente en jouant, pour une fois. Alors j’ai choisi le mode apprenti. Mais j’ai pu constater que le jeu était tout de même un brin difficile et je me demande s’il conviendrait à de réels débutants. Il ne m’a fallu que trois essais pour parvenir jusqu’à la fin, avant de mourir car je ne possédais pas assez de potions… Mais il est difficile d’en posséder lorsque le jeu n’autorise qu’un maximum de 2 potions tout le long de la run.

Des explications non-dites ou casse-têtes

Pour revenir à ce système de potions, il faut savoir que notre jauge de vie ne peut être augmentée qu’en absorbant des âmes, que l’on gagne en tuant des ennemis ou en ouvrant des coffres. Ces âmes sont également là pour augmenter les armes secondaires ou les potions (si on décide d’augmenter les potions, le jeu ne fait que nous offrir une potion en retour, ni plus ni moins). Sauf que nous manquons tellement de vie que la solution la plus judicieuse est d’augmenter la jauge de vie, et seulement notre jauge de vie. J’ai pu arriver à la fin avec une jauge de vie de 13 ou 14. En bref, toutes mes âmes sont passées dedans. Et en me renseignant sur Youtube, car je ne comprenais pas comment faire pour désigner de mon plein gré quelle statistique j’allais augmenter (ce n’est pas clairement dit dans le tutoriel), j’ai découvert que certains joueurs préféraient aussi augmenter leur jauge de vie plutôt qu’autre chose… Alors quel intérêt d’avoir plusieurs choix si au final, pour réussir, nous ne devons nous concentrer que sur la santé du personnage ?

Les armes principales et secondaires

Que vous soyez du genre à attaquer de front ou à vous battre à distance, le jeu fait en sorte que vous puissiez trouver votre bonheur en termes d’armes. Il y en a beaucoup, ou du moins assez pour varier les plaisirs et changer de façon de combattre d’une run à une autre. Pour ma part, je ne me séparais plus du katana et des bombes explosives, alliant attaques de loin et dégâts rapides. Il est possible après chaque boss de niveau, ou durant un niveau à condition de trouver des points de téléportation, d’améliorer vos armes principales et secondaires, et d’augmenter leur rang pour ainsi faire plus de dégâts ! C’est l’une des options du jeu que je trouve indispensable si vous souhaitez parvenir jusqu’à la fin.

Mon avis sur GetsuFumaDen: Undying Moon

J’ai adoré ce jeu même si ma relation avec débutait sur de mauvaises bases… Pour moi, il y a certaines explications qui ne sont pas claires et qui sont pourtant primordiales pour réussir à avancer. Malgré tout, le jeu s’en sort avec des combats intéressants et un visuel japonais comme je les aime. Puisqu’il s’agit d’un rogue-like, je ne pense pas que ce jeu soit adapté à tous, d’autant plus qu’il comporte beaucoup de difficulté et même en mode dit facile. Je le recommande tout de même car avec un peu de patience et de courage, il est possible d’en venir à bout.

Pour conclure…

GetsuFumaDen: Undying Moon est un rogue-like très inspiré de la culture japonaise, et plus précisément de l’art japonais. Il conviendra à tous les fans du genre et ceux amoureux des estampes et des créatures étranges. Le jeu est disponible sur Nintendo Switch et Steam pour la somme de 24,99€. Et pour une dizaine d’euros en plus, vous pouvez opter pour la version Deluxe ou pour le pack avec le Castlevania Advance Collection, comprenant 4 jeux phares de la saga éponyme.

Note : 3 sur 5.

Les notes de la rédaction

Les points positifs

– Le visuel effet estampe est réussi

– Nombreux choix d’armes

Les points négatifs

– Mode facile pas si facile

– Explications quasi inexistantes

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