Disgaea 6 : Defiance of Destiny

Disgaea 6 : Defiance of Destiny est un Tactical-RPG développé par Nippon Ichi Software et édité par NIS America. Après une sortie au Japon sur Playstation 4 et Switch le 28 janvier 2021, le voici enfin venir dans le reste du monde à partir du 29 juin 2021, exclusivement sur la dernière console de Nintendo.

Histoire

Pour rappel, Disgaea est une série de Tactical-RPG débutée en 2003 sur Playstation 2. Depuis, il y a eu cinq autres jeux sur la saga principale (dont l’épisode D2) ainsi que sept spin-offs et deux jeux liés (Phantom Brave et Soul Nomad & the World Eaters). Les opus 1 et 4 ont été réédités sur Nintendo Switch dans des éditions qualifiées de Complete. Le cinquième est également sorti sur cette plateforme en 2017 (toujours en édition Complete). C’est donc avec plaisir que l’on accueille cette année le sixième épisode.

Scénario

Dans l’univers de Disgaea 6: Defiance of Destiny, il existe une calamité détruisant tous les mondes sur son passage : le Death-tructor Divin. Ce monstre semble invincible, mais nous allons découvrir l’histoire de celui qui l’a vaincu. Nous incarnerons Zed, un jeune zombie dont le seul but est de vaincre le Death-tructor Divin. Il est accompagné de Cerbère, un chien-zombie qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui va l’aider à accomplir son rêve.

L’assemblée démoniale

Le jeu débute par la fin. En effet, Zed et Cerbère s’introduisent à l’assemblée démoniale, où l’Overlord Ivhar se désespère de ne toujours pas avoir d’informations à propos du Death-tructor Divin. Nos compères arrivent à ce moment-là et clament qu’il a été vaincu par Zed en personne. C’est ici que commence le flashback nous expliquant comment notre jeune zombie a pu réussir cette prouesse.

L’humour Disgaea

Comme pour ses prédécesseurs, le scénario et les dialogues de Disgaea 6: Defiance of Destiny sont bourrés d’humour. On y trouvera autant des allusions douteuses que des jeux de mots. On notera aussi des remarques racistes envers certaines classes du jeu. En effet, pourquoi un zombie n’aurait-il pas le droit ni les capacités de devenir le plus fort de l’univers ?

Gameplay

On a affaire ici à du grand classique de la série Disgaea. Tout d’abord, on est toujours sur du Tactical-RPG, donc avec une aire de combat composée de cases. On commence comme d’habitude par choisir nos personnages les uns après les autres, les déplacer dans la zone à leur portée, choisir une action à effectuer ou attendre que l’on ait mis tous les alliés en jeu pour décider quoi faire. 

Les attaques groupées et les combos sont toujours présents, il faudra en user et en abuser pour faire monter la jauge de Bonus, donnant accès à des objets en fin de combat. On pourra toujours empiler nos personnages afin d’atteindre des zones plus éloignées en les lançant ou pour effectuer des attaques. Il y aura toujours des géoblocs pour donner des bonus/malus sur certaines zones, ou d’infliger des dégâts. 

On pourra toujours acheter des objets, entrer dans le monde des objets (afin d’augmenter leur niveau mais aussi de gagner de l’expérience et des innocents, ces créatures vivants à l’intérieur des items et leur conférant des bonus une fois battus), convoquer l’assemblée afin de demander des bonus…

Disgaea 6: Defiance of Destiny - Bonus fin de niveau

Vous trouverez aussi la buvette (pour augmenter le niveau de vos personnages, entre autres), le hall des missions (donnant des récompenses en ayant atteins des objectifs, comme tuer 3 zombies par exemple), la Caserne (pour créer des groupes d’alliés, bénéficiant ainsi de bonus) et le spirite (permettant de choisir des maléfices, des compétences passives, et d’améliorer les compétences des personnages).

Lire aussi notre article : Disgaea 4 Complete+

Nouveautés

Première nouveauté, le niveau maximum des personnages. Dans Disgaea 6: Defiance of Destiny, il passe à 999 999 999. Oui, vous avez bien lu, un nombre ridiculement élevé. Auparavant, le maximum était fixé à 9999, ce qui était déjà pas mal. Alors pour le coup, le nombre est très grand mais il faut aussi prendre en compte que le passage d’un niveau à celui au-dessus est nettement plus rapide. Vous pourrez par exemple passer du niveau 1 à 80 sans trop de soucis dès les premiers affrontements.

