Death or Treat

Sorti le 11 mai 2023 sur PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox One, Xbox Séries, Switch et sur PC, Death or Treat vous emmène dans un univers Halloween adorable. Le studio Saona nous offre un rogue-like indépendant où vous incarnez Scary un bonbonnier fantomatique.

Ce test a été réalisé sur une version Xbox Serie X fournie par l’Éditeur.

L’histoire

Death or Treat nous conte l’histoire de Scary, un fantôme propriétaire du Ghost Mart qui vend des bonbons et il est le créateur numéro un dans le domaine. Néanmoins en arrivant à HallowTown il se rend compte avec ses compagnons que l’esprit d’Halloween n’existe plus. La ville est morte et tout cela à cause de Fackerberg, le fondateur de Faceboo qui a créé une nouvelle drogue. Le Storyum qui absorbe volonté et espoir chez ceux qui le prennent.

Ecran départ de "Death or treat"
"Scary" le héro de l'histoire
"Death or treat" et sa ville

Scary se lance donc dans l’aventure afin de ramener Halloween en ville à travers plusieurs mondes : DarkChat, RipTok, DevilTube et Faceboo.

Welcome à "Hallowtown"
Les univers de "Death or treat"

Hey follow, like et pouce pour Scary

Un design mignon tout plein et pourtant, ce n’est pas une balade digestive qui vous attend et cela même si vous allez manger des bonbons à foison.

"Scary" au laboratoire de Storyum

À travers les quatre mondes du jeu, vous allez croiser une horde d’ennemis. Chaque monde a son rôle et son histoire :

  • DarkChat et son laboratoire de Storyum
  • RiptTok et le management de la Sorcière
  • Devil tube qui met en avant des vidéos pour la vente de cette drogue
  • Faceboo qui fait la promotion

Vous l’aurez compris, chaque monde a son rôle et les clins d’œil à notre société numérique sont nombreux. Les créateurs ont été jusqu’à nommer certains PNJ de noms que l’on connaît très bien, ce qui prête bien souvent à sourire.

Les clins d'œil dans "Death or treat"
Allusion à "Bill Gates"
Entrée de l'antre de la sorcière sur "Death or treat"

Le jeu est une petite satyre avec pour cible les réseaux sociaux et leur omniprésence dans nos vies. Sans oublier le fait que n’importe qui peut vendre n’importe quoi sur les différents réseaux, chose que Scary va déjouer en cherchant à anéantir le Storyum.

L'univers "Facebook" revus dans le jeu en Faceboo

Un Gameplay à la Roguelike

N’oubliez pas que Death or Treat est un roguelike et donc forcément, si vous connaissez ce type de jeu, vous n’aurez aucun mal à vous mettre dans le bain. Pour les novices, c’est tout simple, on trace, on kill et quand on meurt on revient en ville. Vous repartez vous battre mais, c’est là que ça change, vous n’avez pas la même chose que tout à l’heure. Et oui à chaque fois que vous mourrez, 5 zones sont générées aléatoirement pour vous emmener jusqu’au Boss du niveau. Vous aurez aussi la possibilité de choisir une capacité spéciale juste avant l’affrontement et un choix de potion mystères vendu par le Hater.

Le hater sur "Death or treat"
Les "potions" mystères

C’est assez frustrant quand on vient de finir le premier niveau et qu’on meurt dans le deuxième. Retour à la case départ et hop on refait le premier niveau. Pas de panique c’est là qu’entrent en jeu les ingrédients. Quand vous tuez un monstre vous récupérez des bonbons mais aussi des items. Chaque monstre loot un item et ces derniers vous aideront à débloquer les téléporteurs afin de ne pas avoir à tout recommencer à chaque mort. N’hésitez pas à consulter notre guide sur le site.

Mais ce n’est pas tout. Ces ingrédients vous seront aussi utiles pour remettre en état les boutiques de la ville et pouvoir acheter des armes, améliorer votre vie ou vos capacités et acheter des places d’inventaire.

La boutique détox de "Death or treat"
La boutique "d'ingredients"
Les armes sur "Death or treat"

Car oui à chaque mort, vous pouvez garder vos objets avec vous grâce à Joe Bite Them (devinez à qui on pense). Mais pour ça il faut aussi débloquer la place avec les items.

Le stock sur "Death or treat"

Une gestion d’item sera la clef

Si le but est de rouler sur les boss, cela sera possible seulement en améliorant Scary et ses armes. Attendez-vous à plusieurs heures de farming. Le jeu est faisable en deux heures car il n’est pas très long mais pour ça il faut tuer les boss sans mourir et c’est là que le temps de jeu monte. Il m’aura fallu une bonne dizaine d’heures pour réussir à faire manger ses pépins à Fackerberg.

