I’m not in Love

Découvrez ce nouveau Boy’s Love de Zeniko Sumiya édité chez Taifus Comics ! Présenté en avant-première à la Japan Expo 2026, ce titre est sorti le 25 septembre 2026. Un thème assez récurrent en ce moment, les amis d’enfance. Découvrez comment Sôta commence à se questionner sur ce qu’il ressent pour son ami Keiichi. La peur de ruiner une belle amitié, la peur de se tromper sur ce qu’on ressent et une pointe de jalousie, le tout mixé dans ce one shot tendre et addictif.

Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

La peur d’aimer… et de perdre ses amis

C’est clairement ce que nous propose I’m not in Love. Les années lycée sont parfois les plus compliquées pour nos jeunes et au Japon aussi. Les hormones, les premiers flirts et les questions sur ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas. Sôta est un lycéen qui n’a aucun mal à plaire. Toutes les lycéennes se retournent sur son passage. Il plaît, il le sait, mais ce qu’il préfère, c’est passer du temps avec son meilleur ami Keiichi. Mais voilà avec les années, Sôta commence à se questionner sur ce qu’il ressent vis-à-vis de lui… Ça pourrait être simple s’il n’avait pas cette peur de tout perdre.

Quand la jalousie s’en mêle

Keiichi, quant à lui, n’a pas le même succès et jusqu’à présent, Sôta ne s’intéressait à aucune fille donc il n’y avait pas de souci. Sauf que voilà… D’un coup, Sôta se met à fréquenter une fille. Sakuraba est une jeune fille qui a une santé fragile. Sôta prend donc un peu de temps pour parler avec elle. Alors quand Keiichi le découvre, la jalousie commence à naître. Mais comment devenir jaloux de cette fille qui n’a rien demandé ? Lui aussi se rapproche donc d’elle et apprend que son ami se confie beaucoup à cette dernière. Le choc… Mais la pauvre Sakuraba se retrouve à devoir donner des conseils en amour à ce grand dadais.

Si en général on parle de triangle amoureux, là on parle plutôt de plusieurs liens amicaux. Finalement les deux lycéens se confient à Sakuraba et elle, elle a de la compagnie, ce qui n’est pas plus mal.

Quand on a tout pour être heureux

Keiichi a cette peur de gâcher son amitié avec Sôta et c’est clairement ce qui va agacer Sakuraba. La jeune femme souffre d’anémie sévère et clairement elle n’est pas au top de sa forme. Certes la visite des deux amis est agréable, mais la jeune convalescente aime aussi être seule et malheureusement tant que Keiichi agira bizarrement, Sôta ira se confier et ça, elle veut que ça s’arrête.

Zeniko Sumiya nous offre alors un personnage secondaire très attachant et que l’on comprend. Même si on aime nos amis, il n’y a rien de pire que de voir deux grands dadais ne pas oser se parler et venir nous envahir alors qu’on rêve juste de se reposer. Sakuraba apporte ce petit côté humoristique et affectueux à l’histoire.

Des personnages qui ont tous un petit truc qu’on aime

Chacun a son rôle. Keiichi est l’ami inquiet, celui qui est fou amoureux mais qui a peur. Même si on a envie de le secouer en lui hurlant de foncer, on se retient car on aime le voir un peu jaloux.

Sôta, quant à lui, nous fait craquer. On ne sait pas trop ce qu’il pense avant que Sakuraba ne prenne la parole. Il ne dit rien et profite de chaque instant mais se lier d’amitié avec son amie malade l’aide à mieux comprendre certaines choses et c’est un plus.

Sakuraba, quant à elle, est le petit piment de l’histoire. Celle qui pique mais qui sait aussi écouter. Enfin elle n’a pas trop le choix non plus. Il faut dire que les garçons ne la laissent jamais respirer quand elle est à l’infirmerie.

Vous l’aurez compris, ce petit trio est adorable et offre à ce one shot une romance douce. L’absence de spicy fait de lui un livre tout public et idéal si vous voulez découvrir le genre Boy’s Love.

Mon avis sur I’m not in Love

Ce n’est pas le coup de cœur, mais entre deux lectures sombres ou deux lectures trop matures, I’m not in Love offre un petit vent frais. Un moment de repos dans une romance qui se construit doucement. Malgré la peur de Keiichi, on ne ressent pas d’ambiance malsaine et sa peur n’est pas non plus toxique. On assiste surtout à une romance qui se met petit à petit en place et qu’on apprécie.

À côté nous avons un personnage secondaire adorable qui, même si elle ressemble à une petite peste, a en fait un grand cœur. Alors oui clairement j’ai eu cette impression quand je l’ai vue pour la première fois, je me suis dit qu’elle allait semer la zizanie dans le duo et en fait non elle est là, elle aide et elle essaie d’affronter ses faiblesses. Fan de Boy’s Love, je réclame tout de même un spin-off sur elle ! Une romance entre femmes ou hétéros comme vous voulez, mais Sakuraba a aussi le droit d’avoir une happy end.

Les dessins de Zeniko Sumiya sont fins et discrets. On ressent les émotions des personnages à travers sa plume. En feuilletant le manga vous allez aussi tomber sur trois pages de type carte d’identité de nos héros. Vous pourrez connaître leur taille, leurs plats préférés et une jolie illustration. Quoi de mieux qu’une petite confidence pour mieux les comprendre.

Pour conclure…

La mode est aux romances Green Flag les amis ! Si à une époque nous avions des triangles amoureux pris de tête, des couples infidèles ou bien encore des couples forcés, ici ce n’est pas le cas. Sakuraba se greffe au duo comme une aide et Sôta se rapproche d’elle amicalement. Quand la jalousie de Keiichi arrive, à aucun moment on en joue. Bien au contraire Sakuraba va lui expliquer les choses. Une romance one shot qu’on savoure comme une glace sur la plage.

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