Metroid Dread

Metroid Dread est le premier jeu de la franchise qui retourne à ses racines de jeu d’aventure / exploration 2D en 19 ans ! Sorti le 8 octobre dernier exclusivement sur Nintendo Switch, je teste ici l’édition spéciale du jeu, contenant quelques bonus physiques.

Le retour de la reine

La série Metroid n’avait plus fait parler d’elle depuis un long moment. En effet, Metroid Other M sur Wii et Metroid Prime Federation Forces sur 3DS n’ont pas fait l’unanimité auprès des joueurs. Quant à Metroid Prime 4, il se fait toujours attendre depuis son annonce. Il a fallu attendre le brillant remake de Metroid 2: Samus Returns par Mercury Steam pour voir la lueur au bout du tunnel. Cette fois, Samus Aran est enfin de retour pour une nouvelle mission dans Metroid Dread !

Une suite qu’on attendait plus

Metroid Dread n’est pas un nom choisi au hasard. C’était le nom prévu il y a plus de dix-neuf ans pour la suite de Metroid Fusion sur Game Boy Advance, qui devait sortir sur Nintendo DS. Mais comme souvent dans le monde des jeux vidéos, le projet s’est retrouvé coincé pendant longtemps, faute d’équipe et de matériel adéquats. Mercury Steam à la rescousse donc ! Véritable bombe surprise de cet E3 2021, le projet Dread est désormais réalité et vient clôturer la saga Metroid 2D après le tout premier Metroid sorti sur NES en 1986.

Une affaire personnelle

On retrouve notre chasseuse de primes quelques temps après les événements de Metroid Fusion. Les terrifiants parasites X ont été aperçus sur la planète ZDR, et ce alors qu’ils auraient dû tous périr sur leur planète d’origine. La Fédération Galactique envoie sept robots E.M.M.I. en reconnaissance, mais toute communication avec eux est coupée. La seule autre entité dans la galaxie capable de résister à ces parasites ? Samus Aran, vaccinée avec de l’ADN de métroïde.

Réunion de famille houleuse

À son arrivée sur ZDR, Samus se retrouve nez-à-nez avec un guerrier Chozo surpuissant.  Ce dernier l’attaque brutalement, alors que ce sont pourtant les Chozo qui ont recueilli Samus lorsqu’elle était orpheline. Prise de cours, Samus se réveille quelques heures plus tard, privée de la majeure partie de ses équipements. L’IA de son vaisseau resté à la surface lui conseille de le rejoindre au plus vite, ce qui sera le principal objectif de Metroid Dread.

Rendez-vous en terre inconnue

Le principal obstacle à cette quête ? La planète ZDR elle-même. En bon héritier du genre “Metroidvania”, celle-ci est un immense labyrinthe constitué de zones aux biomes variés. Chaque recoin abrite ainsi ennemis et dangers, mais également des améliorations pour la combinaison de Samus. La carte de ces zones est accessible à tout moment mais n’est pas toujours très lisible. Metroid Dread a vraiment réussi à me donner l’impression d’être perdue en terre hostile, mais jamais pour très longtemps.

Parée au combat

Même au minimum de ses capacités, Samus se montre plus agile et féroce que jamais dans Metroid Dread. De plus, le système de parade de Metroid: Samus Returns est de retour ! On peut ainsi éliminer beaucoup d’ennemis en un seul tir grâce à une parade bien placée. Les améliorations classiques de la série (boule morphing, rayon à ondes ou encore super missiles) sont accompagnées de quelques nouveautés, dont certaines faisant usage de la jauge d’Aéion. Cette nouvelle ressource donne accès à un camouflage, à un scanner environnemental et même à un dash très pratique.

La chasseuse chassée

En plus des nombreux boss de Metroid Dread, Samus croise très vite les robots E.M.M.I. portés disparus. Mais quelque chose cloche. Constitués d’un alliage quasiment indestructible, ils semblent déterminés à pourchasser la chasseuse de primes ! Il faudra ruser pour leur échapper, car en cas de détection, une poursuite s’enclenche. Et mieux vaut ne pas se faire attraper ! C’est à 99% du temps un Game Over assuré. Seul l’Hyper rayon peut en venir à bout. Mais pour l’utiliser, il faut d’abord trouver l’unité de contrôle de notre assaillant…

Prepare to die Edition ?

J’ai beaucoup vu cet écran Game Over au cours de ma partie. Entre les fois où un E.M.M.I. m’a attrapée et les boss exigeants, impossible de s’en sortir dans Metroid Dread en usant de force brute. J’ai dû m’adapter à chaque ennemi et situation pour m’en sortir, et utiliser tout l’arsenal de Samus. Maîtriser la mécanique de parade est nécessaire, mais le jeu reste assez généreux sur le timing.

Beauté fatale

Malgré les dangers présents sur ZDR, force est de reconnaître le tour de force de Mercury Steam niveau graphismes. Metroid n’avait pas encore réellement eu d’épisode en haute définition : voilà qui est rectifié ! En plus d’être très joli, Metroid Dread est également très fluide, renforçant l’aspect nerveux des poursuites des E.M.M.I. et des combats. La bande-son, bien que plus discrète que par le passé, égaie agréablement l’exploration de chaque biome. J’ai adoré leur traitement du personnage de Samus, qui est plus classe que jamais.

Mission éclair

Sans chercher le 100%, j’ai mis un peu moins de six heures à finir Metroid Dread la première fois. Il me manquait énormément de collectibles et je ne me suis que rarement perdue. Un joueur qui voudra vraiment écumer la carte mettra certainement plus de temps. Finir le jeu débloque également une difficulté “Difficile” pour les plus aguerris. Qui plus est, en bon jeu Metroid, il est encouragé de le finir le plus vite possible pour débloquer des artworks bonus, éclairant certains aspects de l’histoire du jeu.

Quid de l’edition spéciale ?

Pour commémorer cet événement, Metroid Dread est disponible en édition spéciale limitée. Très difficile à trouver à présent, la boîte immense contient le jeu, un steelbook, des lithographies commémoratives ainsi qu’un artbook. J’ai hâte d’avoir un joli cadre pour afficher ces lithographies reprenant les couvertures des cinq opus Metroid principaux. Quant à l’artbook, il regorge de concept arts fabuleux, et pas seulement pour Metroid Dread ! On y retrouve aussi des designs de production pour chaque jeu Metroid en 2D. Je ne m’attendais pas à une telle qualité à vrai dire, étant habituée aux petits artbooks sans prétention de ce genre d’éditions collector. C’est presque 200 pages de bonheur pour tout fan de Metroid !

Pour conclure…

Metroid Dread est un rêve devenu réalité pour tous les fans des Metroid 2D classiques. Puisant dans son héritage pour son ambiance et s’inspirant des “Metroidvania” modernes pour sa qualité de vie et sa nervosité, le jeu vient conclure avec brio une saga entamée il y a plus de trente ans. Que vous soyez fan de longue date ou amateur du genre grâce aux plus récents Hollow Knight, Ori ou encore Guacamelee, Metroid Dread est un jeu à faire et à refaire sans modération.

La  note  de la  rédaction

5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Enfin la suite de Metroid Fusion

Samus crève l’écran à chaque cinématique

Un monde tentaculaire à explorer

L’un des plus beaux jeux de la console

Gameplay au top, en exploration et en combat

Les séquences E.M.M.I.

Les points négatifs

La carte peut être un poil illisible

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