
Goodnight Universe est la dernière production des développeurs de Before Your Eyes. Dans cette aventure, nous incarnons Isaac, un bébé de six mois à la conscience étrangement bien développée. Le jeu est disponible sur Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Xbox Series X & S, et sur PC.
Ce test a été réalisé sur une version Nintendo Switch 2 fournie par l’Éditeur.
Dur, dur d’être un bébé
En apparence, Isaac a tout d’un bébé ordinaire. Il est à peine capable de ramper, ne produit que des sons désarticulés, et est captivé par une chèvre de dessins animés. Mais pour nous, le joueur, quelque chose ne tourne pas rond dès les premières minutes de Goodnight Universe. Le Narrateur, qui semble être la conscience de cet enfant, s’exprime dans un vocabulaire bien plus avancé. À travers ses yeux, nous allons donc vivre le quotidien d’un bébé pas tout à fait comme les autres.


Et pour preuve : outre cette conscience grandiloquente, Isaac se découvre également doué de pouvoirs psychiques. La lecture du journal indéchiffrable de son grand-père Angus semble avoir déclenché ces facultés mystérieuses. Télékinésie, lecture de pensées, ou encore commande d’objets électriques : c’est sûr, Isaac n’est pas qu’un simple bambin ordinaire ! Mais l’enfant se rend très vite compte qu’il ne peut tout simplement pas dévoiler ses capacités à sa famille…


Pourtant, par la force des choses, la sœur d’Isaac va être témoin de sa nature extraordinaire. Un événement qui marque le début des embrouilles pour la petite famille, qui va se retrouver embourbée dans une sombre histoire. Il semblerait que l’entreprise Aio, renommée pour ses gadgets, s’intéresse de près à Isaac. Et après un premier chapitre relativement calme, Goodnight Universe accélère très vite son tempo dans les deux derniers tiers de son aventure. Kidnapping et missions de sauvetage seront au rendez-vous !
Enfant prodige
Sans trop spoiler le reste de l’intrigue, Goodnight Universe est une histoire de science-fiction où nous sommes au premier plan. L’utilisation de la première personne est un élément clé de l’intrigue, tout comme la direction de notre regard. À l’instar de leur précédente création Before Your Eyes, Nice Dream utilise la caméra comme élément de gameplay principal. Il faudra porter son regard sur des éléments précis pour déclencher les interactions nécessaires à la poursuite de l’intrigue.


S’il s’agira parfois simplement de regarder longuement certaines choses, il faudra aussi avoir recours aux étonnants pouvoirs d’Isaac. Ranger ses jouets avec la télékinésie, lire dans les pensées confuses de notre père, effrayer un garçon mal intentionné qui traîne avec notre sœur… Un arsenal de pouvoirs qui serviront tantôt pour des puzzles, tantôt pour des séquences un peu plus rythmées. Le jeu peut d’ailleurs nous proposer de zapper ces sections, au cas où nous souhaitons nous concentrer sur la narration.


Pour un jeu narratif, Goodnight Universe demandera donc un brin de réflexion et d’ingéniosité. Un parti pris agréable, qui nous donne l’impression d’être plus qu’un simple spectateur du petit Isaac. C’est un aspect qui prend encore plus de sens une fois que nous prenons connaissance des révélations du deuxième chapitre ! En ce sens, je recommande vraiment de faire le jeu à l’aveugle pour profiter au maximum de ses twists de scénario. D’autant que l’on en voit le bout en une poignée d’heures : un jeu idéal à boucler en une après-midi.
Mon avis sur Goodnight Universe
J’étais complètement tombée sous le charme de Before Your Eyes, et je ne pouvais donc tout simplement pas passer à côté de Goodnight Universe. J’en ressors néanmoins un tout petit peu moins émue que par son prédécesseur. Le jeu est très bon et son intrigue intéressante, mais ne touche pas aux mêmes sensibilités. Là où Before Your Eyes m’a fait pleurer à chaudes larmes, Goodnight Universe est nettement plus “feel good”. Ce qui n’est bien sûr pas un défaut.


Visuellement, le style graphique très simple vend bien l’illusion de voir à travers les yeux d’un bébé. J’ai trouvé toutefois que certaines animations des membres de la famille d’Isaac étaient parfois un peu étranges. Rien qui ne brise l’expérience ; j’étais nettement plus dérangée par les sous-titres qui n’étaient parfois pas affichés dans la bonne langue. L’occasion de signaler que Goodnight Universe est intégralement doublé en anglais, avec un sous-titrage en français tout du long. Le Narrateur est particulièrement doué pour souligner l’absurde situation d’être une conscience d’adulte dans un corps d’enfant.


Je ressors de cette expérience avec un bon souvenir. L’histoire d’Isaac et de sa famille est touchante, et l’intrigue de corporation technologique louche permet de développer le scénario efficacement. C’est surtout un prétexte à vivre une aventure qui tourne autour de la notion de famille, pour le meilleur comme pour le pire, avec des hauts et des bas tout au long de cette poignée d’heures. Le contrat est rempli : si je n’ai pas pleuré devant Goodnight Universe, j’ai néanmoins senti mon cœur se réchauffer en arrivant aux crédits.

Goodnight Universe utilise ingénieusement son gameplay pour renforcer l’immersion dans son intrigue. Une intrigue qui fait sourire, grimacer… Mais dont on veut connaître la suite sur-le-champ à chaque fondu au noir. Un excellent petit jeu pour les férus de science-fiction à l’ancienne !
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Gameplay original
Scénario prenant
Qualité du doublage
Les points négatifs
Quelques bugs de sous-titres




