Assassin’s Creed Fragments T1: la lame d’Aizu

Assassin’s Creed Fragments T1 : La lame d’Aizu est le premier tome de la série Fragments. Écrit par Olivier Gay, ce roman pour adolescent est disponible chez 404 Editions depuis le 15 avril 2021. Les autres tomes paraîtront un peu plus tard en 2021 et 2022. Mais parlons peu, parlons bien, voici le synopsis du tome 1.

Assassin's Creed Fragments T1: la lame d'Aizu
Couverture d’Assassin’s Creed Fragment T1: La lame d’Aizu – 404 Editions

Synopsis

Le destin du Japon va basculer…

1868. La guerre de Boshin est sur le point d’éclater. Les Templiers, infiltrés parmi les conseillers les plus proches de l’Empereur, poussent le souverain à lancer une campagne contre le Shogun Tokugawa, lui-même soutenu par la Confrérie des Assassins. L’ère glorieuse des samouraïs toucherait-elle à sa fin ?

Jeune japonaise de 16 ans, Atsuko a grandi dans les quartiers aisés de la cité d’Aizu, dans l’ombre de son frère Ibuka. Promise à un mariage arrangé, la jeune fille cache un secret : elle manie aussi bien les armes que son frère, dont le talent au sabre masque en réalité une peur insurmontable du combat.

Lorsque la guerre est déclarée, Ibuka doit partir combattre aux côtés de leur père pour l’honneur de la famille. Défiant la tradition interdisant aux femmes de prendre part aux batailles et voulant protéger son frère, Atsuko s’enrôle en cachette en tant que simple soldat, désireuse de montrer l’étendue de ses talents. Mais face aux manipulations et aux complots qui dépassent les deux adolescents, l’amour fraternel sera-t-il plus fort ? Plus fort que les convictions et l’honneur ?

Découvrez le premier roman haletant Assassin’s Creed Fragments, au cœur des derniers instants du Japon médiéval.

404 Editions

Le système féodal du Japon à l’ère Edo (1603-1868)

Il y a fort fort longtemps, au pays du soleil levant, de puissants guerriers appelés samouraïs faisaient partie de la vie politique. Ils combattaient dès que leurs seigneurs, appelé Daimyos, leur demandaient, et leurs exploits militaires faisaient leur légende.

Cependant, avec l’invention des armes à feu, puis notamment de la fameuse mitraillette Gatling en 1861, les katanas et autres naginatas furent progressivement remplacés. Mais ce n’était que le début de la fin des samouraïs…

Revenons-en à l’histoire politique et au système féodal établis au Japon durant ce que l’on appelle l’ère Edo (1603-1868). En 1603, c’est la mise en place du Shogunat de Tokugawa (premier Shogun). Le Shogun est le plus puissant des seigneurs du Japon, juste avant l’Empereur. Ce dernier a plus une place spirituelle que celle d’un véritable dirigeant. Sous les ordres du Shogun, il y a les Daimyos dont je vous parlais juste avant. Et sous le commandement des Daimyos, nous retrouvons nos guerriers, les samouraïs.

La fin de l’ère Edo et le commencement de l’ère Meiji

L’ère Edo prospère ainsi pendant près de 250 ans, jusqu’aux années 1850… L’Empereur va renverser le système de Shogunat et faire basculer ainsi le Japon dans l’ère Meiji (nom de l’Empereur de l’époque). Ce changement intervient notamment suite à une influence extérieure au Japon. Jusqu’alors, le Japon est un pays plutôt “tranquille” et ayant très peu d’échanges avec les autres pays. Cependant, en 1854, les américains pointent leur nez et pas avec un “petit bateau”.

Assassin's Creed Fragments T1: la lame d'Aizu

Ils réussissent à convaincre l’Empereur de s’ouvrir au monde, notamment pour créer des voies commerciales. Cependant, le Shogun n’est pas de cet avis, et donc un affrontement entre les différents Daimyos (ceux se rangeant du côté de l’Empereur et ceux du côté du Shogun). Ainsi débute le combat entre les samouraïs dès 1866. La fin de ce système féodal entraîne progressivement la fin de ces guerriers pour laisser place à plus de modernité.

