ACCA 13-Ku Kansatsu-Ka

ACCA 13 ou ACCA 13-Ku Kansatsu-Ka est une série d’animation japonaise ayant vu le jour en hiver 2017. Produit par le studio Madhouse, elle est diffusée en simulcast sur Wakanim. Avec un total de 12 épisodes seulement, la série a cependant obtenu un OAV (ACCA 13 : Regards) servant de “suite” au printemps 2020, mais qui n’a toujours pas été licencié en France.

Synopsis

Le royaume de Dowa possède 13 districts, tous différents et uniques les uns des autres. Pour réussir à unifier et faire régner la paix dans tout le royaume, une organisation du nom de ACCA fut créée. Un des membres du bureau d’inspection, Jean Otus, est chargé de mener l’enquête et de trouver les supercheries présentes dans les districts. Mais lorsque des rumeurs d’un coup d’état parviennent à ses oreilles, son rôle dans l’organisation prend un tout autre tournant…

ACCA 13-Ku Kansatsu-Ka

Une série centrée sur le thriller et la politique

Un coup d’État ne fait jamais plaisir, surtout lorsqu’un royaume règne dans la paix depuis maintenant une centaine d’années… Alors lorsque Jean entend que ce fameux royaume risque de sombrer dans le chaos, il accepte de s’occuper de cette affaire et de découvrir et attraper celui qui en est à l’origine. Une affaire bien plus importante que toutes celles qu’il a connues jusqu’à présent. Bien loin d’un banal trafic d’argent ou de cigarettes, sa vie se trouve en ligne de mire des malfaiteurs et la tâche ne sera pas toujours si aisée à accomplir. Entre complots et manipulations, ACCA 13 offre une vision très simpliste, voire minimaliste d’une affaire aussi farfelue. Peut-être pour éviter aux spectateurs de trop s’embrouiller les pinceaux en visionnant la série, les termes politiques ou spécifiques à l’affaire ne sont jamais bien compliqués, et ainsi nous ne perdons pas un fil de ce qui se déroule à l’écran. Tout est clair et distinct, la compréhension des événements, des tensions (qu’elles soient mêlées à l’affaire ou non) ou même des histoires qui ont causé cette rébellion sont très bien développées et décrites. C’est un bon point pour éviter de s’arracher les cheveux ou de partir dans de longues réflexions durant un épisode… Avec cette série d’animation, on visionne, on appréhende et on se surprend d’avoir anticipé (ou non) certains événements.

Une multitudes de personnages et de paysages

Le royaume étant scindé en 13 districts, il va de soi que chacun d’entre eux possède une particularité qui lui soit singulière et très spéciale. Ainsi, nous pourrons découvrir un district dans lequel tout est grand, que ce soit les personnes qui y vivent ou bien la nourriture (une simple fraise peut faire la taille de la main d’un habitant du district de Jean), un district qui n’évolue pas comme les autres, sans téléphone portable et avec des vêtements très anciens et une grande différence de classes sociales, ou encore un district où la neige ne cesse de tomber et où il fait très froid, à contrario d’un autre où la chaleur et l’exotisme sont particulièrement présents… Au fil des épisodes, nous apercevons Jean qui se déplace dans certains de ces lieux pour chercher des indices concernant ce coup d’État. Qui en est à la tête ? Qui en fait réellement partie, et pourquoi ? La réponse n’est pas si évidente, pour les spectateurs comme pour Jean. Ce dernier prend soin non seulement de visiter les différents districts mais aussi de converser avec les habitants et leurs dirigeants (ceux qui sont à la charge d’un district) pour en apprendre plus sur eux et sur leur éventuelle affiliation avec l’affaire… Tout comme les districts, les dirigeants possèdent des personnalités atypiques et en concordance avec le lieu dans lequel ils se trouvent.

Mon avis sur ACCA 13

Ce qui m’a donné envie de regarder la série est la manière dont elle est animée. J’ai adoré son côté très simple et je l’ai trouvée visuellement très belle. C’est un style qui ne correspond pas à tous les goûts, et qui peut nous faire penser à Devilman Crybaby dans un sens, même si les deux séries ne proviennent pas du même studio. Dans la même lignée, Tatami Galaxy (qui provient du même réalisateur que Devilman Crybaby, et le même studio que ACCA 13), ce genre d’animation est la preuve que l’on peut en tirer quelque chose de sublime sans pour autant en faire des tonnes, et c’est ce qui fait la beauté de certaines séries, comme ici ACCA 13. De plus, son opening très rythmé et funky est assez contradictoire avec l’histoire de la série, mais il ne manque pas de nous rester en tête et je ne pense pas l’avoir ignoré une seule fois. Il contraste beaucoup avec la série mais s’accorde pourtant parfaitement avec et, selon moi, si vous adorez l’opening, alors il est inévitable que vous adorez la série aussi.

Pour conclure…

ACCA 13 est une série d’animation japonaise sans prise de tête (du moins, seulement dans l’histoire de la série) qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout mais dont le visuel ne peut plaire à tout le monde. Les avis sont toujours assez tranchants, j’ai l’impression, beaucoup n’apprécient pas, et au contraire beaucoup d’autres l’adorent énormément. Pour ma part, je trouve que c’est une série qui vaut vraiment le détour et qui mérite d’être vue au moins une fois. Je ne me rappelle pas en avoir entendu parler à l’époque de sa sortie, mais je suis contente d’avoir pu la découvrir tout de même, et j’en garderai toujours une très bonne impression. Il me tarde désormais de pouvoir visionner l’OAV…

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