Werewolf : The Apocalypse – Earthblood

Werewolf : The Apocalypse – Earthblood est un jeu de type action / RPG  édité par Nacon/ Cyanide Studio et développé par Big Ben Interactive. Il est disponible depuis le 04 février 2021 sur PC, PS4, PS5, Xbox One et Xbox Séries.

Synopsis

Earthblood met en scène les aventures du loup-garou nommé Cahal, en exil volontaire de sa tribu, Fianna. Cependant, il revient pour la protéger et maîtriser sa rage lorsque celle-ci et sa fille rencontrent des problèmes. Dans sa quête de rédemption, il participe à la Grande Guerre des Loups Garou contre la puissante entreprise Endron, gérée par des vampires, source de pollution et de problèmes environnementaux qui sert sciemment le Wyrm pour puiser dans son pouvoir.

Société Endron - Werewolf

Sauver Gaïa

La scène cinématique nous montre une Terre saignante, détruite par l’Homme et ses machineries, avec ses feuilles tombant au sol et son sang dégoulinant de ses écorces à cause de toutes ces machines. Il faut agir vite car la nature se meurt !

Et c’est ce que Cahal et son équipe vont tenter de faire en infiltrant la base d’Endron après des semaines de préparation. Cependant, tout ne se déroule pas comme il faut. Tout d’abord, nous découvrirons la perte d’un personnage important du groupe, ce qui entraînera notre protagoniste dans une rage meurtrière envers un autre membre de son équipe. Suite à cet incident, Cahal décidera de quitter la meute, pensant que c’est la meilleure décision à prendre (quelle erreur !).

Cinq années passent ! Le retour aux abords du centre où le drame s’est produit feront remonter des souvenirs à la surface. Lorsqu’il découvre l’attaque sur son ancienne meute, il ne peut pas rester de marbre. Sa fille s’y trouve, les siens (loups garous) également. Il ne peut pas les abandonner une nouvelle fois. Il décide donc d’agir et sauve par la même occasion son chef et beau-frère Rodko. Sans son intervention, celui-ci n’aurait pas survécu contre les machines. Mais lors de son passage au centre d’Endron, notre protagoniste a fait une découverte : une immense commande de balle en argent. Une guerre se prépare et il faut protéger Gaïa !

Plusieurs modes possibles

Dans cet opus, vous aurez donc 8 missions principales et des quêtes additionnelles, comme retrouver les esprits des gardiens de la forêt, retrouver les esprits des guerriers vaincus pendant l’attaque de Tarker’s Mill ou empêcher le gaz du protocole Earthblood de se propager dans le Nevada (rien que ça). Vous aurez deux façons de le faire. Soit vous la jouez furtif et discret en vous faufilant en mode Loup, aboyant pour attirer un soldat solitaire à l’abri des regards tout en passant par les aérations qui vous serviront de raccourcis mais aussi pour attaquer les ennemis isolés. Soit, tout simplement en déclenchant le bouton “enragé” pour faire gicler le sang de partout (j’ai dans mon cas tenté les deux techniques. À certains moments du jeu, je n’avais pas le choix si je ne voulais pas y laisser une patte dès les premières balles).

Vous serez donc amenés à traverser différents lieux allant d’une base minière en passant par la forêt de la mission initiale, au désert aride du Nevada, à travers une prison de haute sécurité ou encore sur une plateforme pétrolière en pleine mer… de quoi profiter de décors en intérieur comme en extérieur. En revanche, les menaces seront toujours les mêmes, c’est-à-dire les caméras de sécurité (balayant les recoins à la recherche d’intrus) et les gardes qui n’hésiteront pas à tirer s’ils repèrent un éventuel suspect. Cependant, si vous réussissez à atteindre les panneaux de contrôle, vous pourrez désactiver les caméras. Et pour éviter un afflux de renforts, vous pourrez aussi saboter les portes. Après ça, à vous le massacre ou en toute discrétion, c’est vous qui voyez.

