Teenage Mutant Ninja Turtles : Shredder’s Revenge

Affiche de "Teenage Mutant Ninja Turtles : Shredder’s Revenge"

Depuis leur création en 1984, la popularité des chevaliers d’écailles ne faiblit pas. Héros intemporels connus de toutes les générations, il était risqué de les mettre de nouveaux en scène, après certaines adaptations décevantes de leurs aventures, surtout ces dernières années. C’était sans compter sur Dotemu et Tribute Games, bien décidés à faire renaître la licence dans un beat’em up boosté au mutagène et reprenant les graphismes en pixel art de l’ère 16 bits. Disponible depuis le 16 juin 2022, les différentes images de gameplay aperçus au fil des annonces avaient rendu dingues les fans des ninjas. Alors, c’était mieux avant ?

Cowabunga !

Ecran titre de "Teenage Mutant Ninja Turtles : Shredder’s Revenge"

Comme tout bon beat’em up old school qui se respecte, Teenage Mutant Ninja Turtles : Shredder’s Revenge ne brille pas par une intrigue très développée. L’action se base à New York où April, Splinter et les tortues regardent la télévision en savourant une bonne part de pizza. À ce moment précis, Bebop et Rocksteady surgissent sur l’écran, s’emparent du présentateur, qui n’est autre que Vernon, et annoncent que la statue de la liberté va subir quelques changements à la mode Krang. Il n’en faut pas plus à nos amis pour partir à la poursuite des deux mutants dans les studios de Channel 6. Arrivés sur place, les tortues font le ménage dans les locaux de la chaîne, mais Shredder est de retour, bien déterminé à se venger. Et la bataille ne fait que commencer pour nos quatre amis !

Soyons honnêtes, un scénario fourni n’est absolument pas ce que l’on recherche ici. L’intrigue étant secondaire, on peut se concentrer sur les combats, les animations et le gameplay, tout cela étant magnifié par l’énorme travail de Tribute Games, mais nous y reviendrons plus avant. Mention spéciale au générique du jeu réalisé en animation et très inspiré de celui de la série Tortues Ninja : Les Chevaliers d’écailles de 1987. On y retrouve d’ailleurs la même bande son chantée mais uniquement en anglais, ce qui est un peu dommage. Retrouver les paroles de la version française sur l’ouverture du titre aurait fait battre encore plus fort nos petits cœurs de nostalgiques. Mais je pinaille, cette intro à elle seule vaut largement le détour et présage de la qualité de ce qui va suivre.

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Tortues Mirifiques, Niveaux Transcendants

Lors de l’annonce le 10 mars 2021 de Teenage Mutant Ninja Turtles : Shredder’s Revenge, Dotemu et Tribute Games ont réveillé les inconditionnels des chéloniens adeptes de la pizza, qui se sont mis à espérer un retour en grâce de leur licence adorée, mis à mal par les différentes adaptations, surtout ces dernières années. Leur référence niveau jeux vidéos s’appelle Teenage Mutant Hero Turtles: Turtles in Time, un beat’em up de Konami sorti en mars 1991 sur Super Nintendo et qui reste la référence absolue des titres mettant en scène nos amis à carapace.

Cela tombe bien, Turtles in Time est également la référence des développeurs qui ont créé Shredder’s Revenge comme une suite spirituelle de la production de 91. On y retrouve donc un pixel art digne de l’ère 16 bits mais modernisé avec les techniques actuelles. C’est superbe, on en prend plein les yeux et on retrouve avec plaisir le graphisme des tortues inspiré de la série de 87. Du côté des animations, là encore c’est le top. Le jeu est ultra fluide (même sur Switch) et les habillages des décors avec les Foots en arrière-plan se prenant pour des secrétaires, des cuisiniers ou des mécanos avant de venir vous attaquer sont juste délectables. Il y a énormément de petites références et d’actions rigolotes qui s’exécutent en arrière-plan et on aimerait mettre pause à chaque pas afin de pouvoir tout scruter sans en perdre une miette.

Enfin, un jeu sans une bonne bande son, a fortiori quand le coffret est aussi impressionnant, serait un gâchis sans pareil. Rassurez-vous, Tee Lopes (compositeur de Sonic Mania) a fait un travail mémorable sur Teenage Mutant Ninja Turtles : Shredder’s Revenge et sa musique se mêle parfaitement à l’action. Enfin, dernier hommage et pas des moindres à la série Tortues Ninja : Les Chevaliers d’écailles, puisque les comédiens de doublages (en VO) Barry Gordon (Donatello / Bebop), Cam Clarke (Leonardo / Rocksteady), Townsend Coleman (Michelangelo / le Roi des rats / Shredder) et Rob Paulsen (Raphael) reprennent leur rôles pour la production.

