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Daemon X Machina

Daemon X Machina est un jeu d’action développé par Marvelous First Studio et édité par Nintendo, sorti sur Nintendo Switch le 13 septembre 2019.

Merci à Vautour013 pour ce test ! Vous pouvez le retrouver sur sa chaîne YouTube ainsi que sur sa page Facebook !

Histoire

Un jour, une énorme explosion a détaché une grosse partie de la Lune. Au fil du temps, des morceaux finirent par retomber sur la Terre, dévastant tout sur leur passage. Comme si cela ne suffisait pas, une étrange énergie émanait ces météorites de Lune, corrompant les IA, qui du coup se retournèrent contre leurs créateurs humains. C’est ainsi que commença la guerre entre les humains (divisés en plusieurs factions) et les Immortals.

Si le scénario ne brille pas par son originalité, il a le mérite d’être suffisamment développé pour avoir une intrigue à suivre. Cependant, les personnages secondaires se révèlent être beaucoup trop clichés.

Gameplay

Vous êtes un Outer, c’est à dire un pilote de gros mecha, ici appelé Arsenal. Vous dirigerez le robot, mais aussi parfois le pilote directement.

Le jeu commence avec la création du personnage, un peu à la manière d’un MMO. Vous pourrez le faire à votre image, ou pas. Beaucoup d’options de personnalisation seront à votre disposition : sexe, couleur de peau, cheveux, visage, sourcils… Une fois en jeu, vous aurez accès au labo. Celui-ci permet d’améliorer votre personnage via des modifications cybernétiques (certaines influenceront l’apparence du personnage) en échange d’argent, qu’il faudra gagner en faisant des missions.

Parlons maintenant du robot. Celui-ci est lui aussi entièrement personnalisable, que ce soit dans les parties du corps (tête, corps, processeur, bras droit, bras gauche et jambes) que pour les armes (gauche, droite, épaule, auxiliaire, pylône gauche, pilône droit) ou même les peintures et autres décorations. Si ces derniers n’ont pas de limitations, les équipements eux sont soumis à la mémoire disponible sur le robot. Cette mémoire est définie par le processeur, c’est lui qui permettra de s’équiper de pièces plus puissantes, demandant plus de mémoire. Chaque pièce ou arme dispose de nombreuses statistiques, peut-être trop pour le joueur lambda qui se contentera de l’affichage de base avec peu de stats. Certaines pièces peuvent être équipés de modules, donnant un bonus supplémentaire. Les différentes armes et pièces d’équipement seront à récupérer sur le terrain, souvent sur les ennemis abattus, mais aussi dans une boutique ou grâce à l’usine.

Le jeu se découpe en missions. Vous aurez celles faisant avancer l’histoire (Missions proposées) et les facultatives permettant de gagner plus d’argent (Missions libres). Chaque type est lui-même découpé en plusieurs rangs. Vous aurez un objectif principal, à accomplir absolument, et des objectifs secondaires susceptibles d’augmenter la récompense en cas de succès. Avant la mission, vous aurez un petit briefing, suivi de dialogues entre les différents personnages y participant.

Concernant le gameplay, vous pourrez déplacer le robot au sol ou en vol via les sticks (gauche pour le robot, droit pour la caméra) et le faire sauter avec B (le maintenir pour sauter plus haut). Une fois en l’air, appuyer sur B permet de passer en mode vol et appuyer sur le stick gauche le désactive et fait descendre le robot. La touche A permet de saisir des objets (on peut par exemple saisir une voiture puis la jeter sur l’ennemi), à recharger ou à annuler. Vous aurez accès à un boost grâce à la touche R, que vous pourrez maintenir pour une utilisation plus longue, mais tout de même soumise à une barre d’endurance. L’appui sur le stick droit crée un mirage, un double qui perturbera vos adversaires et vous permettra de respirer un peu. Une fois l’ennemi dans votre viseur, vous pourrez attaquer avec les touches ZL (arme gauche) et ZR (arme droite) ou bien utiliser l’arme d’épaule avec la touche L ou l’arme auxiliaire avec Y. Il sera possible de changer d’arme avec celles stockées sur les pylônes avec les flèches gauche et droite. Le premier appui ouvre le menu (de l’arme gauche ou droite selon la flèche pressée) puis on navigue ensuite entre les deux armes toujours avec ces flèches. Enfin on pourra jeter une arme avec la flèche haut.

