Les Carnets de l’apothicaire – Livre 1

Mao Mao a vu le jour au Japon en 2017 sous la plume de Nanao Ikki. Une jeune femme qui se retrouve vendu au Harem Imperial. Humour, enquête et trahison sont au cœur de cette histoire qui a su captiver les fans. Pour découvrir l’histoire de Mao Mao, vous avez les mangas qui sont actuellement au nombre de quinze tomes au Japon. Mais vous pouvez aussi suivre l’anime sur Crunchyroll qui captive les abonnés en ce moment. Mais vous pouvez aussi retrouver chez Lumen le light novel. Et c’est de lui dont je vais vous parler. Le livre dont je vous parle est sorti en 2022. Actuellement, le tome six est annoncé pour le 4 septembre 2025.

Avoir une Mao Mao dans sa vie

Les Carnets de l’apothicaire c’est avant tout l’histoire de Mao Mao. Une jeune femme qui se tient loin des dictats de la beauté et qui ne pense qu’à manger et aux poisons. Elle passe son temps à faire des expériences et à tester les poisons sur elle. Éduquée par l’apothicaire du coin, elle travaille dans le quartier des plaisirs en tant qu’apprentie apothicaire. Mais un jour, elle se fait enlever et la voilà vendue à la Cité Impériale. Elle va devoir y travailler pour rembourser sa dette.

Mais voilà qu’elle découvre les complots et les trahisons qui font le divertissement au sein de la cité. Mais quand la mort rôde, la jeune Mao Mao se lance dans les enquêtes.

Elle se retrouve avec au-dessus de sa tête Jinshi, l’eunuque le plus envahissant de la cité. Il l’a met mal à l’aise mais c’est grâce à lui qu’elle monte en grade.

L’histoire tourne donc autour d’elle et de la vie au sein de la cité. Si au début on peut penser que Mao est fragile, détrompez-vous.

Je tiens à signaler que je n’ai lu aucun manga de la série et je n’ai vu que l’anime que jusqu’à la fin du tome un du light novel. C’est un choix de ma part et je vous explique pourquoi.

Une vision plus adulte de l’aventure

La hype autour de cette série a attisé ma curiosité. Quelques extraits sur Tik Tok, des pubs par-ci par-là et une amie qui m’en parle beaucoup. Je lance le premier épisode et bof. Ce n’est pas le coup de foudre. Je ne comprends pas la hype alors que je cherche un peu sur le Net et je tombe sur un article. Une personne parle de la scène de la grenouille (que je n’ai pas vue encore pour le coup). Attention spoiler !

J’y apprends que dans l’anime la scène ne montre pas clairement le mal-être de Mao Mao. Des fans accusent même l’anime d’édulcorer l’histoire ! C’est cet article qui m’a donné envie de prendre les romans plutôt que de voir l’anime. J’apprends aussi que le manga de base n’insiste pas assez sur certains comportements problématiques. Je tente donc l’expérience et je prends le tome un…

Plus de détails pour mieux comprendre

Pour le coup, je suis ravie de ne pas avoir regardé l’anime avant ou lu le manga. J’ai pu découvrir l’histoire avec beaucoup plus de détails mais surtout connaître les pensées de Mao Mao et des autres personnages. C’est là que l’on comprend mieux les situations. Les détails vont nous permettre de ressentir les différents malaises de Mao Mao et on se rend vite compte que Jinshi peut être très toxique. Chose assez drôle à l’écran, certes, mais sur le papier on comprend mieux le désir de l’auteure de ne pas vouloir romantiser ce duo. Rappelons que dans différentes interviews, elle a confié que de base il ne devait pas y avoir de romance et qu’elle subit une pression de fou de ses proches et des fans pour finalement revenir sur ce qu’elle avait décidé.

Autre petit scandale, j’adore les potins vous me connaissez ! Il semblerait que l’épilogue du livre 4 ait été censuré. Jinshi, qui est vu depuis le début des livres comme un bel homme qui fait tomber tout le monde à ses pieds, n’est pas aussi doux et tendre. Ses accès de colère et sa violence sont présents dans le light novel d’origine mais en France cela a été modifié. Il n’en fallait pas plus pour que les fans montent au créneau et que Lumen ressorte une édition avec le fameux passage.

Nous vivons donc dans un monde où tout doit être rose et beau ? Laissez-nous nos bad guys toxiques ! Ceux que l’on a envie de frapper quand ils osent mal parler à notre héroïne.

Mon avis sur Les Carnets de l’apothicaire – Livre 1

Je prenais donc de base Les Carnets de l’apothicaire en light novel afin d’avoir une vision plus adulte et moins colorée de l’histoire. Désolée mais on sait tous comment ça se passait à l’époque dans la cité impériale, donc je préfère avoir quelque chose de logique. C’est d’ailleurs pour ça que l’anime de base ne me vendait pas du rêve. Voir un sujet si complexe abordé avec bienveillance et un clan de bisounours, non merci.

Eh bien, je ne suis pas déçue ! À travers les mots de l’auteure, nous abordons le sujet avec moins de couleurs et plus d’ombre. On comprend ce que ressent Mao Mao, nous n’entendons pas juste ses pensées, nous avons des indications sur ses réactions physiques. Reculer devant Jinshi, devenir violente avec une concubine et j’en passe. J’ai pu comprendre pas mal de choses et je me suis quand même lancée dans l’anime juste après. J’ai dit que j’arrêtais l’anime à la fin du livre un.

Je maintiens donc mon avis sur le fait que l’anime donne un côté trop utopique et mignon de l’histoire. Je fais donc mon choix… Le light novel à 100% ! Si vous aussi vous voulez quelque chose de plus mature et plus solide, c’est ce format qu’il vous faudra.

Pour conclure…

Une lecture plus complexe et qui donne bien plus de détails sur l’histoire des Carnets de l’apothicaire. Si l’anime vous a plu, le roman vous offrira plus de détails. Si, au contraire, vous n’avez lu que le roman, l’anime vous donnera lui une visualisation de votre lecture. Les deux sont assez complémentaires et en prime les deux sont identiques et fidèles à l’histoire !

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