Capacités et points d’esprits

À chaque combat, vous ferez prendre de l’expérience à Cahal sous la forme de points d’esprit que vous pourrez répartir en fonction de votre technique de jeu. Ce sera le moment d’augmenter vos capacités. Si vous voulez devenir une machine de guerre, let’s go, un véritable as de l’arbalète, why not !

Personnellement, j’ai augmenté très vite les capacités en combat lourd (tout dans les entrailles et non dans la dentelle).

Cahal a la possibilité d’être et de se transformer en 3 entités. En premier, “humain”, pour pouvoir tirer sur les ennemis, interagir avec les autres mais également faire fonctionner les machines et ouvrir les portes. En second, le mode “Lupus”, vous serez une loup agile et rapide, vos sens augmentés et cela vous permettra de passer dans les aérations et de vous déplacer de façon furtive. Enfin, le mode “Crinos” ou la folie meurtrière, un loup-garou complètement destructeur.

Lire notre article : [Preview] Trials of Mana

Une cause mise légèrement sur la touche

Alors que le sujet principal est l’écologie à travers une meute de Loup-garous luttant contre les pollueurs, et surtout voulant protéger la Terre de ses ennemis malveillants, le jeu est malheureusement assez plat, un peu trop sérieux que ce soit dans le gameplay ou narrativement parlant. L’écologie et sa lutte est pourtant un combat important aussi à mon cœur de Bisounours mais ici, la place de l’éviscération des êtres humains est mise plus en avant. Pourtant, les objectifs sont présents et clairs mais il manque un petit quelque chose afin de ne plus n’être qu’un simple jeu d’action / RPG. Un acharnement de Cahal envers l’entreprise Endron, une envie de vengeance ou de vraiment reprendre son rôle de protecteur comme l’affirme Yfen ? On peut vite oublier la quête principale.

Graphisme et bande son

En termes de graphismes, la scène cinématographique du début m’a vraiment fait baver. Cependant après avoir lancé le jeu, l’enthousiasme est redescendu (bad mood).

Le jeu est assez basique, parfois sans textures. On sent tout de même une faiblesse dans l’histoire. Les phases d’infiltration restent timides alors que les phases de combats sont elles dynamiques (parfois même trop). La direction artistique se révèle efficace mais la technique se fait datée (surtout sur les consoles next génération). Cela n’enlève rien au bon temps pour déchiqueter de l’humain si cela est votre envie. Cependant, je ne peux pas nier qu’à certains moments mes yeux ont mis un temps d’adaptation à s’y faire.

Concernant la bande son, que dire… Elle vous plonge dans une ambiance de Métal qui personnellement me plaît. Les musiques ne sont pas répétitives, ce qui est très sympa. En revanche, les bruits de Cahal en mode Lupus pourraient être un peu plus funs mais ils restent assez basiques. Même quand Cahal passe en mode Crinos, en dehors des rugissements, rien de folichon. Pas de vraie musique d’ambiance séparant le mode d’infiltration et le mode baston. Le rythme s’accélère mais voilà tout.

Nous vous proposons une vidéo de gameplay qui, nous l’espérons, vous donnera envie de vous plonger dans l’univers de Werewolf : The Apocalypse – Earthblood.

Pour conclure…

Bien que le jeu n’ait pas fait l’unanimité envers de nombreux joueurs, il reste tout de même un bon action / RPG, avec certes une qualité moindre par rapport à ce que l’on trouve aujourd’hui (je ne peux pas le cacher moi-même). J’ai tout de même de l’affection pour lui, passer du mode homme à celui de loup ou en mode Super Saiyan du loup-garou était assez jubilatoire. Et qui ne rêve pas de mettre un terme à toute cette destruction planétaire et à cette pollution ? Certes, la technique ici est assez violente mais comparé à ce qu’ils font, ça ne l’est pas tant que ça.

La  note  de la  rédaction

3/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Sous titrage français

Prise en main rapide et facile

Bande son

La cause pour laquelle on combat

Les points négatifs

Les bugs (un homme planté dans le décor, une flèche d’arbalète qui finit dans le garde sans viser ou encore le garde qui passe à 30 cm de nous sans nous voir)

La répétition du gameplay

Les phases d’infiltration trop peu exploitées

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