
La Norvège nous régale avec un thriller fantastique ! Après les requins, voici un Kraken. La créature des fonds marins mentionnée dans les écrits fantastiques repose au fond des fjords norvégiens. Pål Øie, un réalisateur norvégien, nous offre un savant mélange entre les magnifiques paysages de Norvège et les vieilles légendes. Au fond des fjords, vous pouvez hurler, mais personne ne vous entendra et c’est là-dessus que joue notre réalisateur norvégien. Oubliez les nanars de requins. Cette fois, on aborde le sujet des poulpes mythologiques. Retrouvez Kraken sur Paramount +.
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Le Kraken, une légende norvégienne
Et oui le Kraken est souvent mentionné dans le milieu de la piraterie. Pourtant c’est de la Norvège que vient cette créature. Issu de la saga d’Örvar-Oddr, le Kraken y est mentionné avec le Hafgufa, poisson gigantesque et Lyngbakr, qui serait une baleine qui ressemble à une île et qui engloutit les bateaux. On dit du Kraken qu’il enroule ses tentacules autour des bateaux et qu’il broie les coques sans aucun souci. On parle d’une créature gigantesque qui sème la terreur dans les fjords.

Petit à petit, la créature est devenue un symbole de la fantasy et un excellent destructeur de navires. C’est donc de cette légende que Pål Øie s’inspire pour son thriller. Car oui, on ne peut pas vraiment parler d’horreur. Même s’il y a des morts, il n’y a rien d’horrible ou de trop sanguinolent. D’ailleurs, Kraken est déconseillé aux moins de 12 ans, rien d’horrifique donc.
Une ambiance qui monte crescendo
Comme tout film sur les créatures marines, l’histoire se met doucement en place. On rencontre les habitants, on voit leur quotidien et petit à petit on s’enferme dans une routine. Après avoir rencontré quelques jeunes, nous voilà à suivre Johanne qui travaille comme biologiste. Envoyée dans une ferme piscicole, elle retrouve de vieilles connaissances.

Petit à petit des choses étranges se passent. Disparitions, bruits de ventouses, les saumons qui agissent étrangement. Il semblerait que l’appareil utilisé dans cette ferme ait réveillé quelque chose… Une créature gigantesque qui dormait dans les profondeurs du fjord norvégien.
La Norvège, un pays naturel
Les films scandinaves ne sont pas les plus connus. Mais depuis quelque temps, les pays du nord s’imposent dans la tête des Européens. Pays de bienveillance, pays naturel, les touristes affluent et profitent de cette terre de paix. Moi la première j’y ai vécu un week-end incroyable en allant à Oslo. Une capitale où règne la tranquillité et la paix. J’ai pour projet d’aller visiter Bergen et je sais que ça sera tout autant agréable.

Si Pål Øie nous offre un film de frissons, il mise surtout sur la beauté de son pays et l’ambiance calme. On a du mal à croire qu’au milieu d’un fjord, un Kraken gigantesque puisse sortir.
Car oui…Il va falloir qu’on parle du Kraken.
Une créature pas si présente
Vous vous souvenez du T-rex que les visiteurs ne voyaient pas dans Jurassic Park ? Et bien on pose la même question ici. Comptez-vous nous prouver qu’un Kraken est là ? Le film garde un peu la signature des films sur les créatures marines. Requin, crocodile, poulpe et j’en passe. On voit leurs actes (disparitions, noyades, etc.) mais on ne les voit pas plus que cela. Durant tout le film, Johanne et ses amis assistent impuissants aux disparitions et aux cadavres retrouvés sur les rives.

On va apercevoir un tentacule par-ci, entendre une ventouse qui fait un bisou à la vitre par-là et c’est tout. Il faudra attendre un bon moment avant d’apercevoir le Kraken et c’est assez dommage. Même si on est sur un film norvégien, nous sommes en 2026 et avec l’informatique on peut faire pas mal de choses. Je conçois que certains pays n’aient pas les mêmes budgets ni les mêmes technologies que l’Amérique mais quand même, quand on propose un film sur un Kraken, la moindre des choses c’est de le montrer.
Mon avis sur Kraken
J’étais très excitée à l’idée de le voir. J’ai toujours été une fan des nanars de requins. J’ai vu des requins dans la mer, des requins dans l’espace, dans la neige et même des requins dans des champs de maïs. Alors forcément un Kraken, je me suis dit : allons-y et en plus c’est un film norvégien ! Étant devenue une amoureuse de la Norvège, je ne pouvais que foncer.
Commençons par les paysages. J’ai littéralement fondu. J’aime ce pays, sa nature et les fjords. J’ai eu la chance de monter sur un bateau et de faire le fjord d’Oslo et croyez-moi rien de plus beau ! Alors imaginez ceux perdus en pleine nature. J’ai donc pu savourer visuellement le film.

Côté acteurs, nous avons un casting presque exclusivement norvégien. Toutefois nous avons Magnús Blöndal Jóhannsson qui est islandais et d’autres acteurs étrangers. Mais le jeu d’acteur n’est pas trop mal. On est très loin des stars hollywoodiennes et de leurs talents. Mais la Norvège n’est pas mauvaise en jeu d’acteur, je les ai même trouvés meilleurs que certains de nos « pseudo » acteurs français.
Il ne reste maintenant que le Kraken et c’est là que ça coince les amis ! Quelques tentacules, des ventouses et des nageurs qui disparaissent sous l’eau. Il faudra du temps avant d’apercevoir la créature, ce qui est extrêmement dommage. Les requins sont apparemment plus simples à montrer et c’est dommage. Finalement un requin dans le fjord aurait été plus simple peut-être.
De magnifiques décors pour vous donner envie de partir en Norvège. Un jeu d’acteur vraiment pas mal. Nous ne sommes pas dans un film américain et pourtant les acteurs norvégiens nous prouvent qu’ils ont du répondant. Malheureusement, Pål Øie a vu trop grand en voulant s’inspirer d’une légende de Norvège. Quand on se lance dans un film de créature sous-marine, on peut nous laisser deviner l’ombre du monstre durant une bonne partie du film. Mais à un moment…Il faut montrer le monstre ! Malheureusement ce n’est pas le cas.





