Sakamoto Days – Tome 20

Sakamoto Days vient de fêter son vingtième volume édité et ce sans aucun temps mort ni ventre mou d’aucune sorte. Un exploit, surtout quand on se remémore qu’il s’agit d’une première œuvre. Le moins que l’on puisse dire c’est que Yuto Suzuki, tout comme son héros Sakamoto en a fait du chemin avec son scénario et maintenant que l’ex-assassin se trouve au pied du mur on a bien hâte de le voir revenir aux fondamentaux pour retrouver ses réflexes d’antan, même s’il ne paraît absolument pas rouillé aux yeux des lecteurs. Désormais cible prioritaire pour la FJA, Sakamoto et Nagumo vont devoir traquer Slur tout en protégeant leurs arrières et dans ce combat ils vont pouvoir bénéficier d’une aide totalement inattendue. Un programme alléchant, donc, qui nous attend au fil des pages du tome 20 de Sakamoto Days disponible à la vente depuis le 7 janvier 2026.

Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

Superette pour super assassin

Votre épicier est un assassin légendaire !

Taro Sakamoto est un assassin légendaire, le meilleur d’entre tous, craint par tous les gangsters, adulé par ses pairs. Mais un beau jour… il tombe amoureux ! S’ensuivent retraite, mariage, paternité… et prise de poids. Sakamoto est aujourd’hui patron d’une petite épicerie de quartier et coule des jours heureux avec sa famille. Mais lorsque son passé le rattrape sous les traits de Shin, un jeune assassin télépathe, Sakamoto reprend du service… et malgré son apparence, il est toujours aussi charismatique lorsqu’il passe à l’action !

Première série d’un jeune prodige du manga, Sakamoto Days est notre blockbuster de l’année. Publiée sur Weekly Shonen Jump, le magazine qui a propulsé les séries stars comme Dragon Ball, One Piece, My Hero Academia, Demon Slayer ou Dr Stone, cette série est à la fois graphique, badass et hilarante ! Action, émotion et fous rires garantis pour tous les lecteurs, les plus jeunes comme les plus assidus !

Glénat

Il y a des légendes qu’on enterre trop vite… et d’autres qui préfèrent se cacher derrière une caisse enregistreuse. Dans Sakamoto Days, Taro Sakamoto appartient à la seconde catégorie. Autrefois tueur à gages d’élite, cauchemar vivant de tout le milieu criminel japonais, il a rangé les armes pour embrasser une existence aussi banale qu’improbable. Marié, père de famille, gérant d’une petite supérette de quartier, Sakamoto a gagné quelques kilos, perdu l’aura terrifiante de ses jeunes années… mais certainement pas son talent.

Sous le tablier et le sourire placide, l’ancien assassin légendaire sommeille encore, prêt à surgir au moindre danger. Car si Sakamoto a tourné la page, son passé, lui, n’a visiblement jamais appris à lire. La Fédération Japonaise des Assassins (FJA) n’a pas oublié son existence et décide de l’effacer définitivement à la faveur d’un contrat passé sur sa tête. Envoyé pour l’éliminer, Shin, un jeune tueur doté de télépathie, se retrouve rapidement déstabilisé par l’homme qu’il devait abattre et dont il fut pendant un temps le partenaire. Fasciné par sa droiture et sa force tranquille, il choisit finalement de le suivre dans sa nouvelle existence, renonçant à la vie de tueur.

De cette rencontre naît un duo aussi improbable qu’efficace : l’un lit dans les pensées, l’autre frappe avant même que l’idée ne germe. Le tout dans le seul but de préserver une vie familiale que Sakamoto défend avec une détermination presque sacrée. Très vite, cette cellule atypique s’agrandit. Lu, héritière d’un clan mafieux chinois et combattante hors pair, rejoint l’aventure, suivie d’Heisuke, sniper génial au sens commun inversement proportionnel à son talent. Ensemble, ils forment une “famille” bricolée, oscillant entre scènes de vie quotidienne et affrontements d’une violence inouie, alors même que l’ombre des tentatives d’assassinat contre Taro continue de planer au-dessus d’eux.

Mais le véritable basculement survient lorsque “l’Ordre”, l’élite chargée de maintenir l’équilibre du monde des assassins, refait surface. Au même moment émerge Slur, alias Kei Uzuki, figure aussi charismatique qu’instable, prêt à renverser la FJA, organisation qu’il considère gangrenée. Slur ne se contente pas de semer le chaos : il recrute les tueurs les plus extrêmes et prépare un attentat d’ampleur historique lors de l’Exposition des Assassins du Siècle. Son objectif est clair : frapper la FJA en plein cœur… et régler un compte ancien avec Sakamoto. Pour empêcher le carnage, Sakamoto, Shin et Amane s’infiltrent dans le musée où se trouve Asaki, le président de la FJA. Après une bataille épique, Slur parvient finalement à atteindre sa cible, qui déambule accompagné de Nagumo. Mais ce dernier découvre avec stupeur que l’homme qu’il pensait affronter n’est pas Uzuki… mais bien Rion Akao.

Rejoint par Sakamoto, le trio n’a que le temps de se retrouver brièvement avant qu’Asaki ne se réveille et fasse de Nagumo, Uzuki et Taro des cibles A+. L’ordre d’élimination lancé, un nouvel adversaire entre en scène : Monsieur Takamura. Vieillard marmonnant, armé d’un katana, il semble à première vue inoffensif. Grave erreur. Derrière son apparence fragile se cache un assassin d’une précision terrifiante, dont chaque coup tranche avec une efficacité glaçante. Acculés, traqués, les anciens transfuges de la FJA ne doivent leur survie qu’à la capacité d’Uzuki à se forger de nouvelles personnalités. Ayant pris la personnalité de Takamura, il parvient à terrasser ce dernier avant de s’enfuir. Désormais considérés comme les ennemis publics numéro un Nagumo et Sakamoto se cachent tant des membres de l’Ordre que des assassins de la FJA. Dans l’incapacité de rentrer chez lui sans mettre ses proches en danger Taro doit prendre une grande décision…

Lisez notre critique complète de Sakamoto Days – Tome 2 à 5 ici !

