
Un jeu d’horreur narratif à la première personne, un ensemble d’énigmes à résoudre et les portes de l’enfer qui vous attendent. Dark Atlas : Infernum, c’est une ambiance et une histoire des plus troublantes. Le monde est en proie à une apocalypse ésotérique et vous semblez en savoir bien plus que vous ne le pensez. Découvrez Dark Atlas : Infernum sur PlayStation 5, Xbox Series et PC pour 14,99€ depuis le 14 novembre 2025.
Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.
Accepte les ténèbres en toi
Dark Atlas : Infernum vous propose un prologue afin de vous mettre dans l’ambiance. Vous incarnez Natalia Asensio, grand maître d’un ordre ésotérique, et vous semblez en proie à des hallucinations, ou bien vous êtes en plein cauchemar. Une voix résonne et vous la suppliez de vous rendre votre fils, de vous dire où il est surtout.


Une fois le prologue terminé, vous vous réveillez dans une cellule. La voix dans votre tête est toujours là, une voix lourde et lugubre. Petit à petit, vous apprenez des choses sur vous et, une fois libéré de votre cellule, vous vous retrouvez dans ce qui semble être un manoir, mais aussi le QG de l’ordre ésotérique auquel vous appartenez.

Quel est votre but ? Eh bien, déjà savoir qui vous êtes. Hormis un nom et un prénom, vous n’avez pas grand-chose. Et potentiellement arrêter cette apocalypse, et bien sûr survivre aux démons qui rôdent.
C’est déjà un bon programme.
La Radiata Saga de Álvaro Aparicio
Connaissez-vous Álvaro Aparicio ? Il s’agit d’un auteur Uruguayen né en 1985. Il est celui qui a écrit la Saga Radiata. C’est de cette œuvre dont s’inspire le jeu.

La descente aux enfers, l’effondrement du monde, l’apparition des entités spectrales et la chute du conseil de la nuit. Voilà un bref résumé de cette œuvre très riche. Un mélange d’ésotérisme, de géopolitique et de faits historiques. Le genre d’œuvres où on a du mal à discerner le vrai du faux, la fiction et la réalité.
C’est d’ailleurs ce qui se passe dans le jeu. On se perd entre la trame du jeu, les effets de la drogue sur Natalia et les causes surnaturelles. Un jeu typique dans le genre horreur. On se perd dans la tête du personnage.
Un graphisme saisissant
Dans Dark Atlas : Infernum, nous n’avons pas des masses d’humains, le graphisme se concentre donc surtout sur l’environnement et les démons. N’oublions pas que nous sommes sur un jeu d’horreur à 15€. En général, les jeux de ce type ne sont pas très fous en termes de design. Mais pour le coup, ici, bien que j’ai trouvé les lieux un peu lisses, l’ambiance est très agréable et graphiquement on a quand même un environnement très détaillé et avec plein de pièces.


Au niveau de la créature, pas de vêtements, juste de la chair, et donc en termes de graphismes c’est tout aussi sympa. Quelques détails sur le corps, pour le prix je n’en demande pas plus.
Niveau ambiance sonore, on est assez bon, une petite mélodie qui nous suit, la voix glauque dans notre tête et le bruit naturel du feu de bois, du vent et autres petits détails.
Un jeu accessible pour tous
Quand je dis pour tous, je parle bien sûr d’un public adepte d’horreur.

Dark Atlas : Infernum propose tout un panel d’options pour faciliter l’accès au jeu. Les sous-titres comportent aussi les mentions des bruits environnementaux (*rire*, *pleure*, *voix angoissée*). Ils sont aussi assez gros en termes de police pour plus de facilité de lecture. Vous avez aussi la possibilité de choisir votre niveau de difficulté. Le mode normal, qui est le jeu de base, l’expérience comme elle a été vue par les développeurs. Mais vous avez aussi un mode facile pour profiter surtout de l’histoire et avoir moins d’interactions avec la créature. Mais vous la croiserez quand même.
Une intrigue complexe et surprenante
Comme dit plus haut, Dark Atlas : Infernum s’inspire de la Radiata Saga. Si, comme moi, vous ne l’avez pas lu, cela ne vous parlera pas. Mais, curieuse de nature, j’ai fait quelques recherches sur ce livre, et oui, en effet, on y retrouve tout. Le symbole, mais aussi tout le schéma de l’histoire. Je ne connais pas les détails du livre mais je pense que le lire après avoir joué au jeu peut être très intéressant.


Ajoutez à cela la pression des démons et de la voix dans notre tête et vous avez un cocktail d’intrigue assez sympathique.
Mon avis sur Dark Atlas : Infernum
Comme tous les jeux d’horreur, je suis ravie d’avoir pu poser mes mains dessus. Dark Atlas : Infernum vous plonge dans une ambiance unique et très immersive. Le fait qu’il soit inspiré d’un univers lu dans des livres est encore mieux et donne clairement envie de passer à Cultura.
L’histoire est intrigante et, en prime, on découvre tout en même temps que le personnage. Tout comme Natalia, nous sommes dans le flou et nous ne comprenons pas tout jusqu’au dénouement où tout nous est livré.

Graphiquement, on n’est pas trop mal. On flotte entre le moderne et le manoir traditionnel et on s’offre une petite visite immobilière en plus.
Pas mal de collectibles vous attendent : audio, papier, objets. Vous pouvez bien sûr les relire et les écouter quand vous voulez dans le codex. En vous promenant dans les lieux, vous avez l’impression d’être coupé du monde, mais non. On vous rappelle sans cesse que dehors, c’est la fin du monde, et qu’on y est pour quelque chose.
Dark Atlas : Infernum n’invente pas grand-chose : un environnement à visiter, des énigmes à résoudre et une créature à éviter. Mais il a quand même sa petite signature. Issu d’un univers littéraire connu des passionnés, le jeu a pu se faire une place. Hormis quelques longueurs par moments, Dark Atlas : Infernum a son charme et, en ce qui me concerne, c’est un « oui » ! Il fait son effet et je le recommande.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Une histoire passionnante et complexe
Graphismes travaillés et immersifs
Choix de difficulté
Jeu accessible (option de sous-titres disponible pour malvoyants et malentendants)
Des énigmes recherchées
Prix mini
Les points négatifs
Des moments parfois longs (surtout en mode facile)
La créature fait tout. Si vous prenez le mode simple, il y a moins d’intérêt
Une intrigue parfois un poil complexe