Il m’a fallu une bonne arme et je bénis la lance Storyum qui m’a permis de jouer le Merlin de loin, mais aussi des améliorations de santé, sans quoi je n’en serais pas arrivée au bout.

Les bonbons sur "Death or treat"

Néanmoins l’amélioration de la capacité n’est pas utile, je ne l’ai presque pas utilisée vu que son temps de recharge est affreusement long et je faisais bien plus de dégâts rapidement avec mon arme. J’ai donc pu économiser mes ressources.

Bugland et pouce rouge

Si Death or Treat est une superbe aventure, je dois quand même relever des choses qui m’ont particulièrement agacée.

Bug de chargement

Entre chaque zone dans les niveaux nous avons un temps de chargement. Il est assez rapide, sauf quand il se met à planter et que malgré la tête de Scary qui tourne, nous montrant que ça charge, j’ai dû relancer le jeu dans sa totalité.

Par chance quand ça arrivait, je recommençais juste à la zone qui avait planté. Quand ça arrive une voire deux fois… bon à la limite, mais quand c’est plus il y a vraiment de quoi s’agacer.

Bug de boss

Parmi les cinq boss que j’ai croisés, il y en a un qui comporte un sacré bug et je pense avoir compris le système.

Jeff Beelzebuff le roi de Deviltube qui d’ailleurs n’est pas le plus compliqué à tuer semble ne pas apprécier qu’on l’attaque quand il marche. J’ai dû relancer le jeu parfois jusqu’à 5 fois pour qu’il disparaisse après sa mort.

Un bug de "Death or treat"

Le souci ? Lorsqu’il lance ses attaques, il n’y a rien à dire, mais quand il se contente de marcher vers vous et que vous l’agressez sans remord, la barre de vie s’écoule et… Il continue de marcher sans attaquer alors qu’il est mort et vous ne pouvez pas accéder à la suite.

Il faut donc relancer le jeu et recommencer encore et encore le combat contre lui. Un conseil : tuez-le quand il attaque…

Maniabilité compliquée

Lors de mon aventure avec Scary, j’ai souvent hurlé sur ma télévision car le bonbonnier refusait de se tourner et c’est ce qui est compliqué quand on est envahi et qu’on veut attaquer derrière mais aussi devant. Il ne suit pas assez vite le mouvement et c’est là qu’on prend des dégâts inutilement.

Si en général les bugs sont casse pied mais ne posent pas de souci dans un jeu, ceux-là peuvent nuire à votre aventure. Recommencer une zone ou un boss alors qu’on en a bavé juste avant, c’est un motif de : je rage et je désinstalle.

Mon avis sur Death or Treat

Death or Treat a été une bonne surprise pour moi. J’ai totalement adhéré à l’univers qui m’a beaucoup rappelé Medievil, l’étrange noël de Mr jack et les noces funèbres que ce soit en termes d’ambiance visuelle ou sonore.

Le fait de pouvoir choisir son arme et son pouvoir avant chaque départ de la ville peut être agaçant mais c’est aussi un plus si on veut tester plusieurs styles de combats.

Je suis tout de même déçue par les bugs car ils peuvent vraiment être handicapants et malgré la mise à jour récente, rien n’a changé pour moi. J’espère que le studio fera ce qu’il faut car ça serait dommage de passer à côté de ce jeu à cause des bugs.

C’est d’ailleurs pour ça que je ne peux pas dire que ce jeu est parfait à mes yeux malgré mon coup de cœur. J’aurais aussi aimé un bestiaire plus étendu. Les chauves-souris changent juste de couleur et les monstres sont les mêmes, ils ont juste un skin différent par niveau.

Pour conclure…

Si le jeu peut sembler simple pour les vétérans des Roguelike, il est très abordable pour des novices. Une bonne dose de patience et l’aventure se fait assez facilement dès lors qu’on a amélioré notre arme et notre personnage.

Les nombreux clins d’œil font son charme et on passe notre temps à trouver les allusions parfois même cachées sur les réseaux sociaux mais aussi sur certains films. Petit coucou aux cartons Witchy Wonka que j’adore détruire.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Direction artistique géniale

Aventure addictive

Personnage adorable

Univers rempli de clins d’œil

Humour au top

Ambiance Halloween

Combats dynamiques

Boss stratégiques

Les points négatifs

Des bugs trop importants

Manque de notifications (surtout lors des achats chez les marchands)

Bestiaire trop similaire dans les zones

Manque de réactivité dans le Gameplay

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