Découvrez l’histoire d’un coiffeur qui se retrouve à la tête d’une famille atypique. Une demi-sœur dont il découvre l’existence après la mort de son père, un ancien détenu qui cherche à se repentir. Tout ça dans un salon de coiffure qui offre un moment de répit aux clients en quête d’un endroit paisible. Une histoire banale qui traite de la vie d’un entrepreneur qui cherche encore ce que veut dire le mot « famille ». Retrouvez Dong-Hua-Chun Barbershop chez Kana. Le tome un est disponible chez votre libraire préféré et sur Amazon depuis le 28 août 2026.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.


Un auteur sensible à la vie de tous les jours
Ruan Guang-min est l’auteur de Dong-Hua-Chun Barbershop. Né en 1973 dans le comté de Yunlin, Ruan est dans un premier temps dessinateur de Manhwa pour adolescent en 2003 après son passage comme assistant dessinateur. Mais avec le temps, il développe son propre style et se concentre plutôt sur la vie de tous les jours. Parfois les plus belles histoires n’ont pas besoin de contenir de la magie ou de l’amour. Une histoire simple sur un personnage banal peut suffire et c’est ce que souhaite notre auteur.
Un salon nostalgique
Le salon de coiffure Dong-Hua-Chun a été créé en 1970. Tenu par Dong et sa femme Chun, il est le refuge d’une clientèle qui aime avoir ses petites habitudes et qui vient se faire coiffer dans le calme et raconter leurs potins… La base d’un salon de coiffure finalement.

La vie semble parfaite pour cette famille, jusqu’à ce que Dong, le père, quitte le foyer. Le salon tourne alors avec Chun et petit à petit avec Hua, le fils. C’est alors lui qui reprend le salon à la mort de sa mère et chouchoute les clients les plus anciens. Même avec une calvitie ils reviennent pour l’ambiance agréable.
Trois histoires dans un seul salon
Qui dit salon familial dit surtout famille. Mais ici on est sur une famille plutôt atypique et pas forcément liée par le sang. Hua est le propriétaire, fils de Dong et Chun, le salon est sa maison. Il travaille avec Li Qi-Li. Récemment sorti de prison, Li Qi-Li cherche à se repentir malgré un délit qui lui colle à la peau. Apprécié des clients, il fait son travail avec le cœur. Mais c’est sans compter sur un policier qui fait du zèle et qui passe son temps à le harceler en lui collant tous les crimes de la ville sur le dos.

Et il y a la petite nouvelle, Yu-lan. La jeune femme débarque au salon avec juste l’adresse et se présente à Xiao-Chun comme était la fille de Dong. Quelle surprise pour le jeune homme, ou bien, pas totalement. Il a tiré un trait sur son père alors, apprendre qu’il a fui et refait sa vie ne le surprend pas mais le déçoit encore. Néanmoins il n’en tient pas rigueur à la jeune femme qui se retrouve à la rue. Son père étant décédé et n’ayant plus de mère, Yu-Lan n’a donc plus de maison, ni de parents. Chun est donc tout ce qui lui reste.


Tout pour solidifier une famille
Vous comprenez donc mieux le côté « famille atypique ». Yu-lan et Xiao-Hua sont demi-frère et demi-sœur, Li Qi-Li quant à lui n’a aucun lien de sang mais aux yeux de Hua, il fait partie du salon et il est là pour le soutenir en cas de soucis surtout dans sa route pour se repentir.
Les trois personnages ont tous un point en commun : une famille compliquée.

Hua a perdu son père jeune, sans savoir où il est parti ni s’il va bien. Il a donc dû soutenir sa mère comme il pouvait. Yu-Lan quant à elle a grandi avec ce père bien différent de ce qu’il était avant. D’ailleurs elle aurait pu rester vivre dans sa maison si son père ne l’avait pas léguée à un ami. C’est pour ça qu’elle a été obligée de partir. Et j’ai d’ailleurs beaucoup aimé la comparaison de la jeune fille avec la magnolia. C’est d’ailleurs là que l’on comprend que Hua accepte la jeune femme auprès de lui.
Une histoire courte et simple comme on les aime
Dong-Hua-Chun Barbershop est prévu sur trois tomes. L’histoire se veut banale et à l’image de la société taïwanaise. Un petit commerce de famille tout simple, pas de guerre, pas de fantasy ni de grands événements spectaculaires. Trois tomes c’est donc amplement suffisant et on va vite voir les liens se former. Si l’histoire entre Li Qi-Li et Xiao-Chen est déjà créée et en cours, celle entre le frère et la sœur doit encore évoluer. Mais notre ancien détenu et la jolie sœur peuvent aussi avoir un lien. Ils semblent se rapprocher amicalement. Nous verrons ce que cela va donner.
Mon avis sur Dong-Hua-Chun Barbershop – Tome 1
Dong-Hua-Chun Barbershop c’est ce petit téléfilm traditionnel qu’on regarde alors qu’on sait qu’il ne va rien se passer de fou. Il n’y aura pas d’attaque de vilains, pas de crime sanglant et pas de magicien. Mais on sait qu’on va y trouver de belles âmes et des histoires de la vie de tous les jours.
C’est donc un manga à l’aspect réel qu’on découvre. Une histoire simple, sans grandes turbulences et qui pourtant va nous offrir de belles émotions.

J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette histoire. Hua n’a plus son père depuis des années, il l’a rayé de sa vie et voilà qu’arrive chez lui une fille plus jeune et qui dit être sa demi-sœur. Il aurait pu la mettre dehors, rire et ne pas s’occuper d’elle pourtant, il va lui ouvrir sa porte et l’accepter dans sa vie.
Li Qi-Li quant à lui a aussi droit à son histoire. Il n’est pas juste l’ancien détenu, on découvre son passé, sa vie familiale et comment il s’est retrouvé en prison. Le fait de savoir que Hua est là pour lui nous prouve une chose… La famille ce n’est pas un lien par le sang aux yeux de notre Barbier… C’est un lien puissant qu’on offre aux personnes en qui on croit.
Trois personnes, trois histoires et pourtant un lien ! Ruan Guang-min continue de créer ses histoires qui reflètent la société de Taiwan. Ici on passe la porte d’un salon de coiffure qui offre une nouvelle vie à ceux qui en font la demande. Hua accueille sa demi-sœur sans aucune rancœur vis-à-vis de son père. Li Qi-Li quant à lui fait ce qu’il peut pour mettre son statut d’ancien détenu de côté malgré le harcèlement qu’il subit. Hua, quant à lui, réapprend le sens du mot « famille ». Une histoire simple, mais pleine de messages.





