
LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir est un jeu d’action aventure en monde ouvert, rendant hommage à 80 ans de comics, films et médias divers. Au programme : références à gogo, humour LEGO traditionnel, et une suite spirituelle aux jeux Arkham à peine déguisée. Le jeu est disponible sur PlayStation 5, XBOX Series X&S, et PC depuis le 22 mai. Une version Nintendo Switch 2 sera disponible ultérieurement, sans date annoncée lors de la rédaction de cet article.
Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.
Enfin un nouveau Batman Arkham ?
À la rédaction, on ne se lasse jamais des jeux LEGO. Que voulez-vous ! Le comique de situation sachant équilibrer blagues enfantines et sous-texte pour les fans marche un peu trop bien sûr moi. Après un LEGO Star Wars : La Saga Skywalker plein à craquer et un LEGO Horizon Adventures surprenant, TT Games nous revient avec LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir, célébrant les 80 ans du justicier masqué. Et dès le trailer d’annonce, j’étais d’ores et déjà convaincue qu’il s’agirait probablement de mon prochain jeu LEGO préféré.


Un sentiment vite confirmé par la présence aux crédits du jeu de certains talents de Rocksteady Studios, les développeurs derrière la légendaire trilogie Arkham. Des jeux qui ont irrémédiablement marqué le paysage vidéoludique, mais aussi l’imagerie du Chevalier noir elle-même. Un Batman intimidant, méthodique, et diablement efficace au corps-à-corps. Mais comment réconcilier cette vision avec celle habituellement plus édulcorée des jeux LEGO ?


Si TT Games avait déjà planché sur l’univers Batman à trois reprises, quatre en comptant DC Super Vilains, difficile de ne pas être intriguée par le postulat de L’Héritage du Chevalier noir. Un open world plus proche de ce que l’on retrouvait dans Arkham Knight ? Des combats qui semblent tout droit empruntés à la série ? Le tout en référençant 80 ans d’histoires ? Quelques compromis ont été faits sur le chemin, mais la vision finale surprend par sa cohérence.


Sa mère s’appelait Martha…
On ne présente plus Batman et son univers en teintes de gris. Pourtant, pour les plus jeunes qui ne le connaîtraient pas encore, le jeu prend le temps de rembobiner jusqu’à l’enfance du personnage. On vit donc l’espace d’une mission la jeunesse dorée de Bruce Wayne, fils héritier d’une fortune familiale colossale, qui prend une tournure dramatique après une soirée fatidique. Orphelin et épris d’un ressentiment profond pour le crime, Bruce tente de confronter le meurtrier de ses parents, mais se heurte à la corruption des policiers de Gotham.


Sur les conseils d’un mystérieux individu, Bruce s’aventure aux confins du monde pour suivre l’entraînement rude de la Ligue des Ombres. L’occasion pour L’Héritage du Chevalier Noir de nous introduire aux mécaniques de discrétion, de combat et d’utilisation de gadgets. Le reste du chapitre introductif s’inspire grandement de The Batman, jusqu’à reprendre la fameuse scène de la poursuite du Pingouin en Batmobile.


LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier Noir va ainsi reprendre moult éléments et inspirations de la longue chronologie Batman pour ses six chapitres. Véritable patchworks d’idées et de références, chaque chapitre est l’occasion de rendre hommage aux séries, films et jeux ayant marqué plusieurs générations. Pas question ici de juste placarder le Joker tout au long de l’histoire, chaque méchant a son petit arc narratif majeur.


La nuit, la vengeance, tout ça
En terme de gameplay, on retrouve dans ce LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier noir ce qui fait le charme de la série. Les environnements mi-réalistes, mi constitués de briques regorgent toujours d’éléments destructibles. Comme d’habitude, il faudra régulièrement assembler des structures LEGO à la volée pour avancer. Mais l’accent est mis cette fois sur l’utilisation des gadgets de Batman et de son binôme : batarang, grappin, fouet, piratage et plus encore. Le jeu ne propose en effet que sept personnages jouables en tout : Batman, Robin, Nightwing, Catwoman, Talia, Gordon et Batgirl.


