Beneath the trees where nobody sees : Rite of Spring

Sorti en Janvier 2025, Beneath the trees where nobody sees nous faisait faire connaissance avec Samantha Strong, une habitante de Woodbrook. Petite ville calme où vivent des citoyens animaux. Un mélange entre prédateurs et proies qui vivent en harmonie jusqu’à ce qu’un scandale éclate. Patrick Horvath ouvre son esprit machiavélique avec la suite de l’histoire de Samantha ! Les morts ne restent jamais secrets bien longtemps. Découvrez la suite des aventures de Woodbrook, le 03 juillet 2026 chez votre libraire préféré et sur Amazon.

Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

Un puzzle à reconstituer

Beneath the trees where nobody sees : Rite of Spring se passe donc plusieurs années après le premier tome. Précisément huit ans après la mort de Daniel. Souvenez-vous de ce canard découpé en morceaux que Samantha a tué en ville il y a huit ans. Il se trouve que Monica Brewer, sa sœur, le cherche depuis tout ce temps. Elle écume les alentours de la grande ville et visite tous les commissariats chaque année pour avoir des informations. Malheureusement personne n’a d’informations sur Daniel. Monica, qui voue sa vie entière à cette recherche, nous ouvre les portes de son quotidien. Le travail pour payer l’appartement qu’elle loue, là où son frère à disparu, et les recherches. Pas d’amitié, pas d’amour car tout cela ne fera que l’éloigner de son objectif.

L’étau se resserre

Samantha coule des jours heureux à Woodbrook malgré ses lourds secrets. Elle n’a toujours aucun remords, mais elle a dû faire profil bas et vous vous doutez bien qu’un tueur en série s’ennuie vite quand il ne peut pas tuer. Samantha trouve alors un regain d’énergie quand Woodbrook se met à l’heure d’internet ! La nouvelle technologie débarque et les forums entrent dans la vie de notre Serial Killeuse.

Quand Samantha tombe sur l’annonce de Monica, tout s’enchaîne et le nouveau jeu de la Miss est de guider la jeune femme sur les traces de son frère décédé. Encore une fois, l’ours va tout faire pour se montrer amical et maternel, le piège ultime. C’est d’ailleurs pour ça que personne ne l’a jamais soupçonné à Woodbrook. Monica va-t-elle tomber dans le piège ?

Comment devient-on serial killer ?

Aussi douce et cinglée soit-elle, Samantha était une enfant comme tout le monde. Mais elle n’est pas née avec un couteau entre les mains. Patrick Horvath nous offre donc un chapitre bonus, celui de la jeunesse de notre tueuse. Nous avons rencontré ses parents dans l’histoire, mais nous assistons à sa jeunesse dans ce bonus. Il suffira donc d’un voyage en Allemagne pour découvrir sa première attaque. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a toujours la même façon de faire.

Samantha est le genre de personne que l’on retrouve souvent dans les histoires de tueurs. Personne ne penserait à elle. Une ourse si douce et attentionnée, dévouée à sa ville, personne n’oserait penser que c’est elle la tueuse. Et pourtant, elle a un esprit manipulateur et sombre.

Après le gore, la psychologie

Dans le tome un de Beneath the trees where nobody sees, nous assistions surtout à l’esprit monstrueux de Samantha. Les planches de dessins étaient sanguinolentes et les meurtres de notre tueuse étaient parfois très limites visuellement. C’était d’ailleurs un joyeux contraste entre les dessins enfantins de l’univers et l’avalanche de sang avec les meurtres de Samantha.

Cette fois, Patrick Horvath a décidé de jouer sur le côté psychologique de notre héroïne. Si enquêter sur ses propres meurtres était déjà un beau niveau de psychopathie, cette fois elle n’hésite pas à «aider» la famille d’une victime. Ce degré de psychopathie est encore plus haut. Elle profite à nouveau de sa scène de meurtre en se remémorant les souvenirs d‘il y a huit ans, en compagnie de la sœur de sa victime. Le chat joue avec la souris et s’en amuse.

Entre conte et Thriller, notre cœur balance

C’est ce qui fait le charme de Beneath the trees where nobody sees. Au premier coup d’œil on y voit des animaux humanoïdes et on se rappelle vite nos histoires d’enfants. Franklin, Petit ours brun et j’en passe. Mais on a rapidement compris avec le sang qu’on était loin d’une bande dessinée pour enfant. On est clairement sur de la lecture pour adultes. C’est d’ailleurs pour son histoire mais aussi pour son design que la saga a été nommée aux Inrocks, Fnac France inter ou bien encore le Eisner Awards aux USA. L’histoire de Samantha ne laisse donc pas indifférent, notez-le !

Mon avis sur Beneath the trees where nobody sees : Rite of Spring

Si j’avais déjà eu un coup de cœur pour le tome un, vous vous doutez bien que j’attendais le tome deux avec impatience. J’étais d’ailleurs curieuse de voir ce qu’ils comptaient faire avec cette suite. Une autre vague de meurtres aurait été du réchauffé et puis clairement on attend qu’une chose, voir si Samantha va être démasquée.

Le fait que Patrick Horvath change de thème m’a beaucoup plu. Pas de gore cette fois-ci, on part sur la psychologie des tueurs. Le fait de pouvoir manipuler une potentielle victime est assez courant chez les tueurs en série et là, Samantha a monté d’un niveau.

Bien sûr nous continuons de découvrir des habitants de Woodbrook aussi. La ville, malgré ce qu’il s’est passé, continue son petit bout de chemin sous le regard maternel de Samantha.

Pour conclure…

Beneath the trees where nobody sees : Rite of Spring se finit sur une fin assez ouverte. Mais actuellement aucun tome 3 n’est annoncé. Il faudra donc attendre si on souhaite un billet pour Woodbrook et revoir les animaux de la ville. Mais ce tome deux nous offre une nouvelle façon de s’amuser quand on apprécie le thème des tueurs en série. Après la chasse, Samantha s’est lancée dans la traque. Plus discret mais toujours aussi sadique, l’ours a plus d’un tour dans sa manche.

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