Une jeune femme trahie par son ami d’enfance qui lui avait promis le mariage, un homme qui ne vit que pour sa passion et un coup de foudre entre les deux. Le Maître Calligraphe est un one-shot issu de la collection Crispy Love de chez Taifu Comics. Une histoire simple et banale de la vie de tous les jours. Retrouvez Le Maître calligraphe chez votre libraire préféré et sur Amazon depuis le 28 août 2026. Attention, n’oubliez pas que Crispy Love est une collection de mangas érotiques avec des scènes matures.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.


L’amour Crispy
Tout comme Belle & l’Ogre ou bien encore Le prix de l’amour, Le Maître calligraphe est issu de la nouvelle collection de chez Taifu Comics. Annoncée en 2025, la collection Crispy Love s’est vue décrite comme une collection pour « femmes ». De la romance à gogo avec des scènes spicy. Ici on n’est pas sur du porno on est sur des histoires d’amour et on a droit aux scènes croustillantes matures en plus. Néanmoins je vous en parlais l’autre fois on reste sur un point de vue très masculin. Gros plan sur la poitrine, sur les courbes, alors que si vraiment on est sur une collection romantique, il est normal que l’on ait aussi droit aux jolies fesses des hommes et à leurs abdos non ?
Bref c’était mon petit rappel sur cette collection certes géniale mais qui a encore ses lacunes.
Les malentendus entre amis
Haruka est une jeune femme douce et jolie. Depuis toute petite, elle est amie avec un garçon de son âge, ils grandissent ensemble et se promettent le mariage. Pas de bisous ou de sexe et voilà qu’il présente sa fiancée à Haruka. Apparemment elle était la seule à croire en cette promesse qui finalement n’était qu’une parole d’enfant à l’époque.
Déçue et honteuse, elle décide de s’ouvrir aux gens et elle s’inscrit à un club de rencontre. Le genre d’endroit où on fait une activité et on en profite pour rencontrer des gens et pourquoi pas l’amour.

Ce côté-là de l’histoire est assez touchant, on comprend vite qu’Haruka est très naïve et docile. Son ami d’enfance tenait énormément à elle, c’est sûr, mais il n’a pas été très réglo. Haruka pensait être fiancée à lui alors qu’au final ce n’était pas le cas. Quelque part elle a été trompée et elle n’arrive pas à le comprendre, elle met tout sur son dos à elle, ce qui est dur pour une fille aussi gentille.
Un couple terriblement cliché et pas très logique
Le souci des one-shots, c’est qu’on veut aller vite afin de tout voir en un seul livre. Ici nous avons Haruka, une jolie fille vierge et docile qui rencontre un homme qui se passionne pour la calligraphie. Il est professeur et ne jure que par son boulot depuis toujours.
Déjà il est jeune, ils ont le même âge, nous allons donc dire qu’il est très doué au pire. Il a un premier contact avec Haruka via le cours de rencontre car c’est lui qui l’anime. Ce qu’il retient surtout, c’est la détermination d’Haruka à vouloir bien écrire.

Ce qui va tout déclencher c’est le « Boum » dans le couloir quand Haruka rentre dans Eisetsu et que leurs bouches se collent l’une à l’autre. Oh bah ça alors ! Mais comment est-ce possible ? Vous aussi vous avez envie de vous cogner la tête ? Bref suite à cela ils vont se revoir et nous partons dans le schéma cliché du couple pur… La vierge docile et celui qui va lui apprendre. On y va en douceur car sinon elle va avoir mal mais ça va quand même rentrer ! Bref je ne vais pas vous refaire la scène mais on sait tous qu’une première fois ça ne se passe pas comme ça. Mais ce n’est pas grave, c’est de la romance et on se met en mode conte de fées.

Mais ce qui choque le plus c’est clairement la vitesse. En quelques semaines notre Maître calligraphe n’est plus aussi passionné dans son travail alors qu’avant il dormait sur ses papiers de calligraphie quand même. Quant à Haruka, elle n’est pas du tout intéressante et passe son temps à avoir peur de mal agir. J’aurais aimé plus de confiance surtout qu’Eisetsu fait tout pour la mettre en confiance. Ce type est d’ailleurs très « Green Flag »
Une histoire malgré tout mignonne
Malgré la vitesse et le côté cliché, l’histoire de nos deux amoureux reste assez mignonne à lire au détour d’un rayon de librairie. Pas de violence, pas de triangle amoureux et même quand il y a une pointe de jalousie, on reste sur quelque chose de doux et tendre.

L’histoire mérite donc d’être lue mais ne vous attendez pas à la romance du siècle. Mais finalement nous restons dans la vie de Crispy Love. C’est mignon, c’est sexy, c’est le petit plaisir quand on veut lire un manga sexy sans avoir de violence ou de gros plans mal dessinés sur deux personnes qui s’envoient en l’air. Ici au moins on a ce côté mignon et doux.
Mon avis sur Le Maître calligraphe
C’était mignon… C’est tout ce que je peux dire. Je n’ai pas du tout accroché à Haruka que j’ai trouvé bien trop naïve et candide. Même pour flirter avec le calligraphe, elle m’insupporte. Je suis quelqu’un qui prône la discussion et la communication, donc la scène où madame boit trop, j’ai juste envie de la secouer et de lui dire « Mais explique-lui !! ». Par contre j’ai trouvé Eisetsu adorable et c’est d’ailleurs lui qui m’a surtout plu dans cette histoire même s’il n’est pas logique. Quand on est passionné, il faut un peu de temps quand même avant de se détacher de sa passion, non ?

Les dessins sont assez beaux et les scènes intimes sont assez délicates. Même si je m’attendais à du sexe plus enjolivé et artistique vu le thème de la calligraphie. Mais ça, c’est propre à mes goûts.
Une histoire d’amour très clichée et pas forcément logique dans son avancement mais qu’on aime lire car finalement c’est mignon. J’aurais aimé des personnages plus imposants et attachants, surtout Haruka qui reste une plante verte comme on représente souvent les femmes dans les anciennes romances. Maintenant nous demandons des héroïnes matures et sûres d’elles les amis ! Il va falloir que Crispy Love fasse évoluer ses personnages féminins si la collection veut attirer du monde.





