
Deux ans après sa sortie sur PC, Drug Dealer Simulator 2 débarque dans les mains de Movie Games S.A sur PlayStation 5 et Xbox Series. Sequel du premier opus cette nouvelle aventure semble se dessiner sous les mêmes mécanismes que l’ancien, mais avec des nouveautés qui s’implantent dans une toute nouvelle vie.
Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.
L’aventure recommence
Après avoir dominé le ghetto dans Drug Simulator, c’est à Isla Sombra que nous amarrons. Contrairement à notre première expérience dans la vente, nous commençons directement à produire l’herbe que nous vendrons. Pour nous aider à gérer notre développement, c’est Marcus qui nous guidera. Contrairement au premier volet où Eddy s’intégrait dans l’histoire, Marcus tient un rôle de guide beaucoup plus flagrant. Depuis le bunker de la Petite île qui nous sert de refuge, nous débutons donc une nouvelle entreprise, avec un terrain de jeu encore plus immense qu’avant.
Dès le début, Drug Dealeur Simulator 2 nous propose différents types de jeu, mettant l’accent sur la gestion, la détente ou la difficulté générale en nous permettant de gérer les paramètres influençant le jeu. De plus, l’ajout d’un mode multijoueur permet de vivre cette entreprise d’une toute nouvelle façon !
Le jeu commence aussi ici avec une pointe d’histoire nous permettant de faire grandir notre réseau et nos possibilités de vente. Reprenant le système de réputation et de niveau général du joueur, un autre facteur viendra jauger notre respectabilité : La crédibilité de rue. Indispensable pour avancer dans l’histoire, elle s’acquiert en montrant son potentiel de gangster, en battant à mort des ennemis ou en utilisant des dealers par exemple.


La Isla Sombra
L’Isla Sombra est un ensemble d’îles, parfois reliées entre elles par des bancs de sable, parfois accessibles qu’en bateau. Dans cette nouvelle ville, nous retrouvons de nombreux magasins du même acabit que ceux du premier opus. Mais de nouveaux lieux voient le jour. Mécaniciens, centre médical, poste de police etc. d’autant plus d’emplacements qui accompagnent les nouveautés de la franchise.
Dans cet environnement tropical et ensoleillé, contrairement à ce que laisse penser son nom et bien loin de la grisâtre du Guetto, de nombreux dangers nous guettent. Si seule la police nous épiait dans le premier opus, nous nous retrouvons ici avec plus d’ennemis et surtout, plus de possibilité de négociation. En plus de la maréchaussée, nous voilà confrontés à des sbires qui n’hésitent pas à nous racketter et à des serpents prêts à nous mordre. Pour contrecarrer ces nouvelles menaces, un système de choix de réponse, de combat et de jauge de vie ont été instauré. Pour les nostalgiques, la fuite est évidemment toujours une option.
Le nouveau terrain de jeu dans Drug Dealer Simulator 2 est bien plus vaste et plus complexe que dans le précédent opus. Les nombreuses îles se distinguent par leur environnement et leurs particularités. Qui dit environnement plus vaste, dit plus de possibilités de déplacement. Si certaines sont atteignables à pied, d’autres nécessitent l’utilisation d’un bateau ou le paiement d’une traversée en radeau. Le jeu nous propose aussi de se déplacer en véhicule motorisé ou d’utiliser un système de bus.
Avec une nature omniprésente, le relief d’Isla Sombra nous force à connaître la ville pour nous déplacer plus rapidement, tout en évitant les chutes trop risquées qui peuvent nous coûter la vie. Couper à travers la jungle, grimper des collines ou sauter sur un toit peuvent être de bons raccourcis et permettent au passage d’échapper à nos poursuivants. Mais c’est aussi prendre le risque de chuter ou de se faire mordre. On apprécie aussi la possibilité de se téléporter en urgence dans un point de rassemblement lorsque l’environnement nous bloque.