Rion ensembles !

Sakamoto s’apprête à prendre une décision radicale pour préserver le quotidien paisible de sa famille et de ses amis ! De son côté, Slur laisse la personnalité de Takamura semer la mort et la destruction partout où il passe. La personnalité de Rion intervient alors pour calmer cette machine à tuer , dévoilant du même coup les ultimes journées de cavale qu’elle passa aux côtés d’Uzuki…

Glénat

Alors que Nagumo et Taro sont désormais des hommes à abattre, désignés comme tel par Asaki dans le tome 19 de Sakamoto Days, Slur de son côté continue son entreprise de démolition de la FJA  grâce à la personnalité de Takamura qu’il ne parvient pas à contrôler. Heureusement, La personnalité d’Akao arrive à reprendre le dessus, ce qui permet à Akira de lever définitivement le voile sur le destin de sa tante, ainsi que sur le mystère de la double personnalité de Kei.

Après avoir eu une petite discussion avec sa femme, Sakamoto renonce à quitter sa famille et fomente désormais le projet de s’emparer de la FJA pour faire des antennes de l’organisation une chaîne de supérette. Ce qui lui permettrait de sauver son commerce de la faillite, tout en s’affranchissant de son statut d’homme à abattre. Pourtant, l’épicier est bien conscient que ni lui, ni ses alliés ne sont de tailles face aux adversaires qui les attendent et il se met en quête d’un maître capable de les entraîner, lui, Shin et Heisuke. Ce qu’il ignore encore, c’est que cette aide viendra d’un transfuge de son passé…

Retrouvez un extrait de Sakamoto Days – Tome 20 ici !

La vérité, rien que la vérité…

Eh bien, on peut dire que les révélations pleuvent autant que les coups dans ce dernier tome de Sakamoto Days. Grâce à Yuto Suzuki, nous avons désormais le droit à la suite du récit du passé commun entre Nagumo, Sakamoto, Rion et Uzuki entamé dans les tomes 13 et 14 de Sakamoto Days. C’est Kei lui-même, via la personnalité d’Akao, qui raconte leur périple à une Akira médusée. Je dois bien reconnaître que je ne suis absolument pas déçue d’avoir attendu jusque là pour de telles révélations, d’autant qu’elles confirment ce que je pensais, à savoir que Kei a en réalité bon fond et que le nœud du problème vient d’Asaki. Rion ne s’y est d’ailleurs pas trompée en choisissant de lui venir en aide, et sa mort, bien que déjà connue, ne donne pas moins place à une scène très émouvante qui confirme la présence sidérante de ce personnage.

Cependant, je dois avouer que j’ai désormais du mal à savoir ce qui tient de la personnalité d’Uzuki et ce qui relève de ses doubles, d’ailleurs sera-t-il capable de reprendre un jour sa véritable personnalité ? Je me demande également jusqu’à quel point ce n’était pas Rion qui a fait un carnage à l’orphelinat pour sauver Gaku et les autres (dont deux nous sont encore inconnus). Voilà qui remet une pièce dans la machine de mon intérêt, et ce alors qu’elle n’a même pas eu le temps de ralentir. Dans le même ordre d’idée, l’éclair de génie de Sakamoto concernant la FJA, s’il m’a énormément fait rire, m’a également laissé perplexe. J’en suis encore à me poser la question de savoir si l’ex-assassin est sérieux dans son projet de transformer la FJA en chaîne de supérette.

Pour autant, j’avoue que je trouve la relation entre Sakamoto et sa femme profondément attachante et que j’ai envie que l’ancien assassin réussisse son projet aussi aberrant puisse-t-il paraître. De leur côté Shin et Heisuke, qui avait pris en profondeur dans le tome 16 du manga, décident de s’infiltrer dans la prison de la FJA pour y rencontrer un oracle à même de guider Shin sur le chemin pour maîtriser à 100% ses capacités télékinésiques. Je suis très curieuse de voir de quel genre de protagoniste il s’agit cette fois, n’ayant pas réellement été enthousiasmée par les nouveaux membres de l’ordre, surtout Torres, ni par son chef de retour aux manettes. Cela étant, ça me fait une excellente raison d’attendre avec impatience la parution prochaine du tome 21 de Sakamoto Days, promise pour le 8 avril 2026. 

Pour conclure…

Avec ce vingtième tome, Sakamoto Days prouve qu’il n’a toujours pas l’intention de lever le pied. Entre révélations attendues, zones d’ombre savamment entretenues et décisions aussi absurdes qu’audacieuses, Yuto Suzuki continue d’alimenter un récit qui avance sans jamais tourner en rond. Si certaines pistes soulèvent plus de questions qu’elles n’apportent de réponses, c’est précisément ce qui rend l’ensemble aussi stimulant. Derrière les pièges, les attentats et les règlements de compte musclés c’est surtout l’attachement aux personnages qui fait la différence, à commencer par un Taro Sakamoto prêt à tout pour protéger sa famille, quitte à rêver d’un monde où les assassins tiendraient des supérettes. Une idée folle, peut-être, mais à ce stade, on a surtout envie d’y croire… et de découvrir jusqu’où cette série, décidément infatigable, est encore capable de nous entraîner. Ce qui est certain, c’est qu’on rempile sans sourciller pour le prochain tome de Sakamoto Days attendu pour le 8 avril 2026.

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