Sucreries, rêves et tendresse sont de mise dans ce nouveau Boy’s love. Grapefruit Moon, un one-shot sur le thème des pâtisseries et des rêves dans un milieu où le visuel est très important. Si vous aimez les mangas sur la nourriture, à coup sûr vous allez aimer l’histoire de Kazuki. Ici, pas de Spicy, juste une belle histoire de flirt et de dégustation sucrée. Retrouvez Grapefruit Moon chez votre libraire préféré et sur Amazon le 25 avril 2025 pour 9,35€.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.


Une romance sucrée
Kazuki, un étudiant qui adore les sucreries, obtient un emploi à temps partiel dans une petite pâtisserie locale du nom de Fujimura.
Lui est très maladroit et tête en l’air, tandis que Yôichirô, le chef pâtissier de la boutique, qui ne paraît pas des plus accueillants au premier abord, est en réalité très attentionné. Sans compter que les gâteaux qu’il crée de ses mains expertes sont incroyablement beaux !
En apprenant que Yôichirô avait quitté un célèbre établissement et qu’il perdait sa passion pour la pâtisserie, Kazuki décide de faire tout ce qu’il peut pour raviver ses papilles…


Les premières pages de Grapefruit Moon donnent déjà l’eau à la bouche. Des fraisiers, des meringues, je sens déjà l’odeur de sucre dans les pages tellement je m’y plonge. Grapefruit a été une belle surprise. Si déjà la couverture donne envie avec cet entremets au Yuzu et les deux héros captivés par ce dessert, le contenu était encore mieux. Nous découvrons Kazuki, un passionné de pâtisserie qui, malheureusement, ne peut pas rejoindre une école de ce type car il est trop maladroit. Quand il postule dans la pâtisserie de son enfance, il devient vendeur et fait tout pour faire connaître l’échoppe. Petit à petit, il s’attache au nouveau chef pâtissier.
Les sentiments passent par l’estomac
Kazuki est un petit gourmand, c’est indéniable. Si Yoichiro est assez discret et ne montre pas grand-chose de ses sentiments et émotions, il passe son temps à faire des gâteaux au vendeur. Grapefruit Moon nous offre deux parties dans le manga. Une sur Kazuki et son attachement à la pâtisserie et une sur Yoichiro et son passé lié à la pâtisserie. On découvre alors rapidement que les deux ont un point commun. Ajoutez à cela quelques chapitres bonus pour l’avancée de la romance et on a un merveilleux gâteau crémeux et doux.

Kazuki est admiratif de Yoichiro même si leur première rencontre a été un peu tendue. Le fait que le jeune vendeur se promène avec un gâteau de la concurrence ne plaît pas trop au chef pâtissier. Mais même avec ça, il reste sympa.
Bienveillance et sucre
Le menu donne envie, hein ? Ces deux mots résument parfaitement le manga de Tomo Serizawa. Si ses dessins donnent l’eau à la bouche, son histoire, elle, fait fondre le cœur. Chaque gâteau dessiné nous donne envie d’aller à la boulangerie en prendre un. Mais à côté, voir Kazuki et Yoichiro se rapprocher est tellement mignon. D’ailleurs, ne pourrait-on pas avoir un fraisier en cadeau pendant qu’on lit le manga ? Nan, parce que pour moi, c’est l’élément indispensable pour le lire.
Ici, pas de scène de sexe torride. Il n’y en a pas d’ailleurs. La chose la plus intime que l’on verra, c’est un baiser. Un magnifique baiser, d’ailleurs ! J’en ai eu des papillons dans le ventre, c’est pour dire.

On aurait pu penser qu’une concurrence aurait semé la zizanie, mais non. Hormis un petit quiproquo, nous restons sur une histoire bienveillante et optimiste. Que du positif en fait ! Entre deux romances sombres, c’est assez plaisant.
Tomo Serizawa et ses œuvres
Souvenez-vous de Scarlet Secret, dont je vous avais parlé. Une romance, mais aussi une amitié puissante. J’avais eu un petit coup de cœur sur cette histoire aussi. Si elle est bien plus sulfureuse que Grapefruit Moon, elle n’en reste pas moins tout aussi belle. Tomo Serizawa nous prouve alors que l’on peut écrire plusieurs styles de livres. Passer du torride au tendre tout en changeant de registre et offrir une histoire tout aussi belle.
Mon avis sur Grapefruit Moon
Après Aki et Haru, voici Grapefruit Moon. Décidément, Taifu Comics se lance dans la Foodporn ! On ne va pas s’en plaindre. Les mangas sur la nourriture ont toujours eu du succès. Ici, on est loin du côté sulfureux de Food Wars. Grapefruit Moon n’a rien de sulfureux et tout n’est que douceur et goût sucré.
Kazuki, malgré son côté étudiant excité par le sucre, n’a rien d’agaçant et, en plus, il a de bonnes idées. Il arrive à transformer une vieille échoppe à la réputation trop ancienne en un endroit envié par les influenceurs. On y mélange modernité et réputation ancienne. Un beau mélange qui va en plus permettre au propriétaire de sauver la mémoire de son défunt frère.


Quant à Yoichiro, nous avons face à nous un chef pâtissier sexy et discret. Comme beaucoup d’hommes de cuisine, il aime rester dans l’ombre, même si Kazuki ne comprend pas trop. Mais on arrive quand même à en savoir un peu plus sur lui. Ici, pas de triste enfance, juste de la nostalgie et un peu de mélancolie.
Si Grapefruit Moon n’a pas de « vilain » à proprement parler, nous avons quand même l’événement qui va déclencher un peu de tristesse et rapprocher nos héros. Eh oui, le pire ennemi dans les BL après la jalousie, c’est le quiproquo ! Encore une fois, le manque de communication va briser le petit cœur du plus faible et rapprocher nos héros. C’est un schéma assez classique mais qui fonctionne toujours. Autant en profiter. Ça change du vilain ex qui va venir draguer le dominant et faire souffrir le petit soumis. Très cliché, hein ? Eh bien, ici, nous n’avons pas ça, alors profitons.
Vous prendrez bien un petit dessert ? Grapefruit Moon m’a totalement conquise. Son côté aussi doux qu’une crème dessert, l’acidité du Yuzu quand nos deux héros apprennent à se connaître et le côté acidulé des fruits rouges quand ils se trouvent enfin ! Grapefruit Moon m’a fait fondre comme un chocolat au soleil. C’est étrange comme conclusion, hein ? Pourtant, c’est clairement l’ambiance de ce manga. Je vous laisse le découvrir et surtout le savourer.