Quand le robot est au sol, la touche X permet de faire sortir le pilote du robot. Dans ce mode, ZR et ZL permettent toujours de tirer (respectivement tir normal et tir chargé) et B de sauter. L servira à lancer des grenades, R à esquiver et dasher, A d’utiliser une lame ou d’annuler. La flèche bas permet de poser un piège, gauche à frapper, droit à réparer et haut à exploser. Pour finir, on pourra rembarquer dans un robot avec la même touche X.

Lorsqu’un ennemi entre dans votre champ de vision, il sera entouré d’un cube blanc. S’il est bleu, c’est que la cible est verrouillée et s’il est rouge, c’est que vous l’attaquez. Sur le terrain, vous trouverez régulièrement des citernes de récupération de PS qui, une fois explosées, créeront une bulle temporaire dans laquelle vous pourrez “soigner” votre robot. Parfois vous ferez face à des robots gigantesques, les boss, qui vous demanderont nettement plus d’esquive et de munitions. Vous pourrez d’ailleurs cibler différentes parties de leur corps afin de les affaiblir.

De mon point de vue, le gameplay est plutôt sympa et nerveux, même s’il faut avouer que c’est surtout les combats contre les boss qui sont vraiment intéressants. L’action s’avère souvent assez confuse, cependant j’ai moi-même clairement du mal à situer les ennemis sur la carte.

Technique

Daemon X Machina adopte un style graphique plutôt sympa, lui donnant un côté un peu cartoon. Cette direction artistique permet d’atténuer en partie la faiblesse technique du titre. J’emploi le mot faiblesse car il est vrai que le jeu pêche pas mal au niveau des graphismes par rapport à ce qui se fait de nos jours. Le jeu tend vers une résolution de 1080p en mode TV et 504p en mode portable. S’il n’atteint pas les 60 images par seconde nécessaires à ce genre de jeu pour une meilleure fluidité, il parvient tout de même à rester stable autour des 30 fps, sauf face aux boss où cela peut descendre vers 23. Malgré tout, le jeu reste jouable et une fois dans le feu de l’action, la faiblesse graphique se fait nettement moins ressentir.

Côté audio, nous avons affaire à une bande son énergique, typée Hard-rock et Metal correspondant bien à l’ambiance SF et aux gros robots. Les bruitages sont pas mal aussi, même s’ils manquent de patate au début du jeu (mais c’est aussi pour ressentir l’augmentation de puissance au fil des upgrades). Les doublages sont quant à eux disponibles en anglais et en japonais.

Le jeu est intégralement traduit en français, comme on peut s’y attendre d’un jeu édité par Nintendo. D’autres langues sont également disponibles si vous le souhaitez. La plupart des textes sont lisibles sans trop de difficultés, mais certains sont un poil trop petit, surtout en mode portable, et demanderont de forcer un peu.

Daemon X Machina est jouable en multijoueur, que cela soit en local ou online, permettant d’effectuer des missions en coopération ou de se battre les uns contre les autres en mode versus.

Conclusion

Daemon X Machina est un bon jeu malgré ses défauts. Il saura ravir les amateurs de gros méchas avec des combats contre des gros boss plutôt intéressants. La direction artistique donne un côté unique au jeu, palliant en partie à sa faiblesse graphique.

Il coûte 59,99€ en version boîte et dématérialisée et vous demandera 6,5 Go d’espace mémoire pour cette dernière version. Sachez également que les plus coquets d’entre vous pourront trouver une pelletée de DLC cosmétiques sur l’eshop.

Les notes de la redaction
Les points positifs
  • Direction artistique
  • Gameplay sympa
  • Des gros boss
Les points negatifs
  • Techniquement un peu faible
  • Parfois difficile de repérer les ennemis

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