Le "Roi des rats" est un boss du jeu

Rien ne sert de Splinter, il faut partir à point…

Comme nous l’avons déjà dit, avec Teenage Mutant Ninja Turtles : Shredder’s Revenge, nous sommes en présence d’un beat’em up à l’ancienne avec tout ce que cela implique. Pour commencer, vous aurez le choix entre le mode Histoire et le mode Arcade, que vous pourrez arpenter seul ou à plusieurs, avec 6 personnages de base (April, Splinter, Donatello, Michelangelo, Leonardo et Raphael) ayant chacun ses caractéristiques propres, plus un personnage additionnel (Casey Jones) qui se débloquera quand vous aurez atteint la fin du mode Histoire.

Pour affronter les sbires de Shredder, vous aurez toute une panoplie de coups à votre disposition, chaque personnage ayant ses propres attaques. On retrouvera l’attaque classique qui peut être chargée, le saut et le double saut qui servent d’esquive et d’attaque aérienne quand combiné au bouton d’attaque, le dash et enfin une super attaque qui ne peut se déclencher que quand au moins une barre de la jauge de ninja est remplie. Après, le principe est simple, il suffit de dézinguer les hordes d’adversaires qui vous assaillent en restant en vie.

Manger les pizzas que vous trouverez dans les niveaux vous permettra de récupérer des points de santé, de soigner tous les joueurs d’un coup, d’effectuer une attaque tournoyante inarrêtable ou de pouvoir déclencher son attaque spéciale sans limite durant un certain laps de temps. Il est également possible de recharger la jauge ninja plus rapidement en provoquant ses ennemis ou de redonner de la vie à ses partenaires de jeu en faisant un High Five, celui-ci transférant un peu de vie d’un personnage à l’autre.

Pareillement, durant le mode Histoire, il sera possible de faire monter le niveau de ses personnages (jusqu’au niveau 10) afin de débloquer de nouveaux coups ou une jauge de vie plus importante. En ce qui concerne le multi (qui accueille jusqu’à six personnes en simultané), si jouer à plusieurs transcende l’expérience de jeu, il faut prendre en compte que plus il y a d’alliés avec vous et plus l’action devient illisible. Mais ce n’est qu’un petit écueil et on passe outre rapidement pour profiter de la joie des combats en équipe. Cette fois-ci, tout partenaire à terre aura la possibilité d’être soigné par un autre membre de l’équipe avant de succomber, mais ce dernier sera alors vulnérable aux attaques des ennemis. Le timing de résurrection étant serré, il faudra la jouer fine, surtout lors des affrontements avec les boss. 

Go ninja go ninja go

Ayant commencé ma “carrière” de gameuse avec des titres comme Golden Axe ou Streets of Rage, le beat’em up est un genre que j’affectionne tout particulièrement. Aussi, quand la perspective de tester Teenage Mutant Ninja Turtles : Shredder’s Revenge s’est fait jour, je n’ai pas hésité une seule seconde. Et comme vous l’aurez déjà compris, je ne le regrette absolument pas ! Outre les graphismes et les musiques qui m’ont replongé dans mon enfance devant les aventures télévisuelles des tortues, j’ai beaucoup aimé toutes les petites références, que ce soit à Turtles in Time ou même au deuxième film live des Tortues Ninja de 1991 avec l’apparition comme acolytes d’un boss de Tokka et Rahzar, ennemis emblématiques du film.

"Tokka et Rhazar" des transfuges du deuxième film live des Tortues Ninja

Il ne manquait plus qu’un remix de “Go ninja go ninja go” de Vanilla Ice et j’aurai été parfaitement comblée. Très bien équilibré, le titre est extrêmement simple à prendre en main et pourra permettre aux plus jeunes de s’initier au genre sans que cela ne soit trop ardu pour eux. J’ai aussi beaucoup apprécié le fait qu’en multi il n’était pas possible de frapper un équipier par inadvertance. Vu comme l’écran devient vite fouillis en coop, cela aurait pu être très handicapant. Heureusement, les développeurs ont tout prévu pour notre plus grand plaisir, et le leur, car on sent bien au travers de Teenage Mutant Ninja Turtles : Shredder’s Revenge leur amour de la licence et l’hommage qu’ils ont voulu faire à Turtles in Time.

Découvrez notre critique de Metroid Dread ici !

Pour conclure…

Ce qu’il y a de bien avec Teenage Mutant Ninja Turtles : Shredder’s Revenge, c’est que vous y trouverez forcément un intérêt, que vous soyez un nostalgique des Tortues Ninja, un fana de beau pixel art ou un amateur de beat’em up. S’il est certes un peu court, le titre de Dotemu vaut largement son prix d’achat car c’est un jeu auquel vous reviendrez souvent pour faire des parties endiablées entre amis. Et comme tout le monde le sait, une bonne soirée gaming entre copains, ça n’a pas de prix !

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Des graphismes et une réalisation de toute beauté rehaussés par une musique sublime.

Possibilité de jouer jusqu’à 6 joueurs simultanément et avec 7 personnages disponibles.

Un gameplay intuitif et une action ultra boostée.

Les différentes références à l’univers des Tortues Ninja.

Les points négatifs

Une action assez vite brouillonne quand il s’agit de jouer à plus de 2 joueurs en même temps.

Un jeu assez court et sans aucun bonus.

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