Néanmoins, la structure des niveaux est faite pour inciter l’infiltration et l’élimination méthodique des ennemis. Tant que nous ne sommes pas détectés, une simple pression de gâchette dans le dos d’une mini-figurine l’enverra instantanément au tapis. Et en cas de détection, pas de panique : le justicier masqué et ses comparses savent rendre les coups au centuple.


Dans un système de combat directement emprunté aux jeux Arkham, notre protagoniste est attiré magnétiquement vers ses adversaires pour distribuer des mandales. On peut orienter le stick pour changer de cible à la volée, faisant valdinguer notre héros dans toutes les directions. Et si un adversaire ose répliquer ? Un contre bien timé lui passera l’envie. Attention toutefois à bien esquiver les projectiles des ennemis armés et à bien frapper dans le dos des porteurs de boucliers.


LEGotham City
Comme le crime ne dort jamais à Gotham, Batman non plus. Entre deux missions d’histoire, nous sommes lâchés dans un monde ouvert plutôt vivant. Libre à nous de l’explorer en véhicule, en planant, ou tout simplement à pieds pour profiter de ses détails. Plus qu’une simple toile de fond pour l’action, Gotham fourmille de PNJs, de secrets… Et de contenu annexe. En finissant l’intrigue du jeu, mon pourcentage de complétion était à peine au-dessus de 50. Autant dire qu’il y a de quoi s’occuper sous la pluie battante !


On retrouve bien entendu l’Homme-mystère pour ses énigmes ponctuelles, mais pas seulement. Une quête annexe entière est dédiée à Killer Croc, qui ne cherche cette fois qu’à vivre une vie tranquille. Des appréhensions de suspects sont également à prévoir une fois leurs avis de recherche récupérés. Sans parler de l’assistance à porter aux animaux du zoo, perdus dans Gotham, ou à l’élimination des plantes de Poison Ivy. Chaque quartier de Gotham contient au bas mot des dizaines d’activités.


Baroudeur dans Gotham, compléter des missions ou encore dépenser ses tenons chez Bat-mite permet d’ailleurs de débloquer moult tenues alternatives pour toute la Bat-family. J’étais surprise du nombre assez costaud de costumes, et pas seulement pour Batman ! De quoi décorer la Batcave, complètement explorable, qui s’agrandit de chapitre en chapitre. Parfait pour y ranger toutes les Batmobiles du Chevalier noir.


Mon avis sur LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier noir
LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier noir propose également un choix de difficulté plus avancé pour celles et ceux qui cherchent une expérience plus proche des jeux Arkham. On sent qu’on reste globalement sur un jeu LEGO : les indices sur les énigmes sont vite donnés, les affrontements de boss sont expéditifs et les missions ne durent jamais bien longtemps. Mais pour autant, je ne me suis jamais ennuyée. Le jeu n’est pas trop routinier, et on se surprend à redécouvrir nos moments préférés de l’anthologie Batman.


Visuellement, L’Héritage du Chevalier noir est une très bonne surprise. Les effets sur les éléments en plastique sont charmants, et l’open world maintient très bien son illusion. La qualité des doublages est à noter, avec de nombreuses références bien localisées qui m’ont fait ricaner. L’écriture n’est jamais trop enfantine, ou trop à côté de la plaque. On sent la passion pour Batman transpirer à chaque instant du jeu.


En seul défaut notoire, j’ai remarqué que le jeu sollicite énormément ma machine en mettant ses paramètres graphiques au maximum. Rien qui ne se mitige pas ou qui gâche complètement l’expérience ceci dit. Si on peut pester sur le casting jouable assez réduit, c’est un faible prix à payer pour la qualité générale de l’expérience. L’occasion de mentionner qu’un DLC centré autour du Joker et d’Harley Quinn sortira d’ailleurs en automne. Hâte d’y être !

LEGO Batman : L’Héritage du Chevalier noir est un jeu que j’attendais au tournant et qui a su répondre à toutes mes attentes. Le jeu est une véritable lettre d’amour au justicier masqué, pleine à craquer d’humour et de respect. Et derrière toute cette nostalgie se tient un jeu LEGO très solide sur ses appuis au demeurant. Peut-être votre bonne surprise de ce printemps 2026 ?
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Bourré de références pour les fans
L’humour fait toujours mouche
Des easter eggs à foison
Durée de vie en ligne droite très correcte
Les points négatifs
Très gourmand en performances sur PC, sans trop d’explication




