Beyerdynamic, une histoire d’amour de longue date. J’ai découvert la marque de casque de studio grâce à un ami ingé son et lumière. Et produisant un peu de musique, j’ai moi-même testé et compris pourquoi leurs casques sont si répandus dans le monde de la musique. Pendant très longtemps, j’ai eu un DT990 qui malheureusement souffre depuis des années. Et en explorant leur catalogue, je suis tombé sur leur gamme gamers. Intrigant pour une marque spécialisée dans le monde professionnel, mais je me suis dis pourquoi pas et me voilà ici à parler de mon Casque gaming MMX200.
Beyerdynamic, c’est quoi ?
Beyerdynamic est une marque spécialisée dans le matériel de studio. On y retrouve toute une gamme de casques et de micros. Ils se placent sur un marché similaire à celui de Sennheiser ou encore Audio Technica. Tout du moins pour leurs gammes studio. Et bien que cette dernière soit moins connue, elle s’impose dans ce monde. Je suis même sûr que beaucoup ont déjà vu sur des vidéos de footage le fameux DT990 Pro.
Pour ma part, j’ai eu entre les mains un DT990 Pro et un DT880 Pro. Ces modèles ne vous disent absolument rien, mais pour faire simple, ce sont des casques neutres. Ce qui veut dire qu’ils n’ont aucune égalisation interne. Cela permet d’avoir un son “réel” pour tout ce qui va être mixage en studio. Ces casques sont en général de 250ohm, ce que je déconseille pour faire juste du jeu ou de la musique. Cela donne un son plus précis bien sûr, la plage de fréquence étant plus large. Mais, en contrepartie, le casque est beaucoup plus consommateur en énergie.
Jusqu’à présent, cela m’allait bien. Mais je voulais un casque sans fil, robuste, avec un bon son et dédié au gaming. Et j’ai vu le Casque gaming MMX200. J’y ai réfléchi, je me suis dit pourquoi pas. Puis non, c’est cher, mais peut-être que… Et j’ai craqué. Quelques jours plus tard, me voilà en possession de ce casque, en version blanche. Malheureusement, il semble qu’il soit sur la fin niveau fabrication, mais une nouvelle gamme est déjà disponible.
Pourquoi un tel choix ?
Au-delà du côté studio, mon choix pour Beyerdynamic a été aussi encouragé par la construction de leurs casques. Facile à réparer, il est possible de trouver les différentes pièces. L’arceau est en métal souple, résistant, quasi 10 ans de mauvais traitements et il fonctionne toujours. Bref, au-delà de la qualité, j’ai choisi la durabilité. Et c’est ce que j’ai vu dans ce MX200. L’arceau, bien que dans une coque en plastique pour des raisons esthétiques, est fait de la même façon.

Autre argument pour le Casque gaming MMX200 qui m’a fait pencher, le micro détachable pour une utilisation casque plus discrète, ou encore la clé de connexion low latency. Mais on y reviendra. C’est donc parti sur cette idée que j’ai commandé et attendu de le recevoir avec impatience. Par contre, petite particularité à prendre en compte, c’est un casque fermé, ce qui implique quelques avantages et inconvénients.
Ce choix était plus par défaut, préférant d’habitude les casques ouverts. La différence vient du fait qu’un casque ouvert permet d’entendre autour de soi. Mais ils sont aussi beaucoup plus légers et tiennent moins chaud. Le DT990 est par exemple un casque ouvert. Le DT880 dont je parlais un peu plus tôt est quant à lui un casque semi-ouvert, et le MX200 un casque fermé. Il faut donc se dire que c’est un casque qui va serrer un peu et qui va tenir chaud en été. Mais il permet aussi une très bonne isolation de l’extérieur.
L’arrivée du Graal
Après une courte attente, j’ai pu enfin poser mes mains sur ce casque. J’ouvre la boîte et là on retrouve la bête. Bien rangé, tout est ajusté pour éviter que le casque se cogne ou bouge, mais pas de pochette de protection. C’est le gros point faible de Beyerdynamic. Mes précédents casques étaient arrivés dans des pochettes en plastique pas extraordinaires. Mais en soi, ce ne sont pas des casques nomades. Mais ce casque sans fil arrive nu, rien pour le ranger ou le transporter. C’est dommage car cela aurait été un gros plus d’avoir une petite pochette rigide.
Malgré ce point noir plutôt important pour un casque à 200€, la boîte permet d’assurer une protection plutôt efficace au moins pour son transport. On en sort tout ce dont on a besoin : un câble USB-C, le micro et le casque, ainsi que son manuel. Une des raisons de mon choix était le micro déconnectable. Le flexible a l’air résistant, il est fait de telle façon qu’il ne peut pas tourner une fois branché et semble d’assez bonne qualité au toucher.
Pour le casque en lui-même, on retrouve cet arceau emblématique de Beyerdynamic. Le MMX200 se parant du même que les casques de la gamme DT, avec un plastique rigide qui remplace le système de protection souple. Les vis semblent apparaître, indiquant qu’il est facile de le démonter à première vue, et de remplacer cette partie du casque. On peut aussi démonter les écouteurs et autres. Par contre, trouver les pièces de remplacement semble un peu plus compliqué pour ce casque qui commence à être remplacé par la version suivante, le MX300, qui lui n’est qu’en version filaire, ou le MX230, qui semble avoir des écouteurs plus confortables mais récupère un arceau plastique qui est souvent moins résistant.
Descriptif Technique
Poids 360gr
Type de casque Fermé
Sans fils Dongle low latency / Bluethooth
Bande passante (Fréquence Mini) 20 Hz
Bande passante (Fréquence Maxi) 20 KHz
Micro amovible Oui
Ergonomie
Lors de sa première sortie, le Casque gaming MMX200 se fait remarquer par son poids. Un bon 360 grammes, ce qui est plutôt lourd. Cela s’explique par toute l’électronique pour le sans-fil, mais aussi par l’ajout de pas mal d’éléments plastiques, notamment la partie qui couvre l’arceau. On aurait pu s’en passer et garder le même système que sur les casques DT de la même marque. À part ça, le casque semble résistant. Les réglages se font assez facilement. Il est tout de même un peu rigide et serre un peu au début.