La place des femmes au combat : les Onna-bugeisha, ces guerrières oubliées…

Comme beaucoup de civilisations, le Japon place les femmes à la “maison”. Notamment, les familles aisées apprennent à leurs filles à devenir de bonnes épouses et à entretenir la maison et s’occuper des enfants. Aujourd’hui, toute femme voit ses cheveux se dresser sur la tête rien qu’à cette idée si machiste, moi la première.

Cependant, ce que l’on sait moins, c’est que le Japon possédait aussi des guerrières à cette époque et même bien avant l’ère des samouraïs. Et cela est déjà en soi une petite révolution. Elles répondent au nom de Onna-bugeisha et sont issues des familles aisées. Elles ont pour devoir de protéger leurs familles, l’honneur de celles-ci est aussi de défendre leur maison.

Mulan en version Onna-bugeisha (clin d’œil à Disney) ?

Au niveau de l’histoire, on est très proche de celle de l’héroïne de Disney. L’honneur de la famille à sauver et une jeune guerrière farouche déterminée à combattre. Dans Assassin’s Creed Fragments T1 : La lame d’Aizu, Atsuko doit faire exactement la même chose mais pour son frère. Cependant, ce dernier ira tout de même au combat et sa petite sœur devra se débrouiller pour le lui cacher.

Autre différence, le secret d’Atsuko est rapidement dévoilé, et c’est une autre femme guerrière qui deviendra son mentor. Il s’agit de dame Takeko, et elle a réellement existé ! Mais la différence majeure avec Mulan réside dans le fait que Atsuko sait déjà se battre et a plutôt un bon niveau. Elle a certes à le prouver auprès des autres soldats mais son talent n’a d’égal que celui de son frère et / ou de sa mentor.

Les armes citées dans Assassin’s Creed Fragments T1 : La lame d’Aizu

Vous vous demandez sans doute si notre jeune guerrière sait manier les katanas ? La réponse est OUI ! Mais il n’y avait pas que cela à l’époque, et surtout chez les Onna-bugeisha… Elles préféraient les naginatas, qui sont de très grandes lances avec une lame recourbée à leur extrémité. Ensuite, il y a aussi des tanto, qui sont des “mini katanas” si on peut les décrire ainsi. Et bien sûr, pour finir, les célèbres katanas…

Des combats mais aussi de la stratégie….

J’ai adoré ! Étant une grande fan de la licence d’Ubisoft Assassin’s Creed et ayant un attrait particulier pour le pays du soleil levant, comme tous les geeks. Assassin’s Creed Fragments T1 : La lame d’Aizu est tout simplement génial. On se retrouve plongé parmi les samouraïs et le Japon féodal, plus particulièrement lors de l’ère Edo. Une période très riche et qui a permis entre autres une révolution dans le système politique du pays. Le roman aborde principalement la fin de cette période et souligne les combats entre assassins et templiers. Il ne s’agit pas toujours de combats de katana, mais aussi d’ un jeu de stratégie et de diversions politiques.

L’histoire du Japon : la force des Assassin’s Creed

Ce que j’aime avec Assassin’s Creed, c’est qu’on peut apprendre beaucoup de choses sur l’histoire. Certes, je connaissais Mulan et j’avais entendu parler aussi d’une autre célèbre guerrière : Tomoe Gozen (notamment dans le jeu mobile Rise of Kingdoms), mais c’est toujours “drôle” de voir qu’à travers les âges, certaines choses se répètent, d’autres sont en avance sur leur temps… Si beaucoup de joueurs souhaiteraient avoir cette période historique dans les jeux vidéos, pour l’instant les dernières rumeurs ne vont pas dans ce sens-là… Mais peut-être qu’Ubisoft entendra ses fans et, tout comme Zack Snyder, les écoutera-t-il ?

Pour conclure…

Ce premier tome m’a complètement conquise. Si vous avez vu la petite vidéo que j’ai mise dans la section synopsis, vous savez qu’il y aura une suite. Cependant, les aventures d’Atsuko s’arrêteront là vu que les prochains tomes traiteront d’autres duos fraternels. Mais au vu de comment se termine ce premier tome, je pense que tout espoir n’est pas perdu ! Peut-être l’auteur a une logique particulière dans l’ordre de parutions de ses romans ? En attendant, vous pouvez retrouver ce premier tome chez 404 Éditions ainsi que chez vos libraires préférés ! Et je vous retrouve très vite pour un prochain article sur un autre ouvrage !

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