Kids on the Slope – Tome 1

En 2013 sortait le premier tome de Kids on the Slope chez Kaze, et la série a également eu droit à son adaptation en anime en 2012. Le thème ici est la musique, plus précisément de jazz dans la période d’après-guerre. Et pour peaufiner l’expérience, les producteurs ont fait appel à Shinichiro Watanabe, qui a travaillé sur l’excellent Cowboy Bebop, ainsi qu’à la compositrice de talent Yoko Kanno. L’éditeur Mangestu réédite la série pour notre plus grand plaisir dans la présente édition.

Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

Début de l’été 1966. Kaoru quitte Yokosuka pour rejoindre un lycée de province. Contraint de déménager fréquemment depuis sa plus tendre enfance, l’école est devenue pour lui synonyme d’angoisse.

Mangetsu

So What

Durant l’été 66, Nishimi doit déménager à cause du travail de son père, pour aller vivre chez des parents. De nature plutôt réservée, Nishimi évite les autres étudiants. Dans son nouveau lycée, il rencontre malgré lui un personnage assez particulier, Sentaro, un délinquant. Cette rencontre va transformer sa (leur) vie. Sentaro, sous ses airs de brute, fait découvrir à Nishimi son amour du jazz. En parallèle, il fait également la rencontre de Rikko, une jeune fille dont le papa tient un magasin de disques, qui se trouve être une amie d’enfance de Sentaro. En effet, contrairement aux autres élèves de sa classe, cette dernière ne le craint pas du tout.

Ce trio va évoluer ensemble au rythme du piano de Nishimi et de la batterie de Sentaro. De par leur différence notoire de style, Nishimi et Sentaro forment un duo assez comique et plutôt attachant. En effet, Nishimi joue du piano, mais de manière très conventionnelle. La rencontre avec Sentaro (et donc le jazz), va lui faire découvrir tout un pan de la musique qu’il ne soupçonnait pas jusque-là, et va changer progressivement la perception qu’à Nishimi de lui-même, mais aussi du monde. De plus, Sentaro est le genre de personnage qui a la classe. Que ce soit par sa personnalité, son style vestimentaire, sa manière de percevoir le monde… Il contraste nettement avec Nishimi, qui est plutôt d’un style lambda et passe-partout. Rikko, quant à elle, sera le lien entre les deux personnages.

Son rôle peut paraître secondaire, et il l’est d’une certaine manière, mais elle reste cependant un personnage important pour le développement et la compréhension des deux garçons. À travers sa relation avec Sentaro, par exemple, on découvre que ce dernier n’est pas aussi vilain que la laisse entendre sa réputation, et qu’il a dans sa vie des parts d’ombre qu’il préfère oublier. Les Japonais sont friands de jazz, nous avons déjà pu nous en rendre compte avec des œuvres telles que Swining Dragon and Tiger Boogie, ou, ici, Kids on the Slope. Ils n’ont pas leur pareil pour nous donner envie de nous lancer dans la découverte de ce genre musical à travers la passion qui émane de ces mangas.

Cette musique crée un sentiment de complicité et d’appartenance entre les personnages à travers elle. Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce premier tome de Kids on the Slope, c’est cet aspect tranquille, calme, sans prise de tête, à la limite des mangas tranche de vie, ce qui n’est pas forcément évident quand on choisit de créer une œuvre qui traite de musique, particulièrement de jazz, où en occident il a plutôt une réputation de musique “élitiste”, un peu comme la musique classique. Ce tome de Kids on the Slope se termine avec une histoire bonus, sans aucun lien avec l’histoire principale, ni même avec les personnages que l’on y a rencontrés. Nous suivons une employée du nom de Shida, qui trouve une plante homme en rentrant du travail. Bizarre.

Pourtant, dès son premier jour dans ce nouvel établissement, sa vie prend un tournant inattendu lorsqu’il fait la rencontre de Sentaro, un camarade de classe au tempérament fougueux.

Mangetsu

Summertime

Concernant l’aspect graphique, le dessin est sublime, bien qu’étant en finesse et très sobre. Les expressions des différents personnages sont bien retranscrites, et, comme je le disais juste avant, leur passion pour le jazz déborde des pages. Comme le manga n’est plus tout jeune et qu’il se passe dans la fin des années 60, ce dernier a une vibe vintage très sympathique, ce qui lui donne une jolie personnalité, accentuée par le thème du jazz.

Malgré leurs différences, ils se rapprochent grâce à leur passion commune : le jazz. Désormais, la vie de Kaoru va changer de rythme !

Mangetsu

Jazz & Emotion

Je gardais un très bon souvenir de l’anime que j’ai vu lors de sa sortie, et c’est donc avec beaucoup de plaisir que je me suis replongée dans l’histoire de Nishimi, Kentaro et Rikko, et je ne l’ai pas regretté. J’ai trouvé le manga captivant à lire, du début à la fin, et j’ai tout de suite eu beaucoup de sympathie pour les différents personnages, principalement Sentaro qui sort très clairement du lot. J’aime beaucoup l’idée, bien qu’assez classique et conventionnelle, que des personnages aux personnalités différentes vont se nourrir de ces dernières pour évoluer.

Pour conclure…

Si vous aimez les mangas de style musicaux, qui se passent dans les années 60, avec des personnages attachants et captivants, et une ambiance décontractée, Kids on the Slope est fait pour vous. L’évocation du jazz se fait en finesse, tout comme le dessin, et n’a pas pour vocation de donner des leçons mais bien de faire partager un bon moment, comme lors d’une session de jam.

Vous devriez Lire aussi
King's Maker - Tome 1

Dans le même genre

Laisser un commentaire

En savoir plus sur GeeksByGirls

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture