C’est de l’amour, crois-moi ! – Tome 1

Sortie en 2021 au Japon, C’est de l’amour, crois-moi vous plonge dans une romance lycéenne tendre et passionnée. Deux adolescents à la vie totalement différente mais qui malgré tout se rapprochent. Risa est du genre indépendante et sérieuse alors que Zen fait partie d’un gang et passe son temps à se battre. Une romance donc douce et passionnée avec sa petite pointe d’humour. Retrouvez Zen et Risa chez Kana le 4 avril 2025 pour 7,30€

Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

La Belle et le Voyou

Risa Amakawa est une lycéenne dont la devise est « dans la vie, il faut se débrouiller par soi-même ».

Incapable de demander de l’aide aux autres, elle ne se sépare jamais de son sac très lourd.

Un jour, elle sauve, par hasard, un jeune homme blessé aux airs de yankee japonais, Zen Ôhira. Ce dernier lui annonce qu’il veut lui rendre son bienfait !

Au début, Risa refuse, mais en voyant Zen accourir dans toutes les situations, elle commence à le percevoir différemment…

Kana

C’est de l’amour, crois-moi ! Est une énième romance lycéenne. Vous me connaissez à force, je ne suis pas fan de ce genre de romances. Mais après I Cannot reach you, Kana semble réussir à me réconcilier avec ce genre. Nous commençons l’histoire avec Risa sous la pluie qui rentre de son cours. Elle croise un groupe de garçons qui se sauvent et… Un blessé. À peine quelques mots et nous voyons que le lien se crée déjà. Que va-t-il se passer entre la jolie et sérieuse Risa et le petit voyou appelé Zen ?

Un amour rapide mais qu’on aime

Ici, on ne parle pas de Slow Burn. Le lien se crée rapidement, mais la relation entre Zen et Risa ne se développe pas aussi vite qu’on pourrait le croire. Si Zen se plie en quatre pour la jolie étudiante, celle-ci garde quand même un peu ses distances. Son avenir prime sur tout. Malgré tout, elle s’autorise quelques activités avec Zen comme les balades à moto, l’adoption d’un petit compagnon et plein d’autres choses.

Malgré son côté indépendant, Risa reste assez maladroite et elle arrive donc à se mettre assez souvent dans la mouise. Par chance, Zen accourt et la sauve assez souvent. Mais à côté, Risa aussi est là quand il a besoin d’elle.

Une bonne camaraderie

Le côté gang est tout de même présent dans C’est de l’amour, crois-moi. C’est d’ailleurs ce que j’aime. Quand les romances sont trop centrées sur les deux héros, on fait vite le tour. Or, là, nous avons les amis de Zen qui s’en mêlent et pour notre plus grand plaisir, Risa se lie doucement à eux.

Mais la camaraderie n’est pas la seule chose que nous avons ici. La rivalité est assez présente. Que ce soit Risa face aux autres filles de son cours ou Zen avec le gang ennemi, on sent que l’histoire ne va pas être toute rose.

Des problèmes d’adolescents

Eh oui ! Malgré cette petite guerre de voyous, nous restons sur une histoire avec des adolescents. Nous découvrons alors pourquoi Risa est aussi studieuse, la pression de l’école sur les jeunes, le redoublement, l’entraide… bref, toutes ces choses qui vont meubler les journées des élèves. Même si Zen est un voyou, il n’en reste pas moi un adolescent et il va en cours malgré tout.

C’est de l’amour, crois-moi arrive donc à garder ce côté tendre et romantique malgré des sujets parfois peu joyeux. C’est ce qui me plaît d’ailleurs, le fait que Zen soit un voyou drôle et au grand cœur plutôt que sombre et menaçant. C’est simple, Zen est amoureux et il est un peu collant, mais à aucun moment il n’est méchant, violent ou agressif, et ça, Risa le voit. C’est sûrement pour ça qu’elle hésite à le repousser à mon sens.

Une couverture toute douce

Ici, la couverture est raccord avec l’histoire : Zen qui touche doucement une Risa qui reste distante malgré un petit sourire tendre. C’est tout à fait leur relation dans ce premier tome. Zen se montre très tactile et très amoureux alors que Risa, elle, reste distante et se questionne beaucoup. La notion de couple ne faisait pas partie de ses projets de vie et ce premier tome va clairement être une ouverture vers ce type de relation.

Mon avis sur C’est de l’amour, crois-moi ! – Tome 1

C’est un oui ! C’est de l’amour, crois-moi est une surprise pour moi. Encore une fois, Kana arrive à me réconcilier avec le genre « Teenager ». En général, les mangas dans des écoles ont tendance à m’endormir, et pourtant voilà une deuxième œuvre qui me donne envie de voir la suite.

Risa est indépendante et c’est ce qui fait son charme. On voit bien qu’elle garde une certaine neutralité et qu’elle cache ses émotions. Mais rapidement, Zen découvre qu’elle a aussi des soucis, des inquiétudes et donc que Risa est humaine, contrairement à ce qu’elle laisse paraître.

Zen, quant à lui, malgré son côté baroudeur et voyou, reste un adolescent au grand cœur. Il est toujours là quand Risa a besoin et à aucun moment il ne se montre violent envers elle. Au final, nos deux héros ont autant besoin l’un de l’autre et c’est ce qui les rend si attachants.

C’est d’ailleurs le point fort de ce manga. Souvent les histoires sont sympathiques et on met du temps à s’attacher aux héros. Mais là, aussi bien Risa que Zen ont pris leur place dans mon cœur. Risa est certes sérieuse et un peu ferme, mais elle n’en reste pas moins amicale et gentille. D’ailleurs, les personnages que l’on déteste le plus ici, c’est clairement les petites pimbêches de son cours du soir.

Pour conclure…

Risa et Zen, deux personnes que tout oppose et qui pourtant se rapprochent doucement. Une romance qui n’a rien d’un slow burn mais qui malgré tout prend son temps pour se développer. Le voyou et l’intellectuel ensemble pour affronter la vie. De l’humour, de la tendresse et de l’action. Un cocktail qui saura vous séduire de par ses dessins mais aussi ses héros attachants.

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