Autre élément important à prendre en compte, le fait que ce soit un casque fermé. Cela implique un casque qui tient chaud, et surtout qui coupe de tout. Cela est très perturbant au début. Heureusement, cette dernière est contournable. Un appui de 2 secondes sur la molette de volume fait passer le casque en mode ouvert via deux micros placés sur les coques des écouteurs. Le système fonctionne extrêmement bien. Néanmoins certains sons secs et brutaux font un claquement avec une impression de perte de son pour une seconde.
Pour ce qui est des contrôles, tout est sur le casque. Le switch entre le mode dongle et le mode bluetooth se fait avec un appui de quelques secondes sur le bouton mode. Un clic sur la molette de volume mute le micro et inversement. On aurait bien aimé un son pour indiquer le changement entre mute/unmute. Autre élément intéressant, la possibilité d’enlever le micro. Une bonne chose lorsqu’il n’est pas nécessaire, ou pour le transport. Cela permet de ne pas l’abîmer puisqu’il n’est pas rétractable.
Le son
Nerf de la guerre pour les casques, le son. Mais aussi le micro. Qu’en est-il pour le Casque gaming MMX200 de chez Beyerdynamic ? Déjà, parlons du dongle. Ce dernier est fortement recommandé. Il est fait pour offrir une latence faible mais aussi un son impeccable. Et force est de constater qu’il y a une bonne différence. Le son en Bluetooth est bon, mais avec le dongle il y a une vraie différence, aussi bien sur la qualité que la latence, ou encore sur la distance. Je peux littéralement aller de partout chez moi avec le casque sans coupure.

Il y a une super précision, que ce soit sur le positionnement ou la finesse. Par contre, il ne possède pas d’application pour le réglage. Et les aigus sur la voix sont parfois un peu forts, surtout avec les sons sifflants. Il reste quand même bien équilibré, en particulier pour les jeux et la musique. Et il est possible de télécharger des logiciels qui permettent de régler l’égalisation pour corriger ou adapter l’écoute.
Pour finir, le micro. De ce côté, rien à redire. Il ne sature pas même en cas de cris ou d’éclats de voix. Le son est clair et sans défaut. Même loin du récepteur, il ne coupe pas. La fonction mute fait son travail. Rien à redire sur ce point. On est sur un micro qui peut aussi bien servir en vocal que pour du streaming ou autre.
Session longue
Qui dit casque gamer dit longues sessions de jeu ! Et souvent, c’est là où les casques sans fil comme le Casque gaming MMX200 de chez Beyerdynamic sont attendus. Déjà, on remarque rapidement que le mode Bluetooth consomme plus que le dongle. Il est aussi possible que la distance avec le récepteur joue sur l’autonomie. Mais en mode dongle, le casque a largement assez d’autonomie pour une journée de jeu. Environ 14 heures d’affilée.
La batterie restante est annoncée par le casque au démarrage. Seuls 4 niveaux de batteries sont identifiés. Les indications batterie élevé, 60%, 40% et faible sont indiqués. C’est largement suffisant. Encore une fois, un logiciel dédié aurait pu aussi donner une indication visuelle.
Là où le résultat est plus mitigé, c’est plus sur le confort du casque. En période chaude comme l’été, il peut être compliqué de le garder longtemps. Je pense que le choix d’un casque fermé est discutable. Le bon compromis aurait pu être un semi-ouvert.
Le Beyerdynamic MX200 est clairement un bon casque. Un son précis et aussi performant en jeu que pour de la musique, un dongle low latency très performant, une portée plutôt confortable et une batterie correcte. Néanmoins, son côté casque fermé et lourd rend les sessions longues un peu moins confortables. L’absence de logiciel pour la gestion de l’égalisation et autres réglages est dommage pour un casque d’une telle marque. Sans parler de l’absence de housse de transport. On a donc un casque avec une qualité très élevée mais souffrant de pas mal de petits manques qui l’auraient rendu nettement meilleur.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Micro détachable
Dongle low latency
Solidité
Son clair et précis
Possibilité de passer en mode « ouvert »
Les points négatifs
Un peu lourd sur le long terme
Pas de housse de transport
Peut-être douloureux avec des lunettes