Disgaea 6: Defiance of Destiny : dégâts

En plus du niveau max, les dégâts pouvant être infligés sont aussi à la hausse, pouvant largement dépasser le quadrillion ! Si vous ne savez pas combien ça fait, dites vous qu’1 seul quadrillion vaut mille milliards !

L’infirmerie ne vous soignera plus, Celma est automatique à la fin d’un combat (hormis dans le monde des objets). À la place, vous pourrez obtenir des objets après avoir atteint certains prérequis (PV ou PC perdus, nombre de KO au combat).

L’ultra-réincarnation et le Karma

La vraie nouveauté de cet épisode est l’ultra-réincarnation. Cette faculté permet à vos personnages de ressusciter pour devenir plus puissants. Lorsque vous faites cela, le héros choisit repassera alors au niveau 1, mais vous conserverez les statistiques déjà acquises et vous pourrez même encore les augmenter en échange de Karma. Ce dernier s’obtient en s’ultra-réincarnant, il faudra donc user et abuser de cette possibilité afin de faire évoluer nos personnages pour qu’ils deviennent invincibles.

Disgaea 6: Defiance of Destiny : ultra-réincarnation

Les unités géantes

Les unités géantes prennent énormément de place sur l’aire de combat, permettant de bloquer des passages. Elles peuvent aussi attaquer sur plusieurs cases à la fois et faire d’énormes dégâts avec l’attaque de base sur les adversaires faibles.

Disgaea 6: Defiance of Destiny

Technique

On retrouve sans surprise la direction artistique classique de la série Disgaea dans ce sixième épisode. La différence se situe au niveau des personnages, qui sont désormais en 3D. C’est plutôt agréable et assez discret.

Le jeu propose 3 modes d’affichage : jouabilité, performances, balancé. Le premier privilégie la fluidité au détriment des graphismes, et autant dire que c’est très flou, la résolution baissant énormément. Performance mise sur les graphismes, qui sont nettement mieux, mais la fluidité est perdue, le jeu saccade et ça se voit. Enfin, le mode balancé est un juste milieu, et il vaut mieux l’utiliser malgré un framerate pas au top mais mieux qu’en mode performance. Qu’importe le mode choisi, le jeu ne fait pas honneur aux performances de la Switch selon moi.

Une autre nouveauté, les animations des attaques spéciales. Elles sont bien réalisées et donnent un côté un peu plus action aux combats. Cependant, elles sont un peu longues et entraînent des changements d’écran cassant un peu le rythme. Il aurait à mon sens mieux de les afficher en plus petit sur l’aire de combat. En tout cas, il est possible de les passer manuellement ou de les désactiver complètement.

Côté son, on est là aussi sur du classique de la série Disgaea. On retrouve les sonorités de la saga dans des thèmes à la fois sympathiques et loufoques, nous plongeant dans l’ambiance particulière des titres. Comme d’habitude, le doublage des personnages est disponible an anglais et en japonais.

Les textes sont disponibles dans plusieurs langues, dont le français, ce qui est toujours agréable dans les RPG. Les textes sont assez grands pour être correctement lisibles, que ce soit sur la télévision ou sur l’écran de la console.

Un DLC est déjà prévu, avec l’ajout de cinq nouvelles classes inspirées par des Vtubers (des créateurs de contenus sur Internet, ici Shirakami Fubuki, Uruha Rushia, Shiranui Flare, Tsunomaki Watame et PolPol).

Pour conclure…

Disgaea 6 : Defiance of Destiny est un bon Tactical-RPG. Il introduit quelques nouveautés sans pour autant révolutionner ni le genre ni la série. Les débutants seront un peu perdus face à l’avalanche de possibilités pour améliorer nos personnages, tandis que les fans de la saga resteront en terrain conquis. Même si la technique laisse un peu à désirer, le système de combat reste toujours aussi efficace et le scénario toujours aussi loufoque.

Disgaea 6 est disponible sur Nintendo Switch en cartouche ou sur l’eshop pour 59,99€, et la version dématérialisée vous demandera 6,4 Go d’espace libre.

Si vous hésitez encore, sachez qu’une démo est également accessible afin de se faire soi-même son avis.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Un univers toujours aussi déjanté

Nouvelles mécaniques ( ultra-réincarnation, karma, niveau max)

Personnages en 3D, animations des techniques

Les points négatifs

Graphismes pas top

Trop de mécaniques à grind

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