Un aspect technique toujours un peu douteux
Tout comme son prédécesseur, Drug Dealer Simulator 2 ne se distingue pas par sa beauté. Entre les graphismes cubiques, les textures douteuses et les éléments qui se traversent, le visuel en jeu laisse à désirer. Si le menu du jeu est plutôt correct cependant, nous constatons tout de même un gros défaut : la taille de la police d’écriture. De nombreux éléments importants sont écrits en tout petits, nous forçant à nous rapprocher pour visualiser les données. Cela est la conséquence d’un autre gros problème du jeu : le portage sur console n’est pas du tout optimal.
Outre l’écriture minuscule liée au fait que le jeu est conçu pour jouer sur un écran proche, les interfaces sont entièrement pensées pour jouer à la souris. Passer d’élément en élément est donc parfois un challenge en lui-même. Pas de viseur déplaçable au joystick ni même de navigation intuitive, c’est à tâtons que nous devons nous déplacer dans les menus du jeu. Couplé au manque de visibilité, le jeu peut vite devenir frustrant sur ce point.
Côté sonore, on reste sur des bruitages basiques et une bande-son qui nous berce dans un rythme typique de l’Amérique du Sud.
Drug Dealer Simulator 2 propose un gameplay plus fluide que son prédécesseur. Avec une sauvegarde plus rapide, moins de bugs et un système de déplacement amélioré, la vente de drogue se fait plus rapidement et l’aspect gestion peut donc être plus efficace.


Et la drogue dans tout ça ?
Un peu plus effacés qu’avant, les stupéfiants sont un peu moins au cœur du jeu. S’ils restent la seule source de revenus, l’apparition d’autres éléments à gérer comme les vêtements, les autres gangs, les déplacements etc. couplé au fait que les ventes ne se font que de jour, de 9 heures à 19 heures, efface un peu l’importance de gérer sa drogue. Si nous pouvions facilement tomber à court de produits dans le premier opus, rendant l’aspect achat/production/vente plus complexe, ici les drogues de base sont facilement disponibles, permettant de vendre à tous les clients sans encombre.
La vente en elle-même se déroule plus ou moins de la même façon qu’avant, outre le changement de devise qui est perturbant au départ. Des clients demandent et nous pouvons leur vendre directement le produit de main en main. Il est aussi toujours possible de passer par des dealeurs qui vendront en gros ou de donner des petites doses à des inconnus pour améliorer notre business. À noter que cette fois-ci, nous sommes directement contactés depuis notre téléphone et qu’il n’est plus nécessaire de se déplacer à chaque fois à un ordinateur. De plus, l’heure de livraison peut être choisie. Car là aussi, le temps joue contre nous. Une réponse et une livraison rapide, ce sont plus de points de réputation !
Dans cette nouvelle entreprise, de nombreuses aides, recettes et tutoriels sont disponibles pour progresser et débloquer de nouveaux produits. En ce qui concerne la production, il est toujours possible d’acheter de nouvelles planques sur chaque île et d’acquérir les divers équipements qui nous permettent de créer nos produits. Cependant, nous devons débloquer les recettes pour obtenir certains composants et pour créer l’élément final. Ainsi, il faut parfois fouiller l’île pour trouver de nouvelles façons d’avancer dans notre business. En règle générale, l’aspect production est bien plus complet que dans le premier opus.


Drug Dealer Simulator 2 offre un souffle nouveau à la franchise. Avec une carte bien plus grande, de nouvelles opportunités se sont ouvertes aux développeurs qui ont su proposer une offre plus conséquente. Fluidifiant le jeu avec ses ajouts, c’est surtout un contenu plus riche qui vient améliorer l’expérience de jeu. Malheureusement, la technique reste similaire au premier opus, le jeu étant un peu plus joli avec de plus de détails et de décors, mais restant globalement un peu frustrant. Avec un portage sur console raté, l’ajout de contenu ne permet pas de compenser la technique limitée. On garde tout de même un jeu addictif et qui est d’autant plus intéressant de par sa nouvelle fonctionnalité permettant d’ajuster le style de jeu.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Un jeu toujours aussi addictif
Plus de contenu qu’avant
Une carte vaste avec de nombreux moyens de déplacements
Les points négatifs
Une technique dépassée
Un très mauvais portage sur console
Le système de gestion de la